Coupez !, Junk Head, Détective Conan... les nouveautés cinéma du 18 mai

La Rédaction | 18 mai 2022 - MAJ : 18/05/2022 11:22
La Rédaction | 18 mai 2022 - MAJ : 18/05/2022 11:22

Coupez !, Junk Head, Détective Conan : la Fiancée de Shibuya... quelles sont les sorties cinéma de la semaine du 18 mai 2022 ?

Chaque semaine, Écran Large fait son marché dans les salles de cinéma, et sélectionne quelques sorties et films incontournables (pour de bonnes ou mauvaises raisons). Avec des zombies façon Michel Hazanavicius, le retour du plus petit des grands détectives, une page d'histoire de 80 ans et une aventure cyberpunk en stop-motion.

  

photo vidéo

  

LES SORTIES QU'ON CONSEILLE

COUPEZ !

Durée : 1h50

 

 

De quoi ça parle : Le tournage d'un (mauvais) film de zombie, fauché et amateur, tourne au cauchemar quand de vrais morts-vivants apparaissent sur le plateau...

Pourquoi il faut le voir : Parce que Michel Hazanavicius s'en tire à peu près avec les honneurs, ce qui était loin d'être gagné. Comment et pourquoi refaire le film japonais Ne coupez pas ! de Shinichiro Ueda, qui a été un pur miracle réalisé avec trois bouts de ficelle (huit jours de tournage, avec des étudiants et 25 000 dollars), et un phénomène hallucinant (d'abord montré dans quelques salles à Tokyo, puis acheté par un distributeur local avant de traverser le monde) ?

La réponse est évidemment celle du business, mais pas que. Et le réalisateur de OSS 117 essaie d'y croire dur comme fer, retrouvant un peu de la folie débrouillarde de La Classe américaine avec ce faux nanar sous forme de déclaration d'amour au cinéma, et surtout à l'esprit d'équipe. Si vous avez vu (et aimé) Ne coupez pas !, Coupez ! sera un petit parcours de santé, agrémenté de nouveaux ingrédients bienvenus (notamment l'énergie de Romain Duris et Finnegan Oldfield, et l'aspect remake intégré à l'histoire). Si vous ne savez rien de ce joyeux bordel, foncez, parce que la surprise sera forcément belle.

La note d'Écran Large : 3,5/5

Notre critique de Coupez!

JUNK HEAD

Durée : 1h54

 

 

De quoi ça parle : Dans le futur, l'humanité a troqué sa capacité de reproduction contre l'immortalité. Désespérée, elle envoie l'un de siens dans les tréfonds de la Terre, infestés des êtres synthétiques dont elle a dû se débarrasser...

Pourquoi il faut le voir : Pour qui suit l'avancement du projet depuis ses débuts, Junk Head est un évènement. En 2013, déjà après des années d'effort, le cinéaste autodidacte Takahide Hori avait accouché seul d'un court-métrage en stop-motion d'une trentaine de minutes qui avait beaucoup impressionné. Presque 10 ans après, il nous présente la version longue de son oeuvre, un sacré accomplissement tel qu'on en voit très rarement au cinéma.

La petite escapade est devenue grande aventure cyberpunk, dont les irrégularités (dans la mise en scène et la narration) ne font que trahir la sincérité de l'auteur. L'originalité du projet lui permet ainsi d'éviter de s'enfermer dans une démarche. Bien que l'univers décrit soit très sombre, au point parfois de rappeler la descente aux enfers de Mad God, il grouille d'autant de monstres glauques que de petites bestioles attachantes. Une expérience singulière et l'ultime étape de la reconversion d'un artiste qui a attendu 40 ans avant de faire du cinéma. On espère qu'il va continuer.

La note d'Écran Large : 3,5/5

EVOLUTION

Durée : 1h37

 

 

De quoi ça parle : L'histoire de trois générations d'une même famille sur plus de 80 ans d'histoire, des camps de concentration nazis à l'Allemagne contemporaine.

Pourquoi il faut le voir : Pour une seule et bonne raison : le talent de metteur en scène de Kornél Mundruczó. Le cinéaste hongrois a déjà montré sa maestria avec le cauchemar de son White God, la grâce de son La lune de Jupiter et l'âpreté de son Pieces of a Woman et avec Evolutionil démontre un peu plus qu'il est un des techniciens les plus impressionnants du cinéma contemporain. Avec son récit en trois actes, tous racontés en un seul plan-séquence, Evolution est une leçon de mise en scène absolument flamboyante.

Son ouverture absolument démente dans les méandres d'un enfer pas si lointain est d'ailleurs d'ores et déjà l'une des plus belles et angoissantes séquences de l'année 2022, sans compter sur son deuxième segment et la folle imagerie humide d'un appartement enseveli par les eaux. Autant dire qu'il sera difficile de trouver plus de cinéma au cinéma que dans Evolution cette année. Dommage cela dit que le scénario ne suive pas la virtuosité visuelle, le film étant souvent plombé par des dialogues interminables et s'enfonçant peu à peu dans une réflexion plombante sur le destin et les origines.

La note d'Écran Large : 3,5/5

DÉTECTIVE CONAN : LA FIANCÉE DE SHIBUYA

Durée : 1h50

 

 

De quoi ça parle : Le quartier de Shibuya à Tokyo bat son plein pour Halloween, mais se retrouve menacé par "Plamya", un mystérieux poseur de bombe que Conan doit arrêter avant que son plan funeste se mette à exécution. 

Pourquoi il faut le voir : Après Detective Conan : The Scarlet Bullet, la Fiancée de Shibuya n'est que le second long-métrage de la franchise à passer dans les salles françaises. Et si le premier pouvait être indigeste pour les néophytes et décevant pour les fans, le nouveau film tiré de l'univers de Gosho Aoyama a de quoi relancer l'intérêt pour la licence cinématographique.

Le film présente une plastique plus travaillée (notamment les décors de Shibuya), une réalisation plus audacieuse et un scénario plus accessible et centré sur son enquête. Même si l'histoire convoque de nombreux éléments - et notamment personnages - de la mythologie déjà existante, ces derniers se greffent plus habilement au récit tout en assurant le fan service recherché dans ce genre de production. Le film parvient ainsi à bousculer quelque peu la trame de fond inerte, pour offrir un brin de nouveauté sans trahir l'ADN de la franchise

La note d'Écran Large : 3,5/5

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