Une année, un film : Les oeuvres qui ont marqué Rémi Bezançon (14)

Thomas Messias | 22 janvier 2009
Thomas Messias | 22 janvier 2009
Le 23 juillet 2008 est sorti Le premier jour du reste de ta vie, un film auquel on tient énormément à la rédaction d'Ecran Large (lire notre critique pour le moins dithyrambique ici). Pour mettre en avant notre énorme coup de cœur de l'année, on a décidé de donner la parole à son auteur. Tout juste âgé de 37 ans (voire 12 ans ½ quand on écoute son actrice Zabou Breitman en parler), Rémi Bezançon est un cinéaste qui aime et connaît le cinéma n'hésitant jamais à faire directement référence aux films qui l'ont marqué comme ce fut le cas dans Ma vie en l'air et encore plus dans son nouveau film.

 

On l'a donc soumis à un jeu pour le moins atroce : choisir un (et seulement un) film phare par année de sa vie et nous raconter pourquoi ce dernier a marqué sa vie de cinéphile (pour ce jeu, on tient compte de la sortie du film en salles françaises).


Jusqu'à la sortie du film, on vous propose tous les jours ses choix. En espérant que cela vous donne envie d'aller voir le sien...

 

 

 

1997
 
 
 

De beaux lendemains (Atom Egoyan)

 

  

   

Un père qui pose la pointe de son couteau à quelques centimètres de la gorge de sa fille de trois ans, prêt à lui faire une trachéotomie parce qu’elle a été piquée par une veuve noire… une image qui reste imprimée dans le cerveau longtemps après que la lumière se se soit rallumée. Passionné de littérature américaine et grand admirateur de Russel Banks, j’avais été un peu déçu par l’adaptation de son chez d’œuvre Affliction par Paul Schrader. Même s’il avait pas mal de qualités, le film n’arrivait pas à la hauteur du bouquin. Avec De beaux lendemains, Atom Egoyan se rapproche plus de l’univers sombre de Banks et réussit le pari de filmer la souffrance avec poésie et pudeur, donnant à cette œuvre un aspect unique préservé à jamais des outrages du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1998

 

 

Le dîner de cons (Francis Veber)

 

 

J’ai longuement hésité entre l’énormissime Starship Troopers de Verhoeven, injustement décrié à sa sortie (Ah Denise Richards pilotant un vaisseau galactique de cent trente mille tonnes en efleurant le manche à balais d'un délicat mouvement de ses longs doigts manucurés…) et le délirant Mary à tout prix des frères Farrelly, qui mine de rien renouvelaient avec ce film la comédie made in USA. Mais en cette année footballistique je leur ai préféré à tous les deux une comédie bien de chez nous : Le dîner de cons. A cours d’idée, Veber adapte sa pièce de théâtre du même nom pour notre plus grand plaisir et offre à Jacques Villeret - comédien monstrueusement talentueux - son meilleur rôle. Donnant au personnage de Pignon ses lettres de noblesse, Villeret rend quasiment culte chacune de ses répliques. Alors oui Lhermitte et Huster sont à chier et oui la mise en scène est inexistante. Mais ce sont les fabuleux dialogues de Veber qu'on retient, et ils sont eux, à placer tout la haut juste à côté des plus grands génies comiques du cinéma. Champion du monde !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait de Rémi Bezançon
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