Antonio Banderas parle de The Expendables 3 et de Terrence Malick

Simon Riaux | 8 mai 2014
Simon Riaux | 8 mai 2014

Antonio Banderas s'est fait plaisir sur le tournage de The Expendables 3, puisqu'il a carrément réécrit son rôle afin de l'orienter plus ouvertement vers la comédie et lui éviter certains clichés. Le comédien a expliqué son intervention à Collider, ainsi que donné quelques indices sur sa participation à l'un des prochains films de Terrence Malick, au titre encore inconnu.

Le premier élément qu'Antonio Banderas a voulu transformer dans The Expendables 3 fut le nom de son personnage. « C'était Matador, et j'ai entendu ce nom tellement de fois, pour tellement de personnages différents qu'on m'a proposés... J'ai dit non. Matador, non. Il faut trouver autre chose. En espagnol, le Galgo est un chien de chasse. Un chien très rapide. Ç a sonne bien en anglais, alors ils ont accepté. »

Mais le nom de son personnage est loin d'être le seul choix du comédien, qui n'a pas hésité à largement improviser et faire de son personnage un ressort comique. « À un moment je me suis dit que j'étais allé trop loin dans la comédie. Mais j'ai vu Sly à une soirée, la veille des Oscars, et il m'a dit : « Je dois l'avouer, j'avais l'impression que tu devenais fou lorsqu'on bossait, mais maintenant que j'ai vu le résultat, je sais que ça marche ». Du coup je lui ai demandé si tout était ok, s'il ne vouait pas me tuer. Il a répondu : « Non mec, je ne vais pas te tuer ».

Comme quoi Sylvester Stallone est un type magnanime.

 

Quant au tournage du mystérieux projet de Terrence Malick, voici ce que le fringant Antonio peut nous en dire : « C'est très difficile pour moi de décrire ma participation à ce film. En premier lieu, il m'a donné un monologue de neuf pages, qui traitait des dimensions micro et macro du monde et de tout un tas de trucs. Mais je n'avais jamais expérimenté un tel sentiment de liberté absolue, pas en raison de ce que je faisais, mais grâce à sa façon de réaliser. C'était extraordinaire. Pour vous dire la vérité, je ne savais même pas si j'allais me retrouver à l'écran. Je me souviens être arrivé sur le plateau le matin, il m'a appelé et m'a dit « Antonio, je suis désolé de ne pas t'avoir envoyé de script. Tu sais pourquoi je ne t'ai pas envoyé le script »? Je lui ai répondu que non. Il a dit : « Et bien, il n'y a pas de script. On travaille comme ça vient. Je créé le film comme il vient. J'ai un personnage central et quelques idées, je le place dans différentes situations. »

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