Ad Astra : James Gray se moque des critiques sur son film de SF

Mathias Penguilly | 16 juillet 2020 - MAJ : 16/07/2020 16:06
Mathias Penguilly | 16 juillet 2020 - MAJ : 16/07/2020 16:06

Le film spatial de James Gray ne s'est pas vraiment envolé au box-office et a essuyé quelques critiques que le cinéaste refuse d'entendre.

Depuis la sortie de Gravity d'Alfonso Cuarón en 2013, les drames intergalactiques sont revenus à la mode. En quelques années, ont en effet suivi Seul sur Mars de Ridley Scott, le superbe Interstellar de Christopher NolanLife : Origine Inconnue... Plus récemment, la réalisatrice française Alice Winocour s'y est également essayée avec Proxima pendant que le cinéaste James Gray offrait à Brad Pitt sa chance au voyage spatial.

Sur le papier, Ad Astra avait tout pour séduire - une mise en scène ambitieuse, une tête d'affiche reconnue et ambitieuse, un scénario pas trop alambiqué - et pourtant, le film s'est écrasé au box-office. Ainsi, après The Immigrant et The Lost City of Z, il rejoint la longue liste des films du cinéaste, qui n'ont pas rencontré leur public à leur sortie en salles. Assailli de critiques, James Gray refuse cependant d'être fataliste.

 

photoOn a roulé sur la Lune...

 

Lors d'une discussion avec le magazine IndieWire, le cinéaste s'en est pris à certaines critiques qu'il a trouvé un peu trop faciles :

« Tout le monde vient me voir pour me dire : "tu sais ce que je déteste dans ton film c'est...". Et souvent, leur remarque est pertinente, mais une chose qui m'a troublé avec Ad Astra, c'est quand les gens me disent : "selon la science, ses cheveux devraient flotter s'il n'y a pas de gravité ou il ne pourrait pas flotter à travers les anneaux d'une planète."

Pour moi, c'est une critique qui vole au ras des pâquerettes. Vous ne lisez pas le mythe d'Icare en vous disant : "un peu de cire sur des plumes suffit pour s'envoler". Bien sûr, c'est vrai, mais ce qui compte, c'est la métaphore. J'ai eu le sentiment que ce qu'on voulait obtenir - et [le directeur de la photographie] Hoyte Van Hoytema l'avait compris - c'était quelque chose de mythique, de fabuleux. Il a fait le film dans cette optique, c'est un film très prenant visuellement. J'ai des gens qui m'ont dit qu'ils n'aimaient pas le film, mais qu'ils se souviennent de ce à quoi il ressemble. Et c'est en grande partie dû à l'audace d'Hoyte. »

 

Photo Ruth Negga, Brad PittLune Rousse et Lumière Rouge

 

James Gray assume donc complètement d'avoir sacrifié la rigueur scientifique au profit d'une jolie mise en scène et d'un scénario plus poétique.

Chez Écran Large, on reconnait effectivement l'incroyable beauté d'Ad Astra, dans la veine de ce que le genre a fait de plus beau (Hoyte von Hoytema a également bossé sur Interstellar). Niveau box-office, il se rapproche cependant plus de First Man - Le premier homme sur la Lune, le biopic sur Neil Armstrong, réalisé par Damien Chazelle. Les résultats de ces deux films ont montré que, malgré de bonnes têtes d'affiche, malgré la promesse d'un grand spectacle intergalactique, une odyssée spatiale pouvait peiner à se vendre lorsqu'elle est présentée comme un film d'auteur.

Le réalisateur new-yorkais ne s'est pas laissé abattre pour autant (après tout, ce n'est pas le premier de ses films qui se plante au box-office). Il est déjà en train de préparer Armageddon Timeson prochain film avec un casting d'éliteattendu au courant 2021. Quant à Brad Pitt, fort de son oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Once Upon a Time... in Hollywood, il prend une petite pause acting.

Il a cependant produit Irresistible de Jon Stewart, actuellement en salles, et produit aussi l'adaptation cinématographique de Blonde, un roman de Joyce Carol Oates, sur la vie de Marilyn Monroe et qui sera disponible sur Netflix d'ici 2021 a priori.

 

Photo Brad PittDans les astres : la carrière (inter)stellaire de Brad Pitt

commentaires

souleater34
23/07/2020 à 23:08

Comme la majorité de ceux qui ont posté ici,j'ai trouvé ce film long et ennuyeux. Le scénario est inexistant,les acteurs oubliables et fades. Quant aux scènes d'action,un seul mot:ridicules! Et que dire de la quête stupide d'un Brad Pitt désabusé?Je n'ai plus rien à dire,vu que j'ai pratiquement oublié ce film...

[)@r|{
21/07/2020 à 19:38

Verso le Stelle. Vu sous un angle différent.

[Métaphore] La planète Neptune représente : "l'imaginaire, les émotions et les rêves". La fonction du rêve est d'exprimer un désir insatisfait.

