De Las Vegas Parano à Trainspotting 2 : la drogue, c'est bien (ou presque)

La Rédaction | 28 février 2017
La Rédaction | 28 février 2017

La sortie de Trainspotting 2 a des effets peu honorables sur la rédaction d'Ecran Large.

Pas besoin d’être un génie pour savoir que la drogue est un des plus immenses bienfaits répandus sur Terre pour la gloire de l’humanité - juste après le beurre de cacahouètes et la bombe atomique.

Alors que débarque Trainspotting 2, la rédaction d’Ecran Large tente donc de vous prouver que depuis toujours, le cinéma s’échine à démontrer combien les produits stupéfiants sont… stupéfiants. Effets secondaires garantis.

 

Photo Robert Carlyle

 

LEAVING LAS VEGAS

Il existe encore des esprits chagrins pour croire que l’alcoolisme est un vice. Franchement, si cela vous permet de vous remettre d’une fin de carrière tumultueuse, puis de rencontrer Elisabeth Shue avant de partir en apothéose, on ne voit pas bien ce qu’il y a à reprocher à la dive bouteille. Sans compter que si vous vous appelez Nicolas Cage, un peu de courage liquide pourra vous aider à affronter les fourches caudines de votre C.V.

  

Photo Nicolas Cage, Elisabeth Shue

 

REQUIEM FOR A DREAM

Ah c'est qu'ils nous font bien marrer tous les censeurs, les cul-bénis et les tristes sires avec leur "la drogue c'est mal" : Requiem for a Dream nous montre que nous sommes tous dépendants, de tout et de tout le monde. Qu'il s'agisse de médocs, de télévision, de substances ou encore de sa meuf, nous sommes tous logés à la même enseigne. Et ça craint un peu puisque le film nous montre par A + B que ça ne peut pas bien se terminer. Alors autant rigoler tant qu'on le peut encore. Mais faut faire gaffe à ses bras quand même. C'est utile, les bras.

 

Photo Jennifer Connelly, Jared Leto

 

ENTER THE VOID

La drogue n'est certainement pas étrangère à ceux qui ont pensé/réalisé/joué dans/éclairé/accepté/vendu Enter the Void. C'est certainement pour ça que le film-trip de Gaspar Noé parle d'un dealer qui, après avoir été tué dans des chiottes de Tokyo, continue sa route et plane pour méditer et regarder sa soeur (incarnée par Paz de la Huerta, à une époque où elle était plus intrigante qu'effrayante : là encore, ravages de la drogue). La preuve que peu importe les effets secondaires et la mort probable, la drogue ouvre les portes de votre esprit au-delà du réel - des néons roses au vagin de maman.

 

Photo Paz de la Huerta

 

TRAINSPOTTING

Quiconque s’est déjà retrouvé coincé à Edimbourg le sait : sorti d’une poignée de rituels sociaux franchement rigolos (du genre Halloween) et d’un ou deux pubs spectaculaires, la vie y est quand même un peu cauchemardesque, à fortiori sous l’ère Thatcherienne. Pensez un peu, des ouvriers au chômage, un système social en capilotade et des roux à perte de vue. Dans de telles conditions, l’héroïne constitue un excellent moyen de ré-enchanter le rêve, tout en échappant momentanément à ses responsabilités parentales. N.B. : attention aux bébés.

 

 

LAS VEGAS PARANO

Oh on les voit venir, les contempteurs de produits stupéfiants, inquiets des déviances de la jeunesse et soi-disant soucieux de questions de salut public. Mais si une quelconque substance a pu doper la furie créatrice du journaliste et romancier Hunter Thompson (dont Terry Gilliam adapte ici un des plus grands textes autobiographiques, véritable manifeste du gonzo journalisme), alors franchement on ne voit pas bien comment s'en passer.

 

Photo Johnny Depp

 

99 FRANCS

Vous aussi vous finiriez les narines dans la poudre si votre job était de parler d'un pot de yaourt comme d'une nouvelle constitution. Si vous deviez faire appel aux plus bas instincts de l'être humain, pour pousser le consommateur à ne plus croire en rien d'autre qu'en ses vacances au soleil et le corps parfait qu'il n'aura jamais. Si dans le process, vous finissez pas vous cramer les ailes, participer plus ou moins consciemment au suicide de vos proches et tuer quelques inconnus, ce n'est pas grave : vous reste toujours l'option d'une mort douce et tendre, qui vous permettra de prolonger ce long trip où vous vous êtes intentionnellement anesthésié depuis trop longtemps.

 

 

BLUEBERRY, L'EXPERIENCE SECRETE

C'est bien connu, pour vivre longtemps, il faut manger sainement. Genre 5 fruits et légumes par jour. Délaissons donc nos substances honteusement chimiques et héritières du Grand Capital pour nous tourner vers le bio avec Blueberry, qui nous exposait tous les aspects bienfaiteurs de l'ayahuasca, la célèbre liane amazonienne qui vous fait voir des serpents, des étoiles et tout un tas de figures géométriques improbables. Une bonne manière de sortir de notre carcan culturel un peu rigide et de partir en quête du Grand Tout sans bouger de chez soi. Et non, cela ne vous transforme pas obligatoirement en Vincent Cassel avec l'accent cajun. 

  

 

REEFER MADNESS

Il s’agit d’un film « documentaire » de 1936, qui expliquait qu’une petite taffe de marijuana amenait un malheureux adolescent à voler, défier les forces de l’ordre, tuer des gens, en violer d’autres, puis sombrer dans la démence totale. Conclusion : s’il y a bien un truc qui rend parano et dingue, c’est manifestement la consommation réglementée de produits sains et légaux.

A noter qu'il existe une version moderne avec Neve Campbell, Kristen Bell et Alan Cumming, sortie en 2006.

 

Affiche officielle

 

commentaires

Colonel Walter Kurtz
01/02/2019 à 21:30

Pour moi Las Vegas parano est l'un des plus consternants navets de l'histoire du cinéma. Je viens de voir le DVD et je suis scié sur place...comment une telle daube est-elle devenue un film culte ? Voilà qui me semble plus dur à comprendre que la physique quantique.

Christophe Foltzer - Rédaction
02/03/2017 à 09:43

Effectivement, John dies at the end aurait tout à fait eu sa place dans le dossier. Merci de nous l'avoir rappelé :)

Naamlock
01/03/2017 à 10:07

Sans oublier l'excellent "John dies at the end" :) :) :)

Greg
01/03/2017 à 05:22

Bizarrement, c'est que des films que j'ai adoré..

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