Michael Biehn, c'est pas Cameron !

Laurent Pécha | 13 mai 2010
Laurent Pécha | 13 mai 2010

Cannes, c'est aussi et surtout pour l'auteur des ces lignes, le marché du film. L'occasion de découvrir des pépites qui feront bientôt l'événement ou au contraire des nanars absolus qui auront bien du mal à se frayer ne serait-ce qu'un chemin vers la vidéo.

Alors quand on a l'occasion de découvrir le premier film de Michael Biehn, le fidèle acteur de James Cameron, on n'hésite pas et on fonce. On est d'ailleurs en bonne compagnie puisque parmi les 20 valeureux spectateurs, on retrouve deux membres éminents de la Mad team (JBH et RS). 

On se dit surtout que le père Biehn, il a du en apprendre pas mal sur la manière de filmer et raconter une histoire au côté du roi du monde et que le fait de tourner cela à Hong Kong, ça allait donner un actionner bourré d'adrénaline. Ben pas du tout du tout. The Blood Bond et sa chasse au donneur de sang, c'est du nanar absolu. Du truc que l'on voit que très, très rarement.  

Incroyablement fauché, disposant d'une post synchronisation que tout amateur n'oserait même pas proposer, massacrant nos oreilles avec une musique qui serait refuser dans tout ascenseur qui se respecte, offrant des (rares) combats à la mollesse inouïe, des dialogues au-delà de l'indigence, une mise en scène, ah non désolé pas de mise en scène du tout, juste des plans qui se suivent comme ils peuvent, The Blood Bond n'offre qu'une seule alternative à la fuite immédiate : la moquerie et le rire.

 

Michael, on t'aimera éternellement mais là, pour le coup, tu nous as filé un sacré blues. Bon d'accord, quelques grands moments de poilade aussi en se remémorant ce gunfight final dans l'hôpital à rendre jaloux le John Woo de A toute épreuve.

 


 

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