Game of thrones saison 4 épisode 8 : critique

Simon Riaux | 3 juin 2014
Simon Riaux | 3 juin 2014

Auto-proclamée Meilleure série de tous les temps, Game of thrones est indiscutablement une des plus ambitieuses et adulée de son époque. Après une troisième saison qui eut bien du mal à dynamiser ce soap opera politique de grande ampleur, la quatrième nous arrive avec pour mission de démultiplier le culte qui entoure la saga. Game of thrones saura-t-il nous tenir en haleine malgré son rythme de plus en plus languissant ?

Attention spoilers

 

Critique :

La baisse qualitative initiée depuis désormais trois épisodes est des plus spectaculaires. On vient cette semaine d'assister à un évènement qu'on craignait de voir arriver, tel un symptôme de phase terminale. Désormais pensée pour jouer le chrono (et ne pas progresser trop vite par rapport aux livres) et ne nous réveiller qu'à coups de nichons et de tripaille, la série s'est totalement vidée de son sens. Les personnages ne sont plus que des coquilles vides, Daenerys en tête, dont chaque chapitre semble joué en accéléré, les aspirations politiques sont passé au dernier plan, et avec elles, les jeux de pouvoirs qui faisaient le charme, la valeur de la série.

On se moque donc éperdument des peines de cœur, vexations et autres intrigues de cour qui occupent 90% du récit et sont encore traitées par-dessus la jambe. Pire, les rebondissements et la violence ne sont désormais plus envisagés que par le biais de scènes outrées et grandiloquentes devenues parfaitement ridicules. La mort d'Oberyn est ainsi un grand moment de rigolade, digne d'un vieux post-apo italien des familles, avec blessure à base de sauce bolognaise. Après les séquences dignes d'un soap opéra pour COTOREP diffusées la semaine dernière, on se demande bien ce qu'il restera du show à l'issue d'une quatrième saison totalement schizophrène. C'est avec stupéfaction que nous assistons à la transformation de Game of thrones en un mélange de Xénia et Spartacus. 

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