Call of Duty - Black Ops 2, nos premières impressions

Simon Riaux | 25 juin 2012
Simon Riaux | 25 juin 2012

Il y a quelques jours, nous avons eu la chance d'être conviés au Royal Monceau, palace parisien où l'on croise peu de soldats d'élites, mais dont la salle de projection fait des merveilles, histoire de découvrir l'un des jeux les plus attendus de ces prochains mois : Call of Duty – Black Ops II. Un épisode qui n'entretiendra que peu de liens avec ses prédécesseurs,y compris celui avec lequel il partage son titre, puisque l'action se déroulera dans le futur, et ne mettra donc plus en scène les supposées missions secrètes diligentées par les États-Unis durant la Guerre Froide. À quelques personnages près, le dépaysement est donc radical.

Une orientation qui pouvait de prime abord laisser sceptique, mais pourrait finalement s'avérer salvatrice, tant elle entre en adéquation avec la mise en scène et le gameplay de la saga. On aura pesté plus d'une fois contre l'agencement hollywoodien, pour ne pas dire Michael Bayesque des scripts, l'action non-stop interdisant toute subtilité, des reproches qui ont semble-t-il été digérés par les créateurs du soft et de la campagne solo. En effet, l'arrivée massive des drônes, proto-mécas et autres artefacts technologiques (lance-grenades incorporé au poignet du joueur) font parfaitement corps avec l'esprit bigger and louder du titre. La science-fiction ne rend certes pas l'action échevelée crédible, mais elle l'installe dans un univers où elle s'avère bien plus cohérente, et ne va pas contre la suspension d'incrédulité mise à mal dans Modern Warfare 3.

On retiendra principalement de la démonstration à laquelle nous assistâmes la volonté de briser la monotonie azimutée des Call of Duty canoniques. Si les missions s'annoncent toujours aussi dirigistes et encadrées, elles sont émaillées d'évènements auxquels le joueur pourra ou non participer, intitulés Strike Force Mode. Il s'agit de missions secondaires, qui s'interrompront en cas de défaite, et influeront sur l'évolution du scénario, qui ne se présentera donc plus comme un blockbuster aux rebondissements immuables. Plus important, le gameplay sera profondément modifié lors de ces phases. Comme mentionné plus haut, un échec éjectera le joueur de la cession pour le ramener vers l'arc central de l'histoire, heureusement, nous aurons à notre disposition un panel d'options spécifiques à ce mode, histoire d'en faire baver à nos adversaires.

La stratégie et la variété seront à l'ordre du jour, puisqu'il sera à tout moment possible de contrôler n'importe quel membre de votre commando, ce qui inclut les drônes, droïdes et autres mécas, afin de remplir n'importe quel objectif, et d'atteindre tout point du champ de bataille. Les objectifs de ces missions particulières devraient également apporter une variété bienvenue au sein d'une aventure principale toujours aussi spectaculaire et bourrine. N'ayant pas eu de manette entre les mains, il est bien difficile de se rendre compte de la fluidité de l'ensemble, et du réel impact qu'auront vos choix sur la résolution de ce nouveau conflit mondial. Quoi qu'il en soit, les séquences qui nous furent révélées étaient aussi belles qu'efficaces, et paraissaient capable de mixer l'action tonitruante qui fit le succès de la franchise, avec une liberté et une stratégie qui lui faisaient cruellement défaut.

Enfin, la grande inconnue de cet épisode demeure le multijoueur, dont on se prend à fantasmer qu'à l'instar de la campagne solo, il vienne révolutionner les habitudes d'une saga à l'efficacité légendaire, mais dont le peu de variation a déjà frustré nombre de joueurs. On nous a en tout cas annoncé un mode Zombies absolument épique, qu'il nous tarde de voir tourner, et dont on ignore encore s'il se déroulera dans les arènes post-modernes qui composent la majorité des décors de Call od futy – Black Ops 2.

 

 

 

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