James Cameron parle d’Avatar

Zorg | 11 juillet 2006
Zorg | 11 juillet 2006

Enfin ! Big Jim commence enfin à lâcher un peu le morceau concernant son « Project 880 ». Dans une longue interview accordée au Hollywood Reporter, James Cameron a révélé, entre autres choses, qu'il comptait commencer à tourner son nouveau film, avec des acteurs inconnus, en studios à Los Angeles à partir du mois de février.

Avatar suivra donc les aventures de Jake, un vétéran de guerre paraplégique, qui est transporté sur une autre planète, Pandora, habitée par les Na'vi, une race extra-terrestre humanoïde avec sa propre culture et son propre langage. Les Terriens se trouvent alors confrontés les uns aux autres et à la culture locale, alors qu'une guerre intergalactique est sur le point d'éclater.

« Croyez le ou non, mais les prises de vues réelles sont une toute petite part du film » a déclaré Cameron. « C'est un très, très gros projet, pour lequel le tournage dure environ un mois et demi, ce qui n'est pas grand-chose. C'est juste qu'il y a énormément d'images de synthèses, et les effets visuels sont un gros composant. La capture de performances en est une bonne partie. Nous utiliserons différentes techniques, mais l'idée générale reste la même ».

Le réalisateur insiste lourdement sur les différences qu'il y a entre sa version de la capture de mouvements, qui se fait en temps réel, et celle qui est généralement utilisée dans l'industrie cinématographique, qui se base essentiellement sur de profondes modifications en post-production de mouvements préenregistrés : « Avec la capture de performances, vous captez exactement ce qu'un acteur fait et vous le transposez à l'intérieur d'un personnage numérique sans l'aide d'animateurs. Ce n'est donc pas une performance par un tiers, mais par le comédien. Je suis extrêmement rigoureux là-dessus, et je voulais mettre au point un processus de capture qui favorise le réalisateur. Nous travaillons sur ce sujet depuis août de l'an dernier, et nous sommes enfin prêts. »

Le premier film à avoir profité de la capture de performances est Le Pôle Express, de Robert Zemeckis, qui a lui aussi une longue habitude en matière d'innovations technologiques. Cameron devrait aussi s'en servir pour son autre projet, Battle Angel Alita (Gunnm). Voir l'article Wikipedia (en anglais), pour plus de détails.

Avec ces nouvelles technologiques enfin à sa disposition, Cameron tourne désormais son attention sur le choix des comédiens : « Nous sommes très actifs en ce moment en termes de casting », reconnaît-il. « Nous ne nous intéressons à personne, nous nous intéressons à tout le monde. Bon nombre de personnages peuvent être castés à partir de ce pool de jeunes talents. Nous n'aurons pas de noms connus – du moins ils ne le seront plus après la sortie du film, espérons. »

Le réalisateur, célèbre pour son perfectionnisme presque maladif, déclare aussi qu'il préfère de loin découvrir de nouveaux talents plutôt que de se reposer sur le faible nombre de stars reconnues : « C'est tellement plus excitant de découvrir des gens qui sont tout à fait mûrs pour percer, de voir ce qu'ils ont en eux, et de les pousser au niveau suivant. C'est en tout cas plus excitant, je trouve, que de faire monter Tom Cruise, John Travolta, ou qui que ce soit d'autre à bord du train. Ce sont de grands acteurs, je les connais, mais ça ne m'intéresse pas autant. »

Cependant, le papa de Terminator ne ferme pas totalement la porte à une célébrité ou deux : « Il y a quoi, 10, 15 stars vraiment banquables ? Il y a tellement plus de films que ça, il doit y avoir un autre moyen pour en faire. On aura peut être une star dans Avatar, mais ce n'est pas du tout une obligation. »

James Cameron plaisante par ailleurs au sujet de la nouvelle caméra HD numérique 3-D qu'il a développé depuis six ans avec Vince Pace. Ce dernier, qui sera directeur de la photo sur Avatar, est un ingénieur, collaborateur de longue date de Cameron. Il a grandement participé aux prises de vues sous-marines lors des plongées sur l'épave du Titanic pour le film Ghost of the Abyss, ainsi qu'à celles pour Aliens of the Deep. Il a travaillé depuis lors avec Cameron au développement de son nouveau jouet : « Vince et moi avons travaillé sur ce système depuis 2000, et l'ironie avec cette caméra c'est qu'elle a été développée pour moi. Mais je suis allé me balader, j'ai fait les films exploratoires en 3D. On a vraiment cravaché pour la mettre au point, on l'a fiabilisée, améliorée, repensée, et au final, d'autres personnes s'en servent avant moi. Ce qui est bien ceci dit, ça me plaît. »

Quatre caméras 3-D HD Cameron/Pace sont en cours d'utilisation actuellement. Trois sont utilisées par Eric Brevig pour son Voyage 3-D pour New Line Cinema, et la dernière est utilisée en Afrique du Sud pour un film IMAX, Ocean Frenzy. Cameron sera le prochain à s'en servir, mais pour une fiction, pas un documentaire. Eric Brevig a été superviseur des effets visuels sur de très nombreux films (The Island, Le jour d'après, Abyss, Total Recall, Men In Black), ainsi que réalisateur de seconde unité sur certains long métrages déjà cités (filmo complète sur IMDb).

Même si la sortie d'Avatar n'est prévue que pour l'été 2008, il faut commencer à se préparer psychologiquement dès maintenant au choc que ce film pourrait bien causer. Après neuf années d'absence depuis Titanic, James « I'm the King of the World » Cameron compte bien marquer l'histoire du cinéma en repoussant les limites technologiques et faire entrer le Septième Art dans une nouvelle ère, celle de la 3D.

Source : The Hollywood Reporter

Tout savoir sur Avatar

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