Mank : David Fincher est un malade de perfectionnisme, confirme Amanda Seyfried

Marion Barlet | 17 juin 2020
Marion Barlet | 17 juin 2020

Mank est le prochain film de David Fincher et d'après Amanda Seyfried, le réalisateur est toujours aussi tatillon et obsédé par ses prises.

Après l'incroyable Gone Girl sorti en 2014, David Fincher revient avec un nouveau sujet, basé sur la mésentente de deux monstres du cinéma, dans un biopic qui sent l'originalité totale. Sur le tournage de Citizen Kane (chef d'œuvre parmi les chefs-d'œuvre), l'ambiance n'était pas au beau fixe entre le scénariste Herman J. Mankiewicz et le réalisateur Orson Welles, qui se disputaient non-stop (pour le dire poliment). Un sujet en or pour le réalisateur de The Social Network, qui a déjà montré son goût pour la mise en scène des histoires issues du réel. 

En plus d'un objet d'étude passionnant, Fincher s'est entouré d'un casting très solide, avec Gary Oldman pour camper Mankiewicz, Tom Pelphrey qui sera son frère, Lily Collins sa secrétaire, Tom Burke qui jouera le rôle de Welles et Amanda Seyfried qui interprétera Marion Davies, l'actrice culte d'Hollywood dont la carrière a duré de la fin des années 1910 à 1937.

 

photo, Amanda SeyfriedQuand t'es au bout du rouleau à la 321e prise

 

Amanda Seyfried, qu'on a vu dernièrement dans The Art of Racing in the Rain et Scooby ! jouera dans le film d'horreur You Should Have Left de David Koepp, produit par Blumhouse (la bande-annonce ici), et a été interviewée par Collider à cette occasion. Le média en a profité pour lui poser quelques questions sur Mank.

L'actrice n'a pas caché la difficulté de travailler auprès de David Fincher, connu pour être d'une exigence impériale, allant jusqu'à tourner des centaines de fois une seule scène, pour obtenir la prise idéale. Amanda Seyfried a confirmé cette réputation et ce goût du cadre précis, vécu sur le tournage.

"Honnêtement, c'est le travail le plus dur que j'ai jamais fait. Mais j'en suis très heureuse. (...) Je me suis demandé comment j'allais jouer Marion Davis. Elle avait un accent prononcé. Et je me suis demandé combien de prises on ferait... Mais je me suis dit que c'était une chance de travailler avec Fincher et qu'il était unique en son genre. Et je n'arrive toujours pas à croire que nous l'ayons fait. On a terminé le 21 février, juste avant la quarantaine. (...)

 

Photo Jake GyllenhaalPetit conseil, fais-toi à l'idée d'être maltraitée pour la bonne cause

 

Il y a eu une scène avec des tonnes de gens dedans, dont je faisais partie, et qu'on a refait pendant une semaine entière. Je ne peux pas vous dire combien de prises nous avons faites, je dirais 200, mais peut-être que je me trompe et que je suis loin du compte. Cinq jours où je n'ai pas eu une seule réplique... mais ne croyez pas que c'était tranquille, oh non, parce qu'il y avait probablement neuf ou dix caméras qui étaient sur moi à un moment donné."

Le professionnalisme est une exigence sur laquelle le réalisateur ne s'assoit jamais et qu'il demande à ses acteurs comme gage de qualité. On se souvient que Jake Gyllenhaal s'était plaint des prises infinies pour Zodiac, avant d'admettre qu'il avait été injuste de voir les choses sous cet angle et de confirmer le talent hors-norme du réalisateur. 

Le film est voué à sortir sur Netflix et le co-producteur Eric Roth a annoncé son arrivée sur la plateforme pour octobre, sauf changement. Pour plus de détails sur le casting de Mank, c'est par ici.

 

PhotoFincher, sous le bonnet

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commentaires

Moody
17/06/2020 à 18:06

Le gars a réalisé Fight Club ...
LE film. Juste Merci pour ça. Je n’ai jamais vu meilleur film.

Dirty Harry
17/06/2020 à 15:35

C'est comme ça avec Fincher (et à une autre époque c'était Kubrick qui multipliait les prises) mais s'ils veulent être certain que le résultat sera impeccable c'est à ce coût là qu'il faut travailler.

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