Pleasure se dévoile dans une bande-annonce sombre sur la face cachée du porno

Mathieu Lapon | 1 septembre 2021 - MAJ : 01/09/2021 18:11
Mathieu Lapon | 1 septembre 2021 - MAJ : 01/09/2021 18:11

La réalisatrice suédoise Ninja Thyberg passe à l'attaque avec la bande-annonce de Pleasure, son premier long-métrage sur le porno.

Étoile émergente dans la myriade de films attendus et de réalisateurs renommés, Ninja Thyberg s'attaque pour la première fois de sa carrière au format du long-métrage, avec un drame qui s'annonce érotique, psychologique et passablement tâchant. Déjà sélectionné au Label festival de Cannes 2020, au festival du film de Sundance 2021 et au festival de Deauville 2021, le film n'est toujours pas sorti auprès du grand public qu'il est déjà acclamé de tous les côtés.

Fait plus curieux encore, le rôle principal est tenu par une quasi-inconnue, Sofia Kappel, qui donne du cœur à l'interprétation d'une jeune femme déterminée à percer dans l'industrie de la pornographie. Un combat qui, comme il est possible de le constater dans cette bande-annonce, va vite déchanter.

 

 

Dans Pleasurenous sommes donc plongés dans un Los Angeles débridé, avec une ambition toujours plus dévorante de mêler sexe et course au buzz. Un sujet d'autant plus brûlant que la pornographie en ligne, sempiternel débat qui soulève nombre de réflexions, est en ébullition depuis que des plateformes (comme Tumblr et OnlyFans) se sont levées contre ce genre de contenu, après avoir joui de ses bénéfices

Au milieu de ce torrent de passion inextinguible, le personnage campé par Kappel, Bella Cherry, une Suédoise d'à peine vingt ans, cherche à se faire une place dans ce monde de requins. La bande-annonce nous laisse entrevoir son ascension fulgurante, dans un monde qui ne peut la considérer que comme un objet de plaisir. Autant dire que le point de rupture ne semble pas bien loin, pour la jeune femme.


photo, Sofia Kappel, Sofia KappelLa passion par la strangulation

 

Un film intriguant, qui semble (dans cette bande-annonce, du moins) faire de son énergie explosive une métaphore de l'animalité et de la monstruosité qui alimentent ce commerce humain. Peut-être que c'est cette énergie-là qui pourrait rendre le film mémorable, et qui lui a valu autant de crédit aux festivals. En tout cas, il nous sera possible de le visionner en salles à partir du 20 octobre prochain.

Et si ça ne vous tente pas plus que ça, vous pourrez toujours aller voir Venom : Let There Be Carnage (dont la bande-annonce est ici) ou Halloween Kills (dont le trailer est par ici) qui sortiront le même jour dans les cinémas français.

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commentaires
Tek
02/09/2021 à 11:09

Ça me fait vraiment BEAUCOUP penser à la merveilleuse série"eXposed" qui avait été mise à disposition sur Blackpills.

Kyle Reese
01/09/2021 à 20:18

Un petit côté néon démon dans le thème de l’ascension à tout pris dans un milieu ou le corps est objectifié. Je trouve très courageux et aussi bien calculé de la part d’une actrice de se lancer dans un role pareil. Quoique on a vu ce que ça a donné pour l’actrice de Show girls.
Tout autant courageuses et/ou souvent inconscientes les wanabe porn star.
BA intrigante pour un film qui semble rien ne vouloir édulcorer.

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