Berlin 2010 - Jour 1

Laurent Pécha | 13 février 2010
Laurent Pécha | 13 février 2010

Previously on... Ecran Large à la Berlinale 2010 !

 

Samedi 13 février (il y est, pour de vrai !)

Enfin, Ecran Large est à Berlin pour sa première couverture du festival. Et comme toute première fois, l'excitation est à son comble mais le résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances. Comme souvent, c'est aussi en grande partie de notre faute. Autant Venise, je maîtrise après quatre séjours dans la cité lacustre, mais la Berlinale, c'est une toute autre histoire. Et on n'est pas aidé. A commencer par notre appart censé être à côté des festivités avec une connexion Internet et qui se retrouve être a l'autre bout de la ville dans un quartier que l'on qualifiera de coloré... et qui n'offre... aucun accès au net. Donc dimanche, c'est opération déménagement pour Gianfranco - photographe aux abonnés absents depuis qu'il s'est juré de shooter Leo et Martin.

 

Samedi matin, après avoir donc trouvé notre nouveau logement, c'est direction l'Hotel Hyatt pour récupérer badge, programme et voir ce que l'on va pouvoir couvrir. Et là, je découvre un système parfaitement huilé qui ne laisse pas de place aux retardataires. Quand tu rates une projo matinale réservée à la presse, tu es mort ou condamné à courir après des tickets qui t'amène à l'autre bout de la ville - bon, ok, j'exagère, à deux stations de métro - pour avoir l'ultime possibilité de découvrir le film manqué. Vérification avec le Polanski, The Ghost Writer, sold out de partout. Je laisse tomber Scorsese et Leo - je ne vais pas revoir le plus mauvais Marty a mes yeux sous prétexte que c'est le film que je peux voir avec mon badge - pour tenter de pénétrer le magnifique théâtre, Friedrichstadtpalast, et voir ce que Vincent vous résume joliment dans sa chronique en une du site. Soit le retour aux affaires de Polanski dans un faux thriller bourré d'ironie auquel la salle comble a réservé un accueil extrêmement chaleureux.

 

Apres cette première projection réussie, j'enchaîne avec My name is Khan, film Bollywood distribué par la Fox et tourné quasi intégralement sur le sol américain. On y retrouve deux des plus grandes stars du cinéma indien, Shahrukh Khan et Kajol. Mais ici, point de chanson et de numéros de danse hallucinants. Devant une salle en ébullition - la moitié de fans totalement acquis à la cause de leur Khan -, My Name is Khan prend tous les risques du méga mélo qui fait rire pour dénoncer une société américaine traumatisé par le 11-Septembre et ou être musulman représente le pire des dangers. Durant 165 minutes, Karan Johar ne recule devant rien pour asséner son message humaniste - il n y a que deux sortes de personnes sur terre, les gens qui font le bien et ceux qui font le mal - et le bougre y parvient malgré quelques écueils et longueurs. Il faut dire que son fidèle Shahrurk, en autiste bien décide à rencontrer le président des USA pour lui dire « Mon nom est Khan et je ne suis pas un terroriste », en fait des tonnes avec une finesse étonnante. Et Kajol de se montrer aussi belle qu'émouvante dans le rôle de la mère meurtrie à jamais par un drame horrible. A la fin de la projection, après beaucoup de rires et des réactions exacerbées - le final avec Obama est pour le moins casse-gueule -, la salle ne fait pas dans la demi-mesure et réserve de très longs applaudissements tout en restant jusqu a la fin du générique. Un signe qui ne trompe jamais... 

 

Et voila, première journée a la Berlinale achevée...enfin presque, car je retourne dans le froid  - plus supportable qu'à Paris au passage - pour aller voir une vraie curiosité, Henri IV avec Julien Boissellier dans le rôle-titre. Puisque cela dure 155 minutes, vous saurez demain ce que j'en pense.

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