Megalodon, la nouvelle terreur aquatique

Laurent Pécha | 25 octobre 2004
Laurent Pécha | 25 octobre 2004

Les amateurs de gros films de monstres bien bourrins vont avoir de quoi se réjouir dans quelques temps (toutefois sûrement pas avant 2006), puisque le best-seller de Steven Alten, Megalodon (Meg, en anglais), va enfin être adapté au cinéma. Enfin, car cela fait plusieurs années que le projet traîne un peu partout à Hollywood, à tel point que l'auteur avait lancé une pétition sur son site, cherchant à démontrer aux décideurs d'Hollywood que son roman méritait les honneurs d'une adaptation cinématographique.


Visiblement, cela a porté ses fruits (65 753 signatures entre juin et septembre 2002, dont l'auteur de ces lignes), puisque le projet est annoncé sous la houlette d'un trio de producteurs qui a fier allure, Guillermo del Toro, Lawrence Gordon et Lloyd Levin (la Hellboy Team). Voir les aventures de cet énorme requin préhistorique (à côté, le Bruce de Jaws, c'est un petit têtard inoffensif) bénéficier de capitaux conséquents ne peut que nous réjouir. En effet, on a ainsi presque la certitude d'échapper aux productions cheap à base d'effets spéciaux foireux bricolés sur un pauvre ordi – Shark attack 3 : Megalodon, Shark hunter, ou encore plus récemment Megalodon, qui ont tous spéculé sur le succès du livre d'Alten.

Seulement voilà, il y a une sacrée ombre au tableau des réjouissances : le nom du réalisateur choisi pour mettre en scène les attaques du monstre aquatique. C'est Jan de Bont qui s'y colle, et au vu de ses derniers « exploits » (Tomb Raider 2, soit l'un des pires films d'action de l'histoire), difficile de s'enthousiasmer. Et même si Nick Nunziata, un des producteurs du film, fondateur du site chud.com et d'habitude très virulent avec le réalisateur de Hantise, déclare que de Bont a impressionné tout le monde avec ses idées, cela ne suffit pas à nous rassurer.

Car, franchement, sans attendre un chef-d'œuvre absolu, ceux qui ont lu Megalodon connaissent le potentiel visuel que l'on peut tirer des écrits d'Alten avec un budget conséquent (le livre s'ouvre quand même sur un affrontement dantesque entre le megalodon et un tyrannosaure). Dans de bonnes mains, Meg peut être l'un des blockbusters les plus impressionnants des années à venir. Il n'y a juste qu'à espérer que le père de Bont sera inspiré par son producteur Del Toro, et qu'il nous livrera un film de monstres aussi décomplexé et spectaculaire que Blade II.

Réponse dans un futur proche. En attendant, voici les quelques lignes de résumé du livre, édité en France depuis juin 1997 par les éditions du Rocher :

À la fin de la période du Crétacé, dans un endroit isolé du Pacifique, vit le prédateur le plus gros et le plus féroce de l'histoire du règne animal : le Carcharodon Megalodon. Dix-huit mètres, vingt tonnes, il est l'ancêtre des grands requins blancs. 8 novembre 1997, Californie, le professeur Jonas Taylor, paléontologue et ancien pilote de submersible pour la Navy, donne une conférence sur le Megalodon. Depuis des années, il essaie en vain d'oublier sa dernière plongée. Mais il ne peut effacer de sa mémoire ce qu'il a cru voir, ce qui a causé la mort de deux hommes, ce qui a définitivement ruiné sa carrière : la tête du monstre, triangulaire, horrifiante, et son étrange éclat luminescent. À présent, Jonas doit replonger. Les abysses vont lui réserver la plus effrayante des surprises. Ce qu'il va trouver fera taire les sceptiques, mais ce qu'il rapportera pourrait hanter les mers jusqu'à la fin des temps. Une lutte sans merci s'engage...

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Aucun commentaire.
votre commentaire