Hayden Christensen - Confidences de Dark Vador

George Lima | 25 mai 2005
George Lima | 25 mai 2005

Après L'Attaque des clones, Hayden Christensen est revenu à Cannes pour présenter le dernier épisode de la saga Star wars. Mais le jeune Jedi Anakin a sombré du coté obscur de la Force pour revêtir le costume du puissant Dark Vador. Rencontre avec un Seigneur Sith.

Cet épisode est celui que le public attendait. C'est beaucoup de pression pour vos jeunes épaules ?
C'est le moment que j'attends depuis que j'ai signé pour le rôle. J'ai adoré explorer le coté obscur de mon personnage. J'ai toujours été attiré par la part d'ombre qu'il y avait dans chacun des rôles que j'ai interprétés. Tourner ce film a été un réel plaisir pour moi. Pour ma maman, ça a été en revanche plus difficile de me voir subir une telle transformation. Spécialement à la fin (NDLR : attention spoiler !), quand mon corps prend feu.

C'est la scène la plus difficile que vous ayez eu à jouer ?
Non, celle avec Mace Windu était la plus difficile car la plus importante. Cette séquence est celle de la transition pour Anakin. À ce moment là, il doit faire un choix sur lequel il ne pourra jamais revenir.

Comment considérez-vous George Lucas ? Comme un dieu de la science fiction, comme celui qui vous a fait démarrer…
C'est un peu mon mentor. C'est aussi un passionné, un visionnaire et un révolutionnaire. Il a fait plus pour le cinéma que la plupart des réalisateurs vivants. Il a su créer un univers qui a un impact, une résonance incroyable pour tant de personnes si différentes. Faire partie de son monde est un énorme privilège. Pendant le tournage, j'étais heureux rien qu'en le regardant tout orchestrer.

Qu'avez-vous ressenti quand vous avez porté le costume de Dark Vador pour le première fois ?
Je me suis senti investi d'un pouvoir. J'étais submergé par l'émotion. Et la chaleur aussi. Je pouvais à peine respirer. Dans cette chose, on se sent comme prisonnier et j'ai pu ressentir ce qu'Anakin devait ressentir à ce moment précis.

Est-il vrai que vous avez dû insister pour que George Lucas vous laisse mettre le costume ?
Ce n'est pas qu'il ne voulait pas. Le costume était juste fait pour quelqu'un d'un peu plus grand que moi. Mais je le voulais tellement qu'il a accepté. C'était un rêve de gosse pour moi. George a fait quelques ajustements sur le costume, comme celui de mettre des talonnettes dans les bottes pour le problème de taille.

La séquence a dû être impressionnante à tourner ?
J'avais des frissons partout. J'étais allongé et j'ai vu le masque s'abaisser vers moi. C'est une scène très triste. Triste mais dans le sens le plus excitant du terme.

Vous allez devenir une icône pour les fans ?
Je suis acteur et je vais faire d'autres films. Et je n'ai pas l'intention d'aller chaque année aux conventions Star wars. (rires).

Ne craignez-vous pas d'être étiqueté Star wars à l'avenir ?
Ce n'est qu'un rôle. Évidemment l'association entre Anakin ou Dark Vador et moi sera toujours présente mais les choses ont changé. Il y a trente ans, il n'y avait qu'un blockbuster tous les quatre ans et on y associait à vie les comédiens pour cette raison. Aujourd'hui, il y a un blockbuster tous les quatre mois. Cela change la donne pour nous. Le public est aujourd'hui habitué aux personnages « larger than life » et aux contes épiques. Je pense que le problème de l'étiquette ne se pose plus. Mais je comprends que vous posiez la question à cause de Mark Hamill.

Si vous ne deviez retenir qu'une chose de l'expérience Star wars ?
C'est impossible de faire le tri. Il y a tellement eu à absorber que je ne peux les réduire à une seule chose. Mais entre autres : mettre le costume de Dark Vador, tenir le sabre laser blanc pour la première fois, recevoir un coup de fil de George Lucas qui m'annonçait que j'avais le rôle…

Une dernière question : est-ce vous qui respirez dans le casque de Vador ?
Je ne sais pas. Mieux vaut laisser une part de mystère…

Propos recueillis par Marilyne Letertre.

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