Covid, avenir du cinéma, Netflix... rencontre avec Xavier Legrand, réalisateur de Jusqu'à la Garde

Christophe Foltzer | 19 octobre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Christophe Foltzer | 19 octobre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Ce n'est pas tous les jours que l'on fait pareil exercice sur Ecran Large, et c'est pour ça qu'il est intéressant. Pensez donc, une semaine après la fin du FIF de Saint-Jean-de-Luz, y revenir pour une interview du président de son Jury, Xavier Legrand. Un rendez-vous qui casse un peu la chaine habituelle des news instantanées et consommables à court terme, qui nous ramène dans une temporalité un peu plus posée et propice à une vraie discussion.

C'était un peu l'objectif caché de ce rendez-vous, durant le Festival : prendre le temps de discuter, à bâtons rompus, de faire connaissance avec le père d'un des films qui nous a le plus marqué ces dernières années, Jusqu'à la garde. Et l'idée n'est pas venue de nous, mais de Xavier Legrand lui-même : à la fin d'une soirée un peu arrosée, il nous a proposé une interview directement le lendemain matin. On ne pouvait clairement pas refuser l'invitation.

Très rapidement, nous nous mettons d'accord : pas d'interview promo, pas vraiment de langue de bois, pas de plan, pas d'objectif ; nous sommes là pour parler, discuter, échanger, et voir où cela va nous amener. Une envie partagée en ces temps troubles où la division menace, un besoin de communiquer, sur tout, sur rien, sur l'essentiel quoi. Une rencontre freestyle, sans masques (mais dans le respect des conditions sanitaires), qui donne à cet entretien toute sa valeur.

 

Photo Xavier LegrandXavier Legrand

 

EcranLarge : Tu disais, lors de la cérémonie d'ouverture du festival, te trouver dans une position un peu délicate par rapport au fait de devoir juger des films de réalisateurs peut-être plus expérimentés que toi ou au même niveau. À l’issue de la semaine, comment as-tu évolué sur cette réflexion ?

Xavier Legrand : En fait, j’abordais ça plus comme une opportunité d’échanger avec des réalisateurs qui sont au même "temps" que moi. Je suis entre le premier et le deuxième film, pour certains c’est le premier et pour d’autres, le deuxième, ça enlève toute notion de hiérarchie. C’est plus une émotion et une fierté, puisque c’est quand même une responsabilité importante d’être président, c’est flatteur aussi de dire qu’on m’accorde cette place-là. Cela me procure un vrai appétit de découvrir ceux qui font du cinéma au même moment que moi aujourd’hui. Après la découverte de cette programmation, je suis à la fois agréablement surpris et j’ai encore plus l’envie de rentrer et d’écrire, parce que ça m’a inspiré, ça m’a nourri et je trouve ça génial cette notion de vases communicants.

E.L. : Est-ce que cette expérience te permet de faire le point sur ta propre manière d’aborder le cinéma, l’écriture, la mise en scène ?

X.L. : Oui, tout à fait. Ça me confirme qu’il faut assumer ses choix, ce que l’on choisit de raconter et comment on veut le raconter. On voit bien que ceux qui le font, même avec, peut-être comme moi, la jeunesse de la carrière, qui fait que l’on peut être un peu moins expérimenté ou qui amène quelques maladresses, à partir du moment où ils croient à ce qu’ils racontent, là, le cinéma existe.

 

Photo Thomas Gioria, Denis MénochetJusqu'à la garde

 

E.L. : L'idée sous-jacente du doute, justement, c’est quelque chose qui te fragilise, qui t’habite, te renforce dans ton rapport à l’écriture et à la mise en scène ?

X.L. : J’ai envie de dire que cela me renforce, mais, en même temps, l’inconvénient c’est que ça me fait perdre un peu de temps. Le doute fait que je me remets en question, quelques fois j’ai eu tort de douter, mais j’en avais besoin pour comprendre que je faisais les bons choix. Je prends le doute comme un allié et pas comme quelque chose qui va me fragiliser ou m’empêcher. Ça me fait juste prendre un peu plus de temps. Mais ce n’est pas grave, parce que ce temps est précieux, il peut confirmer certains choix, certaines idées, certaines tendances.

E.L. : Comment ça se traduisait dans le processus créatif de Jusqu’à la garde ?

