The Batman : l'apparence du Pingouin aurait pu être radicalement différente

Axelle Vacher | 26 avril 2022
Axelle Vacher | 26 avril 2022

Les concepts arts du Pingouin campé par Colin Farrell dans le Batman de Matt Reeves révèlent un personnage foncièrement différent de celui du film.

Si Robert Pattinson et son Chevalier Noir ont déchaîné des passions sempiternelles à son annonce, Colin Farrell et son Pingouin furent eux aussi attendus au tournant. En effet, le célèbre antagoniste du DCEU se caractérise avant tout par une certaine disgrâce physique. Une disgrâce qui, a priori, ne concerne nullement l’acteur irlandais et sa jolie frimousse.

Un casting à contre-emploi donc, qui a nécessité une transformation spectaculaire au moyen de lourdes prothèses corporelles et faciales mises en place chaque jour deux à quatre heures durant, afin de prêter à Farrell les traits du gangster de Gotham. Des cicatrices et autres balafres aux marques de varioles sur les joues du personnage, le maquillage créé par Mike Marino, maquilleur et prothésiste sur The Batman, ne s'est pas contenté d’altérer l’apparence de l’acteur jusqu’à devenir méconnaissable, il racontait aussi, et surtout, l’histoire d'Oswald Cobblepot.

Mais voilà, il semblerait bien que cette apparence singulière ait pu être bien différente. C’est du moins ce que sous-entendent les concepts arts initiaux du Pingouin, partagés sur Twitter.

 

 

Mis au point par l’illustrateur Adam Brockbank, cette première vision n’impliquait en rien l’utilisation de prothèses, et se répondait d’une apparence beaucoup plus lisse, et, en toute honnêteté, nettement moins engageante.

Les cheveux gominés en arrière, rasé de près, ou non, ce Pingouin affublé de costumes aussi fastueux que colorés, et avec plus de bijoux qu’un rappeur des années 80, ne se serait nullement démarqué des représentations convenues que l’imaginaire commun peut se faire d’un maquereau. Et s’il semble évident que le cinéaste et son équipe créative comptaient initialement capitaliser sur la physionomie avantageuse de Colin Farrell, seuls subsisteront finalement les talonnettes et l’aura sinistre du personnage.

 

The Batman : photo, Colin FarrellIl en jette tout de même plus comme ça, soyons francs

 

Hybride entre Bob Horskins et John Cazale, du moins c'est ce que souhaitait Matt Reeves, la version du Pingouin observée dans le métrage final confère davantage de dimension et de complexité au personnage que ce que pouvaient laisser entendre ces premières ébauches artistiques. Cobblepot étant, avant tout, un personnage paradoxal, simultanément cruel et vulnérable, d'une noirceur profonde, mais également sensible à l'extrême, cette apparence bouffie, écorchée, ne pouvait que servir le gangster, et par extension, son interprète.

Et si Oswald Cobblepot eut le déplaisir de se faire quelque peu éclipser par le Sphinx de Paul Dano (qui endossera brillamment son rôle de principal adversaire du Chevalier Noir), Colin Farrell peut toutefois se réjouir d’être à l’affiche de la série spin-off conçue autour du personnage et de son ascension criminelle à Gotham, actuellement en développement pour HBO Max.

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commentaires
Nico
27/04/2022 à 13:06

J ai quand même du mal sur le principe de mettre pléthore de personnages secondaires juste pour mettre en avant le personnage principal. Personne ne s'en prend au réalisateur, le film a beaucoup d'autres qualités que j ai apprécié. Je dis juste qu'il aurait peut être dû resserrer son récit. Je trouve que le scénario est le gros point faible du film.

corleone
27/04/2022 à 09:25

Hey les gus. Le titre du film c'est THE BATMAN, pas Batman et la Cat ou Batman VS the Riddler ou Batman contre le Pingouin mais THE BATMAN.

Je pense que ce titre seul met fin au débat de l'utilisation des personnages secondaires car le film était centré sur son héros principal pour une fois depuis Batman Begins et c'est ça qui fait toute sa particularité. Même le Riddler méchant principal ne servait qu'à faire valoir les talents de détective de Batman et son passé torturé.

Les fans de Batman (au cinéma il faut bien préciser) ont toujours été habitués que les méchants soient plus mis en avant dans les films mais pour une fois qu'on ne leur sert pas leur tasse de thé ils s'en prennent au réalisateur qui dès le départ à annoncé la vision qu'il avait du personnage dans les médias.

Laissons donc Matt Reeves dans toute sa liberté artistique nous dérouler la suite.

La Classe Américaine
27/04/2022 à 06:59

C'est surtout l'insipide Catwoman et sa romance a deux sous qu'il aurait fallu éjecter totalement du scénario pour laisser toute sa place a ce magistral Pingouin et nous faire un affrontement de bonhommes comme il se doit. Mais bon, par les temps qui courent, c'est beaucoup plus politiquement correct d'opter pour l'arc narratif tel qu'il est dans le film que de faire des choix courageux...

Nico
27/04/2022 à 06:33

@I am vengeance

Faut arrêter avec ce genre de commentaire du genre " trop compliqué pour le commun des mortels", c'est vraiment pénible et pas constructif du tout comme réflexion. Je maintiens ce que je dis: le pingouin aurais du être éjecté du film pour accorder beaucoup plus de place à Catwoman ,à son histoire personnelle et à sa relation avec Batman.
PS: on peut aussi apprécier par moment les " blockbuster aseptisés" et ne pas être un abruti pour autant.
Sans rancune.

I am vengeance
26/04/2022 à 23:15

Il alourdit le récit... la blague. Ce film c'est une symphonie, il n'y a rien qui dépasse, il est juste énorme, trop compliqué pour le commun des mortels, habitué à ne pas réfléchir devant des blockbusters aseptisés..

Nico
26/04/2022 à 17:44

On ne peut pas s'empêcher de penser que le pingouin de The Batman est un méga teaser pour sa série spin-off. Il alourdit considérablement le récit de sa présence plus qu inutile.

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