Le Major Roy McBride rêve de son père qui est mort bien sûr. Ad Astra est une introspection sur les relations père-fils. [le manque, la séparation, les remords et les non-dits...]

Sur la forme, Ad Astra est magnifiquement joué. J'aime cette ambiance seventies superbement filmée [décors et photographie*] et les effets spéciaux sont d'un réalisme impressionnant.

Ciao a tutti !

*Photographie de Hoyte Van Hoytema [Dunkerque, Interstellar et Tenet]

Déminor
19/07/2020 à 10:50

Film ennuyeux à mourir. J adore ce genre de film sur l espace mais la ça sent trop le vide.
L attaque du singe n apporte rien.
La mort du capitaine n apporte rien.
L attaque des véhicules sur la Lune n apporte rien. Si encore on revoyait les pirates de l espace sur la suite mais non rien. Il y a juste des pirates sur la Lune. Ok mais la on sent fout un peu !
Le vice capitaine du vaisseau est un trouillard. Très improbable...
L elimination de l equipage n apporte rien non plus. S ils avaient juste dialogué un peu on aurait évité la tuerie.
Brad Pitt est très bon comme d habitude mais c est un des seuls points positifs.

Bref critique très négative à 10.000 lieues d un Interstellar pour ne citer que lui...

LeManch
18/07/2020 à 19:06

''tout le monde vient me voir pour me dire ''ce que je déteste dans ton film c'est... '''' Sérieux les gens font ça ?!
Sinon pour le film: très beau, quelques thématiques intéressantes (et propre à Gray) mais malheureusement il ne m'a pas marqué plus que ça. L'abus de voix off qui surexplique le film y est sûrement pour beaucoup.

Symphil
17/07/2020 à 18:47

En fait c'est juste long et chiant. Je me suis ennuyé à mourir

RS
17/07/2020 à 15:10

Les critiques sur le coté "non réaliste" sont nulles... reste que le film est tout juste, c'est loin d'être un chef d'oeuvre et pas si loin d'être une série B...

Le délire psycho-philosophique avec le père qui tombe à l'eau, l'attaque en rover lunaire, magnifique visuellement mais tellement improbable, le mec qui est colonel mais qui fait la maintenance d'une antenne spatiale de 15 km de haut..., le pire reste l'attaque de singe dans la station...
Ce film ne fait tellement pas le poids face à Interstallar mais reste à mille parsec de la daube Life...

Mil
17/07/2020 à 10:56

Dans mon top 3 de gray avec we own the night (number 1) et two lovers. J'ai été absorbé par ce film comme rarement depuis 2-3 ans. Je sens qu'il va extrêmement bien vieillir et être réhabilité par pleins de gens au fil des années.

Kyle Reese
17/07/2020 à 10:50

Un peu déçu au cinéma, je l’ai re évalué en vidéo il y a peu.
Oui il y a bcq de vide ... normal pour un film qui se passe en majeur parti dans l’espace ! Et puis c’est une quête existentielle. Le vide, le vertige, la perte de repères étant le thème principal du film dés son ouverture avec l’accident sur la plateforme spatiale.
Les images et sfx sont splendides et Il s’en dégage souvent une certaine poésie dans cet immensité qui force à la contemplation et l’introspection. La musique et la photo sont magnifiques.
Pitt est parfait, sa quête de sens est belle et touchante. Sa personnalité froide, totalement dans le contrôle, forgée sur celle de son père érigé en héros cache un être sensible, perdu qui n’a pu devenir ce qu’il devait être.
Il est devenu son père, comme bien des fils et à dans doute fait les meme erreurs.
La fin déceptive, il n’y a rien au delà de notre système, est terrible à la fois pour le père et pour le spectateur mais pas pour le fils.
A la fin il y a la libération de l’emprise du père et une nouvelle vie futur bien plus satisfaisante pour le fils qui l’attend.

Chose que son père malgré tous ses exploits n’a pas vraiment su faire tellement sa quête de sens dans notre univers était voué à l’échec.

C’est vrai qu’on peut sortir déprimé de ce film qui est l’anti Interstellar par excellence. Ce sentiment négatif peut influé sur notre appréciation du film à la première vision. A la seconde on peut l’apprécier bien différemment et profiter de ce voyage intérieur/extérieur pour réfléchir à notre propre condition et afin d’essayer de se recentrer sur les choses essentielles de la vie.

I will live.
I will love.

Marc
17/07/2020 à 10:41

je voulais dire la première demi heure :) 30 heures de Ad Astra ça fait long très long.

Marc
17/07/2020 à 10:38

@Bob

AD Astra je l'ai vu en salle la première 30 heure j'ai été pris par l'histoire visuellement les scènes dans l'espace mon bluffé ! Mais comme je l'ai déjà dit la fin quand il retrouve père " attention ALERT SPOILER il le laisse dans l'espace et is the End " . Non ce n'est pas un chef-d'oeuvre. A la sortie de la salle j'étais déçu de ne pas avoir vu un film qui m'emporte plus loin .

Plus

votre commentaire