X.L. : C’est arrivé à plusieurs étapes. C’est arrivé à la première version du scénario. Elle était bien, mais pas du tout ce qu’est devenu le film par la suite et, ayant des doutes et des retours plutôt encourageants, mais sans vrai enthousiasme, j’ai donc eu l’audace de tout jeter et de tout recommencer. Et j’ai bien fait. Ça fait perdre du temps, mais ce n’est pas du tout du temps perdu.

E.L. : En élargissant un peu cette notion de doute à ton approche de la société, des gens, de la situation actuelle, tu te positionnes comment par rapport à cette question ? Tu doutes de ce qui se passe, de la possible évolution ou tu es plutôt en défiance ?

X.L. : On parle de doute, mais là, nous sommes plutôt dans l’incertitude. On ne sait pas comment ça va continuer. Moi, je doute de la politique qui communique mal et augmente le doute chez les gens et, du coup, qui crée beaucoup de désordre. On ne voit pas bien comment ils gèrent ce problème sanitaire. Moi, je suis bon élève, je n’ai pas de problème à mettre un masque et à me discipliner. Ceux qui me font peur sont ceux qui, sous prétexte d’une liberté, vont en fait être contre parce que ça les empêche. Mais selon moi, ce n’est pas raisonné.

 

AfficheQuatre César en 2019, dont celui du meilleur film

 

 

E.L. : On serait donc plus sur d’autres problématiques qui, au final, utilisent cet événement particulier pour s’exprimer...

X.L. : Je crois, même si, évidemment, les gens ont peur, ils sont en colère, la situation économique est difficile à cause de ce virus, mais il faut qu’on vive avec ce virus et qu’on tombe d’accord pour avancer.

E.L. : On rejoint ce que je me disais durant tout le festival puisque, personnellement, c’était la première fois que je retournais au cinéma depuis février : au-delà de la nécessité de retourner au cinéma pour relancer cette industrie, cette économie, il y a vraiment ce besoin de communion humaine, d’une expérience collective qui gomme quelque part toutes ces questions…

X.L. : J’ai vécu ce festival de la même manière. En plus, j’ai vraiment eu la sensation de prendre l’avion pour prendre des vacances de cinéma parce que je n’allais pas non plus au cinéma depuis le déconfinement. J’avais beaucoup d’appréhension, je ne suis pas retourné au théâtre non plus. C’était pour moi une expérience aussi, pour montrer que la vie continue et, oui, j’ai ressenti ça. Avec les membres du jury, on passe tout notre temps ensemble, mais aussi avec les spectateurs. En fin de compte, c’est facile si on se met à respecter la règle, parce que la règle n’est pas là pour empêcher quoi que ce soit, elle est là pour mieux vivre ensemble et de façon égalitaire.

C’est pour ça que je ne comprends pas pourquoi des gens se mettent encore en colère sous prétexte que c’est une interdiction. Ils prennent ça contre eux alors que c’est pour eux, pour qu’on se protège tous, les uns les autres. J’ai un peu de mal, parfois je me demande si l’humain n’est qu’inconscience et individualisme. Après, je comprends tout à fait que des gens s’expriment par la colère, et je le respecte, mais c’est aussi au gouvernement de proposer toutes ces règles dans cette perspective-là. Pour qu’elles soient comprises en fait. Il manque beaucoup de pédagogie dans tout ça. Il y a des gens qui sont moins au courant, qui sont plus isolés, moins alertés par les choses, donc il faut leur expliquer. On n’est pas tous égalitaires par rapport au savoir, à la société. Ça manque de pédagogie tout ça.

 

Photo Jusqu'à la gardeJusqu'à la garde

 

E.L. : Et cela touche aussi notre milieu. Dans ta position de réalisateur qui prépare son second film, comment tu peux te projeter actuellement dans ton travail ? Comment tu gères les possibles conditions, sacrifices et compromis ?

X.L. : Pour le moment, je reste optimiste en me disant que je vais faire comme si tout sera fini quand on tournera, qu’on aura trouvé un vaccin. J’essaye de continuer mon travail comme avant, ça me permet de garder espoir. En revanche, si ça continue, c’est une nouvelle façon de vivre qu’il va falloir créer, il n’y aura plus de cantines sur les tournages, on ne se serrera plus la main, on devra se tester avant une scène de baiser, évidemment, je le ferai et j’adapterai. Par exemple, une scène de groupe dans un lieu confiné, je l’écrirai autrement.

