Jamel Debbouze à l'Institut du Monde Arabe

Louisa Amara | 1 mai 2007
Louisa Amara | 1 mai 2007

Sous la pluie et la grêle, Jamel Debbouze  a reçu humblement l'hommage de l'Institut du Monde Arabe, et de son nouveau président Dominique Baudis. Pour clore ce mois entièrement consacré à sa filmographie et sa carrière, Jamel est venu à la rencontre de son public après la projection d'Indigènes. Nous l'avons rencontré juste avant ses fans. 

 

On vous reçoit aujourd'hui à l'Institut du Monde Arabe où un hommage vous est rendu, par la projection d'Indigènes, film que vous avez porté. Pourriez-vous revenir sur ce problème de visa qu'il y aurait eu avec l'Algérie ?
C'était une rumeur, je n'ai jamais eu de souci avec l'Algérie, c'est un pays que j'adore, que j'ai visité plusieurs fois, j'y retournerai avec plaisir, c'était juste un problème d'ordre technique, administratif, rien de grave.


Qu'est ce que ça vous a fait de représenter ce pays pour les Oscars ?
J'étais très, très fier pour tout ce qu'a vécu ce pays, ce qu'ont vécu les algériens, et bien sûr je pense aussi à l'Afrique du nord que je connais bien. Avec une histoire pareille à défendre, j'étais très fier, c'était très touchant.

 

Recevoir un hommage à l'Institut du Monde Arabe, institut qui a vu de nombreuses personnalités en ses murs, on y étudie notamment Averroès, comment le vivez-vous ?
Franchement, je suis très flatté d'abord. J'ai commencé ici. J'ai joué mon premier sketch ici à l'institut du monde arabe. C'est un endroit que je n'ai jamais vraiment quitté, je viens de temps en temps le visiter, je trouve que c'est un outil magnifique malheureusement pas assez fréquenté. Je suis très fier d'être là, c'est sûr.


 

Nous sommes en plein entre deux tour, alors forcément, on s'intéresse à votre point de vue sur la question. Nicolas Sarkozy a fait un meeting assez hallucinant, beaucoup de monde, de people, Ségolène contre attaque le 1er mai avec un concert au stade Charlety réunissant plusieurs artistes, vous y serez ?
Non, le 1er mai je serai avec ma famille. J'ai dit ce que j'avais à dire sur ce sujet, j'ai toujours été de Gauche, et je défends ces idées. Je continuerai à le faire, et j'espère que Ségolène Royal sera à la hauteur de nos attentes à tous.


Vous continuerez à être aussi présent à Trappes ou ailleurs au niveau associatif ?
Je viens de l'associatif, j'ai commencé ma carrière grâce à des associations. J'espère n'avoir jamais arrêté d'être un membre actif. Maintenant peu importe la présidence, ça ne changera rien  pour nous. On est au contact des gens, on est des artistes, on essaie d'exprimer des choses, on ne répond pas à des questions, on les pose. Je me contenterai de poser des questions, j'espère qu'elles seront pertinentes et qu'elles trouveront écho.

 

Revenons au cinéma et à votre actualité, notamment à Astérix, d'autres surprises à venir ?
Astérix, c'était juste une blague, on m'a donné l'opportunité de jouer avec Zinedine Zidane. Vous savez bien que je ne peux rien refuser à...mon amant (rires). Sinon, il y a le Jamel Comedy Club 2 qu'on enregistre avec de nouveaux talents. Et je peux enfin vous dire, que je tourne avec Agnès Jaoui et Jean Pierre Bacri cet été, ça c'est la classe, c'est extraordinaire !


Et quand vous verra-t-on enfin sur scène, en duo avec Gad Elmaleh, projet que vous avez ensemble depuis plusieurs années déjà ?
(Large sourire) J'adorerais. Gad a beaucoup de choses à faire. On a des plannings très chargés, mais je vous assure que c'est un truc qu'on a dans le cœur tous les deux et il est impossible qu'on ne le fasse pas. Donc...

(En chœur)

Inch'Allah !
Inch'Allah !

 

 

Propos recueillis par Louisa Amara.

Autoportraits de Jamel.

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