Une année, un film : Les oeuvres qui ont marqué Rémi Bezançon (6)

Jean-Noël Nicolau | 9 juillet 2008
Jean-Noël Nicolau | 9 juillet 2008

Le 23 juillet 2008 sort Le premier jour du reste de ta vie, un film auquel on tient énormément à la rédaction d'Ecran Large (lire notre critique pour le moins dithyrambique ici). Pour mettre en avant notre énorme coup de cœur de l'année, on a décidé de donner la parole à son auteur. Tout juste âgé de 37 ans (voire 12 ans ½ quand on écoute son actrice Zabou Breitman en parler), Rémi Bezançon est un cinéaste qui aime et connaît le cinéma n'hésitant jamais à faire directement référence aux films qui l'ont marqué comme ce fut le cas dans Ma vie en l'air et encore plus dans son nouveau film.

 

On l'a donc soumis à un jeu pour le moins atroce : choisir un (et seulement un) film phare par année de sa vie et nous raconter pourquoi ce dernier a marqué sa vie de cinéphile (pour ce jeu, on tient compte de la sortie du film en salles françaises).


Jusqu'à la sortie du film, on vous propose tous les jours ses choix. En espérant que cela vous donne envie d'aller voir le sien...

 

 

 

1981
 
 
 

La Porte du paradis (Michael Cimino)

 

  

 

 

Construit sur un schéma similaire au démentiel Voyage au bout de l'enfer, La Porte du paradis est hélas surtout connu pour avoir coulé United Artist et entraîné la chute d'un des plus grands réalisateurs américains, Michael Cimino qui, en dehors du très bon L'Année du dragon, ne marquera plus jamais le cinéma de son immense talent. La dernière scène du film est archi prophétique quand après ces quelques jours d'aventures intenses, Kris Kristofferson retourne à une vie ennuyeuse, plus proche de ses origines sociales, on ne peut s'empêcher de penser à l'ami Cimino qui après avoir réalisé ses deux chef-d'œuvres s'est éteint à jamais. So long Michael.

 

 

 

 

 

 

1982

 

 

Blade Runner (Ridley Scott)

 

 

 

 

La question existentielle qui nous vient à l'esprit en pensant à Blade Runner de Ridley Scott (seulement trois ans après Alien, respect) est la suivante : Deckard est-il lui même un des répliquant qu'il doit éradiquer ? En visionnant la version longue « director's cut » on découvre quelques indices supplémentaires qui nous poussent à répondre oui ; mais combien de débats enflammés sur le sujet... Would you like to know more ? A la toute fin du film quand Deckard et Rachael s'échappent dans les montagnes, les plans aériens proviennent de rushes non-exploités du Shining de Kubrick. Fait quasi unique dans l'histoire du cinéma !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait de Rémi Bezançon
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