Julie Gayet (La Turbulence des fluides)

Didier Verdurand | 14 mars 2005
Didier Verdurand | 14 mars 2005

À l'occasion de la sortie du film La Turbulence des fluides en DVD le 19 août 2003, Julie Gayet, interprète principale, a bien voulu répondre à nos questions. Dans ce film, l'alchimie est très forte entre le duo féminin formé par Pascale Bussières et Julie Gayet. Il est impossible de cataloguer cette dernière, qui peut se trouver aussi bien dans des grosses productions que dans des films fauchés, et c'est tout à son honneur. En vacances en Grèce, elle a très gentiment répondu à nos questions. Allô Julie ?

Comment t'es-tu retrouvée dans cette aventure ?
Mon agent a reçu un fax qui contenait le synopsis du film. J'ai immédiatement aimé l'idée, le ton et même la description de Manon Briand, la réalisatrice, qui parlait d'elle. J'ai su que Pascale Bussières faisait partie du projet, et j'ai ressenti une forte envie de travailler avec elle. Alors j'ai voulu en savoir plus, et j'ai appris que Manon avait quitté la France, et que c'était l'équipe de production de Luc Besson, coproducteur, qui était chargée de trouver l'autre comédienne principale. Je n'ai rencontré que cette équipe dans un premier temps, c'est la première fois que j'étais choisie par la production sans avoir rencontré le metteur en scène ! C'est une aventure basée à l'origine sur la confiance.

Il n'y a pas eu d'essais vidéo ?
Non, la confiance était absolue. Mais la prod lui a quand même envoyé des cassettes de La Confusion des genres et Select Hotel entre autres.


Tu as rencontré Luc Besson à cette occasion ?
J'ai su qu'il avait donné son feu vert, mais je ne l'ai pas vu pendant le tournage. Je l'ai rencontré à Cannes l'année suivante. Il m'a salué très poliment avec un baisemain (rire). Mais je précise qu'il n'était pas le seul producteur. Roger Frappier, qui a produit Le Déclin de l'empire américain, était présent. Luc Besson s'occupait surtout de la postprod, en Normandie dans son château.

Y a-t-il eu des répétitions ? L'alchimie entre les deux personnages est très présente !
Je suis du style à préparer longuement mes rôles, souvent quelques mois avant le tournage. Là, j'avais seulement quinze jours et je trouvais cela très court. Je suis partie dans les trois jours qui ont suivi la signature du contrat, et j'ai immédiatement fait la connaissance de Pascale. On s'est immédiatement entendues, et nous sommes encore très proches. J'aime cette femme par sa réflexion.

Le tournage s'est bien déroulé ?
À une heure de Montréal. Ce qu'on ne voit pas dans le film c'est qu'il ne fait pas chaud. Là-bas, la canicule, c'est 20°, et la mer est à 4° ! Quand Pascale est dans l'eau, c'était pendant quelques secondes. Les scènes sous l'eau ont été tournées dans une piscine, tout naturellement !


La scène la plus difficile à tourner ?
Sur le papier, certaines scènes paraissent évidentes, et ce n'est pas le cas le moment venu. Celle où j'embrasse la femme flic en est un exemple. La comédienne était tétanisée ! Moi, ça me faisait sourire, surtout que ce n'est pas la première fois que j'interprète une lesbienne ! Mais cela ne l'empêchait pas de trembler.

Et celle où la terre tremble, justement ?
C'est bien entendu la caméra qui tremble. Avant la prise, nous tournions sur nous-mêmes comme des toupies ! À l'origine, le budget était supérieur, et même si le budget définitif était le plus gros du Québec, nous n'avons pu créer un typhon comme au Japon, il a fallu tout réécrire !

Propos recueillis par Didier Verdurand en août 2003.

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