Bruce Willis dans Second Life

Julien Dury | 15 mai 2007
Julien Dury | 15 mai 2007

Les otakus cloîtrés à domicile sont-ils un nouveau cœur de cible ? Toujours est-il qu'on ne compte plus les initiatives marketing prenant le monde virtuel de Second Life comme cadre. Bien sûr on peut avoir du mal à comprendre les gens qui s'amusent à se promener dans un univers mal modélisé au lieu de passer le pas de leur porte, mais ce n'est pas une raison suffisante pour renoncer à les atteindre. Ainsi en va t-il de différents événements dont l'unique rapport est de concerner le cinéma.

 

 

 

 

Les moins informés de nos lecteurs savent tout de même que le Festival de Cannes démarre ce mercredi 16 mai. Pour les moins privilégiés qui n'auront pas la chance de se promener sur place, Second Life recrée une Croisette toute numérique où l'internaute oisif pourra rencontrer les avatars de Steven Spielberg ou Woody Allen. Dans un autre genre, la promotion de Live free or die hard a la délicate attention de proposer une rencontre virtuelle avec Bruce Willis le premier juin. Le comédien répondra verbalement aux questions de ses fans qui seront même guidés par un expert du terrain, en cas de méconnaissance du logiciel. Reste que toute chose se gagne, et que seuls les heureux lauréats d'un quizz consacré à la saga auront droit à bavarder avec leur idôle.

 

Cliquez sur l'image pour tenter votre chance. 

 

 

 

 

C'est donc un nouveau domaine qui s'ouvre sur Second Life après les secousses de la campagne présidentielle française. Les quatre grands candidats y avaient installé leur quartiers généraux respectifs. Si le Front National a été le premier sur la brêche, il a également essuyé les plâtres de la réactivité des internautes. Huit jours plus tard, des manifestations virtuelles comparant Jean-Marie Le Pen à Adolf Hitler circulaient au sein du jeu. On ne s'étonnera pas non plus que Segolène Royal et sa vision plus ou moins gadget de la démocratie aient immédiatement suivi. Quant à l'île Sarkozy créée sans conviction par Loïc Le Meur, ponte de la blogosphère et ami du président, elle a principalement servi à fêter la victoire du 6 mai. On ne parle pas du secteur Bayrou car logiquement, rien ne s'y est jamais passé. Moins amusant, la police allemande a récemment découvert que des utilisateurs se servaient d'avatars d'enfants pour assouvir leurs fantasmes pédophiles tout en échangeant des fichiers porno entre eux. Décidément, il est temps de mettre le nez dehors... 

 

Source : Coming Soon

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