Déborah Kerr n'est plus

Nicolas Thys | 19 octobre 2007
Nicolas Thys | 19 octobre 2007

Déborah Kerr, l'élégante rousse britannique qui illumina de sa présence deux des plus beaux films de Michael Powell et Emeric Pressburger, Colonel Blimp et le Narcisse Noir, s'est éteinte jeudi dans la journée. Elle souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années.

 

Fille de militaire, née en Ecosse en 1921, elle commence par une carrière théâtrale et radiophonique, aidée par sa tante. Elle s'impose très vite dans le cinéma anglais de l'époque, assez pauvre à quelques exceptions près, qu'elle quitte dès la fin de la seconde guerre mondiale pour rejoindre Hollywood.

 

   

Elle ne mettra pas longtemps à imposer sa silhouette gracieuse tournant dès ses débuts avec les stars les plus importantes, de Clark Gable à Spencer Tracy. Elle obtient sa première nomination aux Oscars pour son rôle dans Edward, my son de Cukor en 1949. Son premier gros succès international arrive l'année d'après avec Les mines du roi Salomon. Suivent alors Quo Vadis et Le Prisonnier de Zenda qui ne font que confirmer son statut et l'imposer auprès des studios.

 

Les années suivantes lui apportent deux autres nominations aux Oscars pour des rôles passés aujourd'hui à la postérité, celui de la maîtresse de Burt Lancaster, son partenaire dans 5 films, dans Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinneman et celui de la préceptrice du roi dans Le Roi et moi aux côtés de Yul Brynner. Elle joue ensuite pour les plus importants cinéastes de l'époque : Minelli, Preminger, Huston ou encore Leo McCarey dans le sublime remake Elle et lui avec Cary Grant.

   


 
A la fin des années 50 et durant la décennie suivante, période difficile pour les studios hollywoodiens, elle ne cessera de voyager entre l'Angleterre et les Etats-Unis. On retiendra principalement son rôle dans le film d'épouvante Les Innocents de Jack Clayton, l'un des plus importants films britanniques de l'époque et sa prestation dans La Nuit de l'Iguane de John Huston, son dernier grand film. Elle tourne ensuite de moins en moins et disparaît littéralement après 1969 et L'Arrangement d'Elia Kazan avant de faire un rapide come back au début des années 80. En 1994, après 6 nominations, sans rien à la clé, elle se vît remettre un Oscar d'honneur bien mérité.

   

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