Roma : le calme avant la tempête dans le teaser du nouveau film de Cuarón estampillé Netflix

Alexandre Janowiak | 25 juillet 2018 - MAJ : 26/07/2018 09:20
Alexandre Janowiak | 25 juillet 2018 - MAJ : 26/07/2018 09:20

Cinq ans après avoir visité l'espace avec Gravity, Alfonso Cuaron revient au Mexique dans son film Roma, bientôt disponible sur Netflix.

Il était très attendu au dernier Festival de Cannes mais Netflix et la Croisette n'avaient pas réussi à s'entendre. Finalement, Roma, le nouveau film en noir et blanc d'Alfonso Cuarón, fera sa grande première mondiale chez le voisin italien lors de la Mostra de Venise, avant de passer par Toronto et New York.

Cinq ans après avoir ouvert les hostilités sur le Lido avec son Gravity, le réalisateur mexicain est donc de retour pour tenter d'obtenir le Lion d'Or et de succéder à son ami et compatriote Guillermo del Toro avec La Forme de l'eau. S'il faudra attendre fin août-début septembre pour savoir ce que vaut Roma, le cinéaste a balancé un premier teaser de son film sur son compte Twitter.

 

 

Un teaser composé d'un unique plan fixe zénithal qui pourra paraître bien vide aux yeux de nombre de spectateurs. Pourtant, au-delà de la légende accompagnant la vidéo -"Il y a des époques de l'Histoire où les cicatrices des sociétés et des moments de la vie nous transforment en individus" -, ce plan-séquence est une jolie métaphore du futur film du Mexicain.

Si l'on sait qu'il suivra une famille mexicaine de classe moyenne dans le Mexico de la fin des années 60 et début des années 70, ce plan pourrait bien annoncer la vague tragique qui va déferler sur le pays à cette époque. En ligne de mire, les manifestations étudiantes de 1968 et le massacre perpétré par le gouvernement de l'époque en juin 1971 contre des étudiants, au centre d'une partie du long-métrage comme il l'a indiqué à Indiewire.

 

Photo Alfonso CuarónAlfonso Cuarón sur le tournage de Roma

 

Ce teaser représente donc clairement le calme avant la tempête annoncée et attendue. Des faits reconstitués devant la caméra et qu'Alfonso Cuarón a puisé dans sa mémoire :

"90% des scènes représentées dans le film sont des scènes tirées de ma mémoire. Parfois directement, parfois un peu moins. Il s'agit d'une période qui m'a façonné, mais aussi d'un moment qui a façonné un pays. C'était le début d'une longue transition au Mexique."

De quoi nous donner encore plus l'eau à la bouche à l'idée de découvrir ce film des plus personnels. En tout cas une chose est sûre : Netflix frappe un grand coup puisqu'outre Roma, qui n'a pas encore de date de diffusion, la plateforme de streaming présentera 22 july de Paul Greengrass et The Ballad of Buster Scruggs (devenu un film) des frères Coen en compétition pour le Lion d'Or. The Other side of the Wind, film inachevé d'Orson Welles, restauré et terminé par le géant de la SVOD, sera lui présenté en hors-compétition. Fort.

 

Photo Alfonso CuarónAlfonso Cuaron sur le tournage

commentaires

Alexandre Janowiak - Rédaction
26/07/2018 à 09:19

@Karev

Petite confusion en effet. En revanche, le film de Paul Greengrass ne s'appelle plus Norway (comme lors de sa production) mais 22 July. On a corrigé...

Bonne journée !

Thierry
26/07/2018 à 07:35

Merci Netflix. :))

Karev
26/07/2018 à 02:49

Petite erreur, "Utoya, 22 juillet" n'est pas le Greengrass mais un film de Erik Poppe (sur le même sujet) qui va sortir en novembre prochain au cinéma. Le Greengrass s'appelle "Norway".

Bayhem
25/07/2018 à 23:16

@la rédac

Ben c'est un peu chéros la séance, et un peu déprimant de ne pas pouvoir aller voir de cinéma au cinéma. Mais merci de la réponse !

Alexandre Janowiak - Rédaction
25/07/2018 à 20:07

@bayhem,

Le film finira vraisemblablement sur Netflix et uniquement sur Netflix en France en effet (idem pour la grande majorité du monde).
Pour découvrir le film de Cuarón en 65mm au cinema il faudra se rendre aux festivals de Venise, Toronto ou New York...

Bonne soirée !

Bayhem
25/07/2018 à 19:37

@la rédac

Du coup, ça va être dispo directos sur Netflix ?
Non parce que découvrir le nouveau Cuaron ailleurs que sur un écran de 20 mètres, ça fait mal ! Azkaban, Les Fils de l'Homme (CHEF D’ŒUVRE), Gravity, ce sont de sacrés bouts de cinoche ! Le mec a prouvé que c'est un cinéaste, au sens premier, celui qui est fait pour un écran géant, pas une télé !

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