Borat embarasse George Bush

Didier Verdurand | 16 septembre 2006
Didier Verdurand | 16 septembre 2006

Borat ne sort qu'en novembre aux États-Unis mais la CIA ou le FBI a déjà dû alerter la Maison Blanche : leur relation avec le Kazakhstan pourrait tourner au vinaigre. Dans cette hilarante comédie, les deux pays en prennent pour leur grade et les gags teintés de racisme primaire risquent de mécontenter certains Kazakhs. D'après le quotidien anglais Daily Mail, George Bush devrait rencontrer Nursultan Nazarbayev, le président du Kazakhstan, pour aborder ce sujet épineux.


Tout a commencé en novembre 2005 à Lisbonne lors d'une remise des MTV Europe Music awards. Sacha Baron Cohen (Ali G) était monté sur scène en interprétant Borat, un reporter kazakh. Le ministre des Affaires étrangères Yerzhan Ashykbayev n'avait pas du tout apprécié la performance de Cohen, la trouvant « inacceptable » et avait menacé de poursuites judiciaires. Sacha Baron Cohen, déguisé en Borat, avait répondu via une vidéo : « Je déclare n'avoir aucun rapport avec Mr. Cohen et soutiens totalement la décision de mon gouvernement de poursuivre ce Juif. Depuis les réformes de 2003, le Kazakhstan est aussi civilisé que n'importe quel autre pays au monde. Les femmes peuvent désormais prendre le bus, les homosexuels n'ont plus à porter des chapeaux bleus et la majorité sexuelle a été élevée à 8 ans. » Le gouvernement a répliqué en achetant 4 pages de publicité dans le New York Times pour vanter entre autres le système éducatif du pays. Si Borat cartonne au cinéma, ce qui n'est pas impossible vu les premières réactions dans les salles, l'affaire pourrait dégénérer.

Roman Vassilenko, un porte-parole de l'ambassade du Kazakhstan, a déclaré : « Le gouvernement a exprimé son mécontentement à propos de l'image de son pays à travers Borat. Notre opinion sur ce personnage n'a pas changé. Nous comprenons que le film expose l'hypocrisie qui existe aux États-Unis comme en Angleterre et que Mr. Cohen ait la liberté d'expression. Nursultan Nazarbayev a accepté une invitation de George Bush pour aider à reconstruire les relations entre nos pays. Je ne peux pas parler au nom de mon président, je ne le fais qu'au nom du gouvernement, mais je ne pense certainement pas que nos présidents vont s'échanger des blagues sur le film. Nous voulons juste que les américains sachent que notre peuple n'est pas comme celui décrit dans Borat. »

Source : Daily Mail

Tout savoir sur Borat : Leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan

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