 E.L. : Tu serais du genre à transformer les histoires que tu veux raconter en fonction des contraintes ou à essayer de transcender ces contraintes pour arriver au résultat que tu souhaites ?

X.L. : J’essaierai encore une fois de prendre la contrainte comme une alliée sans pour autant braver les interdits. Je n’ai aucune envie de prendre des risques, je fais du cinéma. Je veux bien prendre des risques artistiques, mais pas des risques humains. On peut très bien tenter de contourner la contrainte tout en respectant la consigne.

 E.L. : Comment se passe ta carrière théâtrale actuellement ?

X.L. : C’est un peu compliqué, on a pris un gros coup de massue. Mais j’ai eu un peu de chance, je n’ai eu que quelques petites dates qui se sont annulées cet été. J’ai fait un spectacle l’année dernière qui va partir en tournée (ndlr : Mademoiselle Julie, avec Anna Mouglalis) et la reprise n’était pas prévue avant janvier prochain, donc pour le moment je croise les doigts en espérant qu’elle sera maintenue. On voit très bien que l’on peut organiser des événements sans se mettre de trop grosses contraintes artistiques et économiques. J’ai eu de la chance de passer un peu entre les gouttes, je n’ai pas eu un spectacle entier qui s’est annulé.

 

Affiche Mademoiselle Julie

 

E.L. : Tu es comédien de théâtre, de cinéma, tu es réalisateur. Il y a d’autres volets créatifs que tu aimerais aborder ?

X.L. : Je suis aussi scénariste donc, j’aimerais aussi écrire un roman, pas tout de suite cependant. La littérature, c’est quelque chose qui me plait beaucoup, mais je pense que ça viendra vraiment plus tard. J’ai un peu commencé. J’écrirai un livre, mais il mettra du temps à arriver. J’aimerais mettre en scène au théâtre, même si je l’ai déjà fait dans ma jeunesse il y a très longtemps. Et puis… Bon, c’est trop tard, mais j’ai fait de la danse et je sais que j’aurai aimé continuer.

E.L. : De la danse classique ?

X.L. : Non, contemporaine. Et c’est vrai que j’ai ce regret de ne pas avoir continué. Ça m’est arrivé dans les spectacles d’avoir à utiliser mon corps, mais j’aimerais bien faire un spectacle de danse en tant que chorégraphe, même si je n’en ai pas du tout le talent. Et je pense que la danse arrivera aussi dans mes films. Le chant, la musique, la danse, une envie de comédie musicale, mais vraiment dans un sens expérimental. En réalisant le clip d’Alex Beaupain (Pas plus le jour que la nuit), j’ai adoré collaborer avec le chorégraphe et les danseurs et danseuses. Je me sens très à l’aise avec l’expression corporelle. Pour moi, la musique est un vrai choix, il n’y en a pas du tout dans Jusqu’à la garde, j’utilise vraiment la musique comme une actrice et j’ai très envie d’aller dans la musicalité d’un film. Mais de façon complète et assumée.

 

photo, James StewartLa Corde, grande influence du réalisateur pour Jusqu'à la garde

 

E.L. : Quelles sont les références artistiques fondatrices dans ton parcours ?

X.L. : Il y a d’abord le théâtre, que j’ai découvert à la télé. J’avais 4 ans, je n’étais pas trop télé, mais quand mes parents me mettaient devant une pièce de théâtre, j’étais fasciné. J’avais déjà, je pense, le sens du public qui applaudit et qui réagit. Ensuite, mes parents étaient de grands fans d’Alfred Hitchcock, donc, assez tôt, je regardais ses téléfilms et, quand j’ai eu l’âge, j’ai eu envie de voir tous ses films. Et en même temps, Indiana Jones, les grands films d’action américains… Je me souviens aussi de JFK d’Oliver Stone. J’avais 13 ans, j’ai fait « Wow ! », et c’est là que, je pense, l’envie de réaliser est née même si je ne l’avais pas du tout intégrée à l’époque. J’ai commencé le théâtre, j’ai un peu consacré ma vie à me former au théâtre et le fait de jouer m’a donné envie de diriger, donc j’ai un peu dirigé, et j’avais envie de monter un spectacle, donc j’ai commencé à écrire, et en fait j’ai compris que j’étais plus à l’aise dans l’écriture pour le cinéma. Les découvertes m’ont constamment nourri. Je fonctionne comme ça, je me nourris des bouquins que je lis, des spectacles que je vais voir, des films. Je l’assume totalement. Je ne copie rien, je suis juste inspiré par mes découvertes artistiques.

