Justin Kurzel revient enfin sur l'échec cuisant de son Assassin's Creed

Christophe Foltzer | 10 septembre 2019
Christophe Foltzer | 10 septembre 2019

Les adaptations de jeux vidéo au cinéma sont rarement bonnes et les films vraiment réussis se comptent sur les doigts d'une main. Et encore... Pourtant, à chaque fois on espère que la malédiction sera levée.

Lorsque l'on a entendu parler pour la première fois de l'adaptation de la franchise Assassin's Creed au cinéma, on a tout de suite commencé à sautiller sur place parce que nulle autre saga que celle-ci ne semblait plus adaptée à franchir le pas du petit au grand écran. Avec sa mythologie riche et passionnante, son background historique captivant et ses personnages suffisamment élaborés, c'était le candidat idéal.

 

Photo Michael FassbenderDéjà, y a pas Desmond, ni Ezio, donc ça ne peut pas bien se passer

 

Et puis, le film Assassin's Creed, produit par Ubisoft et Michael Fassbender, réalisé par Justin Kurzel, est sorti en 2016 et... non. Nous nous sommes retrouvés avec un truc bien boursouflé d'incohérences, qui bouffait à tous les râteliers, se perdait en chemin et était au final d'un ennui profond, tout autant qu'il mettait en lumière le handicap majeur de son adaptation.

On était quand même en train de regarder un mec jouer à un jeu vidéo pendant deux heures. Résultat des courses, avec ses 125 millions de dollars de budget, le film n'en a rapporté que 55 millions sur le territoire américain, tuant toute hypothèse d'une suite ou d'une franchise.

 

Photo Michael FassbenderMichael Fassbender

 

Trois ans plus tard, Kurzel est de retour avec un nouveau film, The True History of the Kelly Gang et a enfin accepté de revenir sur cet épisode sombre de sa filmographie au micro de ScreenDaily :

"Il y a des choses dont je suis fier dans Assassin's Creed. Le film possède un style et une vision sur lesquels beaucoup de monde a travaillé pour les concrétiser. Mais c'était très difficile et, au final, on en revient toujours au script. Le film n'a jamais trouvé sa propre voix."

Et, effectivement, c'est bien le plus gros défaut du film, son scénario tout naze. Il est vrai que, d'un point de vue strictement technique et visuel, le film vaut le détour et installe une ambiance particulière qu'on n'a plus retrouvée nulle part. Mais, sans bon scénario, cela ne peut pas tenir la route.

 

Photo Michael Fassbender AnimusL'Animus en mode Matrix du pauvre, un autre gros problème du film

 

"Assassin's Creed était énorme pour moi à l'époque, mais blindé de difficultés. Notamment en ce qui concerne le script et la façon dont le film a été lancé."

Si on ne se fait pas trop de soucis pour la suite de la carrière de Justin Kurzel, on espère par contre que les producteurs et Ubisoft auront bien retenu les leçons de cet échec cinglant le jour où ils voudront en refaire un. Parce que cela arrivera forcément un moment ou un autre. C'est juste une question de temps.

 

afficheDommage

commentaires

Jean-Michel Jarre Jarre
10/09/2019 à 15:28

C'était pourtant pas compliqué, suffisait d’adapter le 2, c’était nickel. La classe d’Ezio, Florence, les Borgia, tu files un petit chèque à Jesper Kyd, t’as tous les ingrédients dedans.
Et tu peux même faire une trilogie avec Brotherhood et Révélations. Limite tu t’en tapes du présent quoi (parce que l’histoire avec Desmond autant ça part bien autant après... c’est assez dispensable quand même).

Mais bon, UbiSoft, dans le genre gâcher bêtement...
J’espere qu’ils vont pas flinguer The Division parce que ça a un putain de potentiel.

TofVW
10/09/2019 à 13:51

@Mr Vide: bah surtout, dans ce film, Fassbender est à la fois le personnage du présent ET du passé. C'est trop, et ça va totalement à l'encontre du principe du jeu, où tu dois revivre la vie de ton ancêtre, pas de ton double copie-conforme.
Dans le jeu, Desmond, qui est américain, a eu comme ancêtre un arabe, un italien et un amérindien; aucun n'avait la même tronche, mais ça parait logique qu'au gré des voyages et des rencontres, les origines soient si variées. Alors pourquoi, dans le film, l'ancêtre à la même tête que le personnage du présent?

Bon, c'est loin d'être le seul défaut du film, ni le plus grave, mais perso, ça m'a fait sortir de l'histoire dès le début.

Opale
10/09/2019 à 12:55

Pas réussi à dépasser le tiers du film. Ennuyeux, vide de sens, mal foutu, on n'y croit pas, pas d'âme... Rien quoi. Dommage.

Mr Vide
10/09/2019 à 12:09

Et puis bon, Fassbender à toutes les sauces moi perso ça me fait pas entrer dans le film. Attention hein, je dis pas que le film est mauvais parcequ'il est dedans, et puis il est cool mais bon.
Fassbender est Magneto, Fassbender a créé les Xenomorphes, ça fait beaucoup pour ne voir autre chose que l acteur à travers le rôle.
Vaste débat.

Snake
10/09/2019 à 11:47

Une vraie daube ce film. Le choix d'ancrer les 3/4 du film dans le présent plutot que le passé c'est vraiment rien avoir compris au jeu. Ils ont respecté les grandes lignes du jeu certes (la pomme d'eden, l'animus, le chercheur et sa fille) mais ont délivré en conséquence un film soporifique. Bide mérité, et dire qu'Ubisoft devait veiller à la qualité du film en étant co-producteur, lq blague.

RiffRaff
10/09/2019 à 10:57

Le script est un problème, mais le réal n'y est pas étranger, il a fait modifier le destin de tous les comparses du héros plusieurs fois à moins de deux mois de la sortie. Impossible d'avoir un truc cohérent dans ces conditions...

L'Indien zarbi à moitié a poil.
10/09/2019 à 10:46

C'était une bonne purge, quand même.

Glowy
10/09/2019 à 10:44

Le coup du rap dans la bande annonce, déjà pour moi c'était mort. A croire que personne n'a joué au jeu un minimum ni même, ne serait-ce que regarder quelques vidéos pour se mettre dans l'ambiance de la franchise.... Navrant.

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