The Amazing Spider-Man, preview

Simon Riaux | 7 février 2012
Simon Riaux | 7 février 2012

Ce lundi soir était présenté à la presse ainsi qu'à quelques fans triés sur le volet un montage de huit minutes de The Amazing Spider-man, de Marc Webb. Le cinéaste a la lourde tâche de mettre en boîte un des blockbusters les plus attendus (au tournant) de 2012, année particulièrement chargée en terme de grosses machines estivales. Avouons-le, c'est avec circonspection que l'on attendait l'évènement, la décision de rebooter la trilogie réalisée par Sam Raimi ayant pris nombre de cinéphages à rebrousse-poils, à commencer par nous mêmes. Si les quelques séquences qui nous ont été dévoilées ne permettront pas de trancher quant au procès en légitimité fait au projet, elles nous ont en revanche largement rassurés quant à la qualité de l'ensemble.

 


Première évidence, Andrew Garfield est Spider-man. En une poignée de secondes, l'Eduardo Severin du Social Network impose sa silhouette et sa voix, jusque derrière le masque de l'homme araignée, qui retrouve ici une verve adolescente qui lui faisait cruellement défaut sur grand écran. Pour un peu, on passerait même sur sa dégaine de lycéen trentenaire, ainsi que celle d'Emma Stone, que même les phobiques de la blondeur finiront par trouver ravissante. L'antagoniste de Spider-man n'a rien d'un distributeur de bonbons PEZ, et tout du reptile menaçant. Agile et puissant recouvert d'écailles, trouble et secret sous forme humaine le lézard interprété par Rhys Ifans pourrait bien s'avérer un adversaire mémorable.

Ce sneak peek contenait plusieurs extraits de passages intensément spectaculaires, sans aucune trace de la vue subjective tant décriée, qui clôturait le premier trailer disponible sur la toile. L'arrestation haute en couleurs d'un voleur de voitures, la chute vertigineuse de notre héros menacé par une antenne radio de plusieurs tonnes, une petite séance de jonglage avec voiture sur pont suspendu ou encore une baston express avec des forces de l'ordre envahissantes, Spider-man aura visiblement fort à faire.

 


Nous avons eu également un aperçu de séquences au potentiel iconique certain, notamment la fabrication de l'arsenal du tisseur, ainsi que quelques précisions notables sur l'orientation du scénario. Tante May et l'Oncle Ben devraient être très présents à en juger par l'importance donnée à Martin Sheen lors de cette présentation. Une orientation logique puisqu'il ne sera question du clan Osbourne et de ses bouffonneries, mais du passé du paternel Parker, et de ses liens avec le docteur Curt Connors, alias Le Lézard...

Une bande-annonce exclusive, composée des plans présents dans ce montage nous fut également présentée, en 3D. Hélas, si ce trailer avait de quoi donner la bave aux lèvres, il souffrait d'une conversion hasardeuse, qui piquait un peu les yeux. On espère que le film sera mieux traité, car en l'état, la deuxième dimension faisait plus qu'honneur à l'homme-araignée, y compris lors des passages d'action, d'une belle ampleur.

Au final, cette présentation de The Amazing Spider-man aura eu un mérite évident, celui d'apaiser la plupart des craintes qui pesaient sur le film, et de rendre ce dernier identifiable comme une œuvre distincte, bien décidée à trancher radicalement avec le sillon creusé avec talent par Sam Raimi il y a maintenant une décade. Voilà qui ne devrait pas ramener vers Marc Webb tout ceux que l'idée même d'une relecture défrise, mais saura au moins les rassurer quant au sérieux de l'entreprise.

 

 

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