Nous sommes la nuit : Du sang pour ces dames

Simon Riaux | 27 décembre 2010
Simon Riaux | 27 décembre 2010

On ne croise pas tous les jours un quatuor de vampirettes allemandes, sexy et sanguinaires. A l'affiche de Nous sommes la Nuit, Karoline Herfurth, Nina Hoss, Jennifer Ulrich et Anna Fischer forment un pack de prédatrices redoutablement séduisantes. Rarement traité sous un angle exclusivement féminin, le mythe du vampire bénéficie grâce à elles d'une incarnation inédite et dangereuse.

 

 

 

Des rôles inhabituels dans le cinéma germanique, comme le remarque Nina Hoss, aînée et chef incontestée du groupe, « avec un peu de chance, on peut interpréter une policière dans une fusillade. Ça a donc été une nouvelle expérience pour moi de préparer des cascades ou d'aller au stand de tir quatre semaines avant de commencer le tournage (...) d'habitude mes rôles se cantonnent à un aspect uniquement intellectuel. » Karoline Herfurth, l'interprète de Lena, s'en est elle aussi donné à coeur joie: « j'aime les nouveaux challenges. D'habitude, il n'y a que une ou deux scènes par film qui requièrent des aptitudes physiques particulières (...) mais sur ce film, ces défis étaient quasiment quotidiens. » Des difficultés qui ont rapproché les deux comédiennes, dont la relation sur le plateau n'était pas très éloignée du rapport qu'entretiennent leurs personnages dans le film, saphisme et massacre mis à part: « Nina est phénoménale, et elle perçoit si bien le ton de la scène. Elle me donnait les meilleurs conseils.

 

 

Jennifer Ulrich, aussi impériale que glaciale dans le rôle de Charlotte, évolue avec un plaisir évident dans l'univers de Dennis Gansel. « Les films de vampires parviennent à confronter une violence brute avec des sentiments et de la sensualité (...) j'aime ça. Je suis vraiment heureuse qu'on puisse réaliser aujourd'hui un film comme ça en Allemagne. » Sûre d'elle, la comédienne connaît se partition et s'en amuse: « ça parle de sang, d'immortalité, de peur et il y a beaucoup de sex-appeal (...) J'aime ces quatre femmes très différentes, qui sont toutes extrêmement sexy à leur manière... »

 

 

Une vision des immortels bien loin des atermoiements récents de vampires en proie à la mélancolie et aux remords. Comme le confirme Anna Fischer, véritable moteur à explosion de Nous sommes la nuit, D.J électrique et insatiable, pour qui un bon film de vampires doit contenir « du sang ! Et des crocs aiguisés ! » Quand on lui demande comment deux hommes racontent l'histoire de quatre femmes noctambules (Dennis Gansel à la réalisation et Jan Berger au scénario) elle répond avec malice: « ça devient un film de vampires lesbien. » Quand on vous dit que c'est pas Twilight !

 

 

 

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