Jurassic World : Colin Trevorrow confirme les rumeurs et dévoile ses intentions

Christophe Foltzer | 30 mai 2014
Christophe Foltzer | 30 mai 2014

Finalement le site Joblo n'était pas totalement dans le faux quand il a fuité quelques éléments du synopsis de Jurassic World il y a 2 semaines.

Aujourd'hui c'est le réalisateur du film, Colin Trevorrow, qui en dit plus sur l'histoire.

"Jurassic World se déroule dans un parc totalement fictif d'Isla Nublar. Il compte plus de 20.000 visiteurs par jour et on y accède par ferry depuis le Costa Rica. Le site combine des éléments de réserve biologique, de safari, de zoo et de parc d'attraction. Il y a un luxueux complexe hôtelier avec restaurant, club, parcours de golf... Et puis il y a les dinosaures. Les vrais. Vous pouvez vous en approchez comme vous ne l'avez jamais imaginé. C'est la concrétisation du rêve de John Hammond et je pense que vous voudrez y aller."

Concernant les thématiques du film, comme on pouvait s'y attendre, Jurassic World serait un pamphlet à charge contre le libéralisme et les dérives technologiques (ce qu'était déjà le premier Jurassic Park) : 

"Le film prend place 22 ans après Jurassic Park. Quand Derek Conolly et moi nous sommes assis pour trouver l'idée du film, nous avons repensé aux 20 dernières années et discuté de ce que nous y avions vu. Deux choses nous sont apparues : L'une d'elle est que l'argent a été le moteur de nos plus grosses erreurs. S'il y a des milliards à se faire, personne ne pourra y résister, même en sachant que cela peut avoir une issue dramatique. 

L'autre est d'avoir compris que la technologie s'est tellement immiscée dans notre vie quotidienne, a redéfini la relation que l'on peut avoir avec elle, que nous sommes devenus insensibles aux miracles scientifiques qui nous entourent. Nous prenons trop de choses comme acquises. Ces deux idées allaient bien ensemble et conduisaient à une idée, une image. Et si, malgré les catastrophes précédentes, on construisait une nouvelle réserve biologique, où les dinosaures existeraient vraiment, et si le public ne s'en émerveillait pas plus que cela ? Nous avons imaginé un ado envoyant un texto à sa petite copine avec, juste derrière lui, un T-Rex derrière une vitre de protection. Pour nous, cette image capte bien la façon dont le public se comporte face aux films eux-même : 'Nous avons déjà vu des dinosaures en images de synthèse, qu'est-ce que vous avez d'autre ?'  Vous verrez notre réponse l'année prochaine."

Mais ce qui avait le plus retenu l'attention il y a 2 semaines (et pas pour les bonnes raisons), c'était bel et bien la rumeur d'une nouvelle race de dinosaures, croisement génétiques de plusieurs espèces d'animaux existants :

"Il y aura bien un nouveau dinosaure créé par les généticiens du parc. Les morceaux manquants de sa séquence génétique ont été remplis avec l'ADN d'autres espèces, un peu comme le génome complété par de l'ADN de batracien dans le premier film. La corporation voulait quelque chose de plus grand, de plus féroce, avec plus de dents. Et c'est ce qu'ils ont obtenus. 

Je sais que la perspective d'un nouveau dinosaure modifié a mis beaucoup de fans en alerte et je le comprends. Mais nous ne faisons rien que Michael Crichton n'ait pas suggéré dans ses romans. Cet animal n'est pas une aberration génétique. Il n'a pas de tête de serpent ou de tentacules de pieuvre. C'est un dinosaure, créé de la même façon que les autres, simplement les scientifiques sont allés encore plus loin."

Des propos assez rassurants au bout du compte, et passionnants sur le papier. Reste maintenant à savoir si Colin Trevorrow sera à la hauteur de ses intentions. Réponse en juin 2015. 

 

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