E.L. : C’est un peu paradoxal quand même. Tu parlais de la fascination du théâtre, du public, de l’énergie directe dans ce rapport, mais tu fais du cinéma, donc ce rapport est un peu désincarné et indirect…

X.L. : Je ne l’ai pas en direct, c’est sûr, mais je l’ai en direct quand je suis dans la salle avec le public. Mais je n’en garde aucune frustration parce que je continue à être en lien direct avec le public puisque je suis acteur de théâtre. Ce serait difficile pour moi de n’être que scénariste et réalisateur. J’ai vraiment besoin de continuer à jouer. Si je peux continuer à faire cet aller-retour, il me met en bonne santé.

 

Photo Kevin CostnerJFK

 

E.L. : Tu considères que le cinéma, c’est exclusivement une expérience en salles, dans un premier temps, ou bien ça peut aussi devenir exclusif à certaines plateformes ?

X.L. : Alors, pas exclusivement. Je pense que tout doit exister. En tant que spectateur j’aime de temps en temps regarder un film chez moi, mais aussi avoir la liberté, le choix, l’engagement d’aller dans une salle. Parce que c’est un engagement. Comme aller voir un spectacle vivant. Je ne suis pas un consommateur de cinéma qui va aller voir n’importe quel film, je prévois : « tel jour, j’irai voir tel film », comme un spectacle en fait. J’ai vraiment ce rapport à la salle, et c’est important. Je suis par exemple très surpris du monde qui vient au festival, c’est génial. Même avec tous ces problèmes, les gens ont toujours envie. On aura toujours envie, je pense, depuis les Grecs qui se déplaçaient pour voir de la tragédie, on a besoin de voir des choses de manière collective, en tant que public, on a besoin de voir notre miroir. On a besoin de voir des gens qui nous singent pour qu’on se comprenne mieux. C’est bien de le faire tout seul, chez soi, mais on a aussi besoin de le faire ensemble.

E.L. : Concernant cette notion de gens qui nous singent… Ces 10 dernières années, les films Marvel ont cartonné de façon inimaginable. Cette hégémonie, c’est un mal nécessaire ou c’est un danger culturel, créatif ?

X.L. : Je pense que c’est un peu un danger. Ce n’est pas qu’ils ne doivent pas exister, au contraire, les gens ont besoin de se divertir, ils sont fans, en plus certains films sont très bien faits, donc c’est chouette. Sauf que, le problème, c’est que c’est inégal, c’est une industrie. Parce que ça rapporte beaucoup d’argent, ce qui est bien, parce qu’il faut de l’argent pour faire du cinéma, mais ça écrase les autres propositions. Les gens qui ont envie de voir des films de qualité ou d’auteur, ils arriveront à les trouver, mais c’est plus pour la jeune génération que c’est un problème. Si ça continue comme ça, les gens vont commencer à croire que le cinéma, c’est Marvel et pas autre chose. « Tu aimes le cinéma ? – Oui, j’adore Spider-Man. » Mais le cinéma, ce n’est pas que Spider-Man, c’est aussi Violette Nozière… Et La Terre des hommes ou Les séminaristes par exemple.

 

photoLes séminaristes

 

E.L. : C’est peut-être le côté positif de la situation actuelle : les gros blockbusters sont soit repoussés, soient déprogrammés pour sortir directement en SVoD, ça laisse pour vous un champ énorme à investir.

X.L. : Bien sûr.

E.L. : Comment vous vous organisez dans les coulisses pour profiter de cette porte ouverte ?

X.L. : Alors là, je ne peux pas répondre. À mon niveau, je suis très sécurisé par mon producteur dans mon rapport à tout ça. On reste dans le projet de faire un film qui sortira en salles un jour, avec un distributeur, mais on n’a pas encore abordé ce sujet. Je suis encore l’auteur-créateur qui travaille dans son coin. Quand on entrera en financement, peut-être qu’il me dira qu’on fera finalement un film pour Netflix. J’ignore si ce sera bien ou pas, je ne sais pas comment je vais le prendre, mais j’imagine que, amoureux du cinéma comme il est, s’il prend ce choix-là, c’est parce que le film ne pourra pas exister autrement. Encore une fois, la contrainte, il faut la prendre plutôt que la subir. Je ne sais pas du tout comment l’industrie répond à ça aujourd’hui et comment elle s’organise.

