Dead Zone ou quand Stephen King prédisait l'arrivée d'un Donald Trump au pouvoir

Gael Delachapelle | 2 novembre 2020
Gael Delachapelle | 2 novembre 2020

Stephen King avait anticipé l'arrivée au pouvoir d'un Donald Trump, comme on peut le constater dans Dead Zone de David Cronenberg.  

En 2016, alors que Donald Trump faisait campagne pour la présidence américaine, nous avions fait, à l'époque, le rapprochement, entre le candidat républicain et la figure de politicien populiste, incarnée par l'acteur Martin Sheen, dans l'adaptation du roman de Stephen KingDead Zone, par le cinéaste David Cronenberg.

À la différence que, dans le film du réalisateur de La Mouche, le personnage de Christopher Walken parvenait à empêcher l'éléction du politicien, ainsi que la troisième guerre mondiale dépeinte dans ses visions. Dans la réalité, Donald Trump a bien été élu pésident des États-Unis, aussi improbable que cela puisse encore paraître aujourd'hui.

 

martin sheenGreg Stillson (Martin Sheen), dans Dead Zone de David Cronenberg 

 

Quelques jours avant les résultats de l'éléction présidentielle américaine de 2020 opposant le président actuel au candidat démocrate Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, Dead Zone de David Cronenberg a été rediffusé sur Arte. L'occasion parfaite de revenir sur la ressemblance assez troublante, entre le président des Etats-Unis et la politicien fictionnel, imaginé par Stephen King dans son roman, publié en 1979.

Le personnage de Greg Stillson, incarné par Martin Sheen dans le film de Cronenberg s'y définit ainsi comme un politicien relayant "la voix du peuple". Des mots qui seront également employés par Trump dans ses discours de campagne entre autres ressemblances intrigantes. Dans une interview pour NowThis, l'écrivain derrière Ça, Carrie au bal du diable, ou encore Shining, était revenur plus précisément sur ce personnage: 

"Je ne pense pas que j'ai prédit spécifiquement Donald Trump, quand j'écrivais Dead Zone. Je sais juste que les Américains votants ont toujours eu une attirance vraiment particulière pour les outsiders, avec le même genre de politique de droite, prônant l'Amérique avant tout. Et si cela rappelle aux gens Trump, je ne peux pas être désolé parce que c'est un personnage que j'ai écrit. C'était un croquemitaine à moi, et je n'ai jamais voulu le voir en vrai, sur la scène politique américaine. Mais il semble que nous ayons un Greg Stillson comme Président des Etats-Unis."

 

photo, Christopher WalkenJohnny Smith (Christopher Walken), dans Dead Zone de David Cronenberg

 

Les croquemitaines de Stephen King ne sont jamais ce que nous croyons. On sait que l'horreur chez l'auteur dépeint souvent une dimension politique sur l'Amérique. Et aussi fou que cela puisse paraître, certains monstres imaginés par l'écrivain tels que Greg Stillson, prennent vie dans la réalité, sous la forme d'un Donald Trump.

En attendant les résultats de l'éléction présidentielle américaine de 2020, vous pouvez toujours en découvrir plus sur l'auteur, et les monstres du réel qui inspirent son oeuvre, avec le documentaire Stephen King - Le mal nécessaire de Julien Dupuy, disponible actuellement sur Arte Replay. Et vous pouvez également retrouvez notre dossier sur le meilleur et le pire des adaptations de l'auteur au cinéma, disponible par ici.

Tout savoir sur Dead Zone

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commentaires

beyond
04/11/2020 à 13:42

Je pense que Trump s'est montré bien moins va-t'en-guerre qu'Hillary ne l'aurait sans doute été si elle avait élue. Et contrairement à Greg Stillson, il n'a pas encore à ce jour appuyé sur le bouton rouge mais bien au contraire, obtenu des accords de paix avec plusieurs pays du Moyen-Orient et pacifié ses relations avec la Corée du Nord. Alors certes, il a tué un général iranien mais il n'accuse pas le bilan sanguinaire d'Obama (prix Nobel de la Paix) qui a des dizaines de civils morts sur la conscience.
Sinon avec tout le respect qui lui est dû, je pense que Stephen King devrait tempérer ses tweets car ils volent trop souvent au ras des pâquerettes.

bof
03/11/2020 à 21:25

@Ridicule

"Trump avait un très"

Merci d'avoir fait la liste exhaustive des qualités de Donald Trump.

Mydriase
03/11/2020 à 15:02

N'importe quoi

Ridicule
03/11/2020 à 12:11

Et vous Overseatelegram, vous êtes d'une crétinerie sans égale, comme à peu près tous les anti-Trump. Trump avait un très

Overseatelegram
02/11/2020 à 23:07

Ridicule, vous portez bien votre nom

Ridicule
02/11/2020 à 19:27

C'est quoi cet article franchement ? Donald Trump est un président comme les autres, ou en tout cas pas pire que les autres. On peut même dire qu'il a été beaucoup moins interventionniste sur le plan militaire que ses prédécesseurs donc lui imputer des guerres, et pire encore une possible 3eme guerre mondiale, c'est tout bonnement ridicule. Je sais pas qui est le rédacteur de ce torchon que je viens de lire mais ça sent bon le petit journaleux de gauche qui fait sa propagande

Xprocessor
02/11/2020 à 19:09

Difficile, encore aujourd'hui, de revoir ce film sans pleurer. Tout est poignant ici et notamment grâce à l'interprétation formidable de Christopher Walken... corps abîmé et visage livide... Un acteur gigantesque... Et c'est troublant car en le revoyant (pour la douzième fois je crois), j'ai tout de suite aperçu une similitude entre Stilson et Trump... par delà la présence du religieux ou disons des représentations religieuses (tableaux, icônes, discours moralisateurs etc.)

Bref, merci pour l'article !

Kyle Reese
02/11/2020 à 17:33

je recommande:

"The social dilemma" le meilleur doc d'horreur actuellement sur Netflix qui explique la puissance et le danger des réseaux sociaux par ceux qui les ont crée au début, ou comment ils peuvent, entres autres, déstabiliser un pays et orienter une élection (et accessoirement manipuler rendre toute une génération dépressive). Greg Stillson aurait été ravis d'avoir ces outils a disposition.

J'espère qu'EL va en parler prochainement.

Manu
02/11/2020 à 16:44

Faudrait pas que Trump soit réélu, sinon toute la rédaction d'EC risque de nous faire une méchante syncope ;(

Karlito
02/11/2020 à 16:02

Je recommande "Le printemps Russe" de Norman Spinrad. Une histoire qui suit deux personnes en étau entre une Russie sovietique qui aurait réussit une réforme profonde économique et les Etats-Unis sous un nationalisme liberale exacerbé assez crétin...

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