Cannes 2011 : Compte-rendu jour 8, polémique nazi et 3D pourrie

Stéphane Argentin | 19 mai 2011
Stéphane Argentin | 19 mai 2011

Loin de s'essouffler, la 64e édition du Festival de Cannes en a encore méchamment sous le pied pour son 8e jour. Jugez plutôt : Lars Von Trier, Takeshi Miike et le très attendu La Conquête de Xavier Durringer (lire la critique), chronique de la course à la présidence de Nicolas Sarkozy. Si elle fait l'impasse sur certains faits et/ou personnages, cette satire mordante n'en demeure pas moins une jolie réussite et aura eut le mérite de nous faire oublier le « morceau », difficile à avaler, de la matinée. Soit le Melancholia de Lars Von Trier (lire la critique), long-métrage qui donne méchamment envie de se mettre au choix du Michael Bay ou du Roland Emmerich en intraveineuse. C'est dire ! In fine, si le film s'oublie presque aussi vite qu'il se voit, ce seront les propos tenus par le cinéaste au cours de la conférence de presse à propos d'Adolf Hitler qui auront surtout fait jazzer, bien davantage que le film. Quelques heures plus tard, Lars Von Trier présentera ses excuses. Mais que fait Jack Bauer ?

 


La fin de journée nous conduit à nouveau au pays du Soleil Levant avec le Hara-Kiri de Takeshi Miike (lire la critique), soit un film de samouraïs à la posture certes très classique mais néanmoins magnifiquement exécuté et porté par une grande puissance dramaturgique. Pour l'anecdote, il s'agit là du tout premier long-métrage 3D en compétition officielle à Cannes même si le résultat est loin d'être une franche réussite, la faute une fois de plus à ces fichues lunettes qui assombrissent l'image. Et lorsque les 3/4 du film se déroulent en très basse luminosité, c'est sûr, ça n'aide pas vraiment !

Dans l'entrefaite, un autre long-métrage, présenté cette fois hors compétition, nous aura joliment scotché à notre fauteuil : Dias de Gracias. Réalisé par un certain Everardo Gout, ce premier film mexicain (en réalité une coprod franco-mexicaine) fait preuve de qualités esthétiques indéniables pour illustrer un scénario qui tient excellemment bien la route. Un nom à retenir donc que celui de ce réalisateur qui risque fort de faire à nouveau parler de lui dans les années à venir...

 

 

 

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