 

photo, Elizabeth OlsenAvengers : Endgame

 

E.L. : Tu penses qu’elle devrait prendre officiellement position ? L’industrie française ne devrait-elle pas taper du poing pour dire « Nous on existe, on va mettre les moyens pour montrer la diversité française parce que notre cinéma est riche et qu'il plait », parce que c’est le moment de faire front commun ?

X.L. : C’est un rapport compliqué, parce qu’on a besoin des gros films américains pour faire les nôtres. À mon avis, c’est plus une question de présence, d’offre, il faut montrer que le cinéma n’est pas que ça. Les gens se tournent vers ce qu’on leur offre et si on ne leur propose pas de nouvelles choses, ils n’y vont pas. Si dans un complexe de quatre salles, y en a trois pour Marvel… Les gens se tirent une balle dans le pied comme ça, il faut faire tout un travail pédagogique là-dessus. De montrer que les autres cinémas existent et leur donner de la place. Il n’est pas question de détruire Marvel, on en a besoin, mais il ne faut pas leur donner la place royale sous prétexte qu’ils font plus d’entrées. On doit pouvoir faire cohabiter les deux.

Mais tu vois, c’est vrai, je suis assez protégé par mon producteur. Je suis plutôt un créatif. Tout ce qui tient à l’industrie, je n’y connais pas grand-chose. Ce n’est peut-être pas plus mal d’ailleurs même si je n’ai aucune envie de dépenser de l’argent inutilement pour faire mon film. J’essaye d’être cohérent avec l’histoire que je veux raconter et c’est ma responsabilité de trouver des moyens artistiques pour que ça coûte le moins cher possible sans pour autant sabrer mes intentions. Un budget est un budget. Mais comment ça se passe dans les coulisses de l’industrie entre financiers... Je prends mes distances, parce que ce n’est ni mon poste ni mon travail en fait.

 

Un grand merci à Xavier Legrand pour s'être plié à l'exercice et au FIF de Saint-Jean-de-Luz pour l'avoir permis.

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commentaires
mwaiman
20/10/2020 à 06:38

En lisant un article sur les musées parisiens qui continuent à exporter leurs collections partout sauf à lyon, j'ai repéré ce paragraphe qui s'applique bien au problème de l'intérêt que suscite le cinéma français dans le monde et de ce qu'il ne contribue plus :

"Ce « soft power » français lui a longtemps permis de boxer au-dessus de sa catégorie, d’avoir une influence que sa taille ou son économie ne lui garantissaient pas. C’est ce qui explique l’émotion planétaire lorsque Notre Dame brûle, l’afflux de touristes dans l’hexagone, ou encore le succès du luxe français."

Et on pourrait ajouter qu'à chaque guerre majeure, des dizaines de milliers d'étrangers à titre individuel viennent nous aider, et j'aimerai que le cinéma français soit meilleur, pour susciter encore l'envie de ceux-ci à nous aider.

Sanchez
19/10/2020 à 15:43

Xavier Legrand mérite bien sont nom avec le coup de maître qu’il nous a pondu

Geoffrey Crété - Rédaction
19/10/2020 à 15:26

@Bob 57

C'est une idée qu'on a en tête depuis longtemps, mais la même logique d'intérêt des lecteurs-spectateurs s'applique côté vidéo, avec encore plus de moyens nécessaires pour la concrétiser !

Bob 57
19/10/2020 à 14:55

Méga intéressant.. Bien sur que c'est pas ce qui passionne le plus et c'est dommage :/. Peut être qu'un format vidéo sur votre chaîne serait plus accrocheur ? En tout cas c'est vraiment cool !

Geoffrey Crété - Rédaction
19/10/2020 à 14:34

@captp

Petite équipe et surtout, intérêt très, très limité des lecteurs. C'est donc énormément de temps, d'énergie, d'organisation, pour peu de résultat. Ce qu'on est obligé de prendre en compte...

captp
19/10/2020 à 14:21

comme d'habitude vos interview sont complets et de qualité .
dommage qu'ils soient encore trop rares même si j'ai ma petite idée du pourquoi. (équipe encore trop réduite ?)
En tout cas bravo.

Fethi
19/10/2020 à 13:43

Ça fait plaisir ce genre d´entretiens détachés des contingences promo. Merci

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