Le téléchargement illégal aurait augmenté depuis Hadopi

Eric Provot | 9 mars 2010
Eric Provot | 9 mars 2010

La loi Hadopi n'a pas l'effet escompté. C'est même plutôt l'inverse. « Le nombre de pirates aurait augmenté de 3% entre septembre et décembre, soit trois mois après l'adoption de la loi Hadopi II », d'après une étude de l'université Rennes 1 révélée par le journal Les Echos. Cette étude ne s'arrête pas la. Selon elle, « à peine 15% des internautes qui utilisaient les réseaux "peer to peer" avant l'adoption de la loi Hadopi ont définitivement cessé de le faire ». Le Peer-to-peer, c'est un réseau qui permet de partager de la musique ou des films, par exemple, entre internautes par le biais de logiciels prévus à cet effet.

Et encore, de nouvelles techniques qui ne peuvent pas être repérées par Hadopi remplacent le peer-to-peer : le streaming (visionnage direct) et le téléchargement direct. Avec ces techniques « plus de 3 millions d'internautes passeraient donc au travers des mailles du filet tandis que la loi ne ciblerait, elle, "que" 2,7 millions de Français », affirme le quotidien.

D'autre part, la loi pourrait se retourner contre les ayants-droits qui voulaient cette loi Hadopi. Couper les lignes internet des pirates Peer-to-peer pourrait réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. En effet, le pirate numérique a une double identité. Il est également acheteur numérique. Et si la loi Hadopi venait à couvrir tout les types de piratages, la moitié de ce marché s'envolerait en fumée. « L'étude pourrait contribuer à tempérer les attentes des ayants droit quant à la loi Hadopi », concluent Les Echos.

 


 

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