Les prochains Pixar et Disney en preview...

Nicolas Thys | 5 juin 2012
Nicolas Thys | 5 juin 2012

Comme depuis maintenant 12 ans, la collaboration entre Disney, Pixar et le festival d'Annecy se renforce. Cette année, ce sont Rebelle (Brave), Les Mondes de Ralph (Wreck-it Ralph) et Paperman qui sont proposés en exclusivité. Petit tour d'horizon des productions à venir :


On a vu les 30 premières minutes de Rebelle...

Le résultat : encourageant même si on peut se demander parfois si on est encore chez Pixar et pas chez Disney. La première demi heure de Rebelle, qui pose les base du film et de l'action à venir, ne montre qu'un film de princesses, l'apanage des Disney. Sauf que cette fois, elle est rousse et frisée. Evidemment, comme dans ce genre d'histoire, elle n'est pas contente quand sa mère veut la marier, elle manie les armes brillamment et elle s'enfuit en réclamant sa liberté à corps et à cris. On espère que la suite sera plus originale... Evidemment le film a été coupé au moment où la magie commençait à faire son apparition et où quelque chose allait peut-être enfin se passer.

Niveau texture, on reste dans quelque chose de classique pour le studio avec des personnages modélisé de manière plutôt lisse. Le travail du détail sur les décors et les lumières est énorme pour un rendu très réaliste. Une équipe s'est d'ailleurs déplacée en Ecosse, où se déroule l'action principale, pour prendre un grand nombre de croquis et saisir l'essence du paysage écossais. Comme le rappelle Serge Bromberg, on se situe avec cet extrait à un carrefour d'influences variées depuis Astérix à Robin des bois avec un tournoi à l'arc assez similaire...

La sortie est prévue le 22 juin aux Etats-Unis et le 1er août en France.

 

 

... les 10 premières des Mondes de Ralph...

Alors que Pixar fait dans le film de princesses à la Disney, on s'étonne de voir Disney produire un film qu'on imaginait parfaitement chez Pixar, à croire qu'ils se sont plantés de logo. Réalisé par un ancien des Simpsons, Les Mondes de Ralph parle d'un méchant de jeu vidéo d'arcade 8 bits et très pixellisé, qui en a assez d'être le bad guy. Le film s'ouvre sur une séquence amusante où Ralph, un homme aux bras disproportionnés au sommet d'un immeuble qui n'est pas sans faire penser, en moins poilu, à Donkey Kong et le héros du jeu, un réparateur de fenêtres nommé Willy, vague variation autour de Mario, dans le jeu au cours d'une partie. S'ensuit une séquence de remise en question où Ralph se retrouve dans une réunion des Bad-anon (méchants anonymes) en expliquant à Wario, un zombie, un fantôme issu de Pacman, Bower, Bison, etc... qu'il ne veut plus être le méchant ! Branle bas de combat et départ en perspective vers d'autres mondes d'autres jeux futuristes ou non. Parmi eux, une course poursuite dans un pays tout en bonbons inspiré des créations de l'architecte Antonio Gaudi et dans lesquels notre personnage va tenter de devenir un héros ! La bande-annonce sera disponible dès demain. Le film sortira sur nos écrans en décembre. Il fait plus envie que le précédent...

 

 

... et Paperman, le nouveau court métrage de chez Disney.

Il est peut-être prévu pour faire la première partie des Mondes de Ralph. A partir d'un pitch très simple, John Kahrs a réalisé un petit film splendide, l'histoire d'une rencontre entre un homme et une femme à l'aide d'avions en papier. Inspiré par un séjour à New York et des photographies de la ville, le réalisateur a voulu reproduire les effets de lumières et l'architecture des buildings d'alors. Pratiquement en noir et blanc, seul le rouge d'un rouge à lèvres ressort, le film laisse une impression visuelle excellente. On a l'impression de nager dans un univers situé au carrefour des images de synthèse et du dessin animé traditionnel, et c'est l'effet recherché. Le réalisateur a travaillé en étroite collaboration avec un dessinateur et il trouvait dommage de perdre la qualité du trait animé à la main, les courbes si spécifiques et le trait difficile à reproduire en image de synthèse. De la même façon, il voulait retrouver l'impression de stabilité et de solidité des images de synthèse. A l'aide d'un nouveau logiciel, il a développé une solution hybride : le film est d'abord travaillé comme un film en images de synthèse sur lesquelles on va ajouter les personnages dessinés, saisir le mouvement de leur corps en image de synthèse, comme un squelette et rajouter des éléments graphiques encore au-dessus. Le résultat est immédiat : on échappe au réalisme trop important des productions habituelles en 3D et jamais depuis les débuts des images de synthèse on a eu l'impression aussi forte de se retrouver dans les courts métrages des studios Disney d'antan. La main retrouve son pouvoir et l'artiste aussi.

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