Cannes 2010 : Compte-rendu jour 4

Stéphane Argentin | 16 mai 2010
Stéphane Argentin | 16 mai 2010

Ou la journée marathon de Stf qui a excellemment bien commencé dès la désormais traditionnelle projo de presse matinale, avec le Mike Leigh, Another year, première vraie petite perle de la compet qui enthousiasme la salle toute entière. Le festival est certes loin d'être terminé mais ce serait bien le diable si ce film ne raflait pas un prix, ne serait-ce que celui d'interprétation pour Lesley Manville. À peine le temps de souffler qu'il faut déjà retourner faire la queue pour You will meet a tall dark stranger, le Woody Allen annuel en mode « pépère et sans véritable éclat ». Même si de nombreux éclats, de rires cette fois, seront de mise dans l'assistance au cours de la projo.

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Le reste de la journée sera celle d'un seul homme : Stf qui enchainera pas moins de trois films dans l'après-midi (ingurgitant une fois encore un sandwich à l'arrache entre deux séances). Tout d'abord deux longs-métrages dans la section Un Certain Regard. Le premier, Les Amours imaginaires, est un gigantesque vidéoclip pseudo-sentimental dont l'intérêt s'avère très vite limitée. La salle applaudit à tout rompre, sans doute aveuglée par la poudre aux yeux que l'homme orchestre Xavier Doland (scénariste / réalisateur / interprète / décorateur / costumier) leur aura jeté à la figure durant 100 minutes. Merci en tous les cas aux sous-titres anglais sans quoi votre humble serviteur n'aurait pas pipé la moitié du jargon en québécois s'il vous plaît. Le second, Unter dir die Stadt (The City below en anglais), long-métrage allemand (pour ceux qui ne l'aurait pas deviné au titre), est encore plus vain que son prédécesseur de l'après-midi tant le résultat, neurasthénique au possible, aura même droit à quelques sifflets à l'issue de la projo. Question annexe de la part du rédacteur : si quelqu'un dans la salle a capté quelques choses à la séquence finale, merci de venir éclairer ma lanterne... On termine un peu mieux avec le deuxième film en compétition de la journée, Un homme qui crie, long-métrage sur le conflit tchadien qui aborde son sujet avec une certaine justesse mais ressemble davantage à un doigt accusateur tendu en direction du spectateur passif qu'à une véritable fiction.

Et les deux autres comparses dans tout ça ? Et bien ils seront parvenus à découvrir une Meute dont tout le barnum autour de son interdiction de projection sur la plage de la Croisette ne se justifiait pas vraiment au regard du résultat final plutôt pauvre en hémoglobine et autres scènes chocs. Fidèle à son petit marché quotidien, Lolo se sera fait jeter de Nude nuns with big guns (littéralement « Les nonnes à poil avec de gros flingues », tout un programme !) avant de se rabattre sur Happythankyoumoreplease, le premier long-métrage réalisé par Josh Radnor (le Tedd de How I met your mother).

Quant à Sandy. Et bien après La Meute, c'était soirée farniente en bonnes compagnies autour de la meilleure pizza de la ville pour ensuite se jeter à corps perdues dans la soirée WildBunch. Y'a pas à dire, le Festival de Cannes, c'est vraiment pas une sinécure...

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