The House that Jack Built : Matt Dillon promet que Lars Von Trier n'est pas satan

La Rédaction | 17 décembre 2018
La Rédaction | 17 décembre 2018
Affiche
42

Radical, surprenant et provocateur, The House That Jack Built fut un des grands moments de l’année 2018. Matt Dillon est revenu sur cette expérience et son réalisateur.

La biographie sardonique et par endroit ouvertement comique d’un tueur en série passionné par les beaux-arts, incapable de maîtriser son existence et ses aspirations, marquait le grand retour de l’immense Lars von Trier à Cannes.

Si le film n’y a pas causé de scandale à proprement parler, il s’est avéré suffisamment puissant pour amener quelques spectateurs à quitter la salle lors de sa projection. Mais comme il l’a expliqué dans les colonnes d’IndieWireMatt Dillon a surtout remarqué combien Lars von Trier semblait troublé par la bonne réception de The House That Jack Built.

 

photo, Matt DillonMatt Dillon

 

« Je me suis tourné vers Lars à la fin du générique et je lui ai dit que c’était génial. À la manière dont il m’a regardé, j’ai pensé : "Oh merde, je n’aurais pas dû dire ça". C’était comme s’il y avait quelque chose de raté dans le film, parce que je l’avais aimé. »

Et si l’acteur n’hésite pas à évoquer combien le metteur en scène est tourmenté, il bat en brèche les interprétations hâtives et particulièrement basses du front, qui font du métrage un écho d’un cerveau supposément malade.

 

Photo Matt DillonMatt Dillon

 

« Jack n’est pas le porte-voix de Jack, il crée un dialogue entre différents personnages. C’est un film au sujet d’un artiste raté au moins autant qu’au sujet d’un tueur en série. Ce qui fait de Jack un artiste raté, c’est son manque d’empathie, et on ne peut rien accomplir sans empathie. »

Et si cela n’était pas suffisant, Matt Dillon enfonce le clou, et explique clairement que non, Lars von Trier n’est pas la réincarnation de Satan.

« J’aime le fait que Lars embrasse aussi largement la controverse autour de ça, et puis il aime polariser le débat – ça fait simplement partie de sa nature. Mais ce n’est pas quelqu’un de mauvais. Ce film n’est pas un acte malicieux. C’est une exploration et une méditation sur le Mal. Une œuvre d’art. J’ai pris quelques coups pour avoir dit ça, mais je pense que c’est bien que le public soit perturbé par le film ! »

Le réalisateur danois n'a pas de nouveaux projets en cours pour le moment. A l'occasion de la sortie de The House That Jack Built, on était revenu sur sa carrière, ses hauts et ses ba, c'est à retrouver ici.

 

photoLars von Trier

commentaires

warriors
17/12/2018 à 19:30

The House That Jack Built j'adore

votre commentaire