Top 10 des fraternités et sororités du cinéma

Perrine Quennesson | 13 juillet 2013
Perrine Quennesson | 13 juillet 2013

Dans Monstres Academy, il y a des monstres, certes, mais surtout des fraternités et des sororités. Univers peu développé en France (le bizutage est peut-être le seul point commun) ces clubs privés regroupant un certain nombre d'étudiants représentant les mêmes valeurs sont un peu des ovnis pour nous. Donc fascinants. Si Monstres Academy en fait le centre de son intrigue, Ecran Large vous propose de découvrir 10 fraternités et sororités du cinéma dans lesquels vous adoreriez vous retrouver... ou pas.

 

Lambda Epsilon Omega

 

C'est un peu la fraternité méga-cool où tout le monde voudrait aller. Déjà parce qu'elle a été créée par Will Ferrell, Vince Vaughn et Luke Wilson (What else ?) mais aussi parce qu'elle est un vrai symbole de la seconde chance, tout comme le film, Retour à la fac, d'ailleurs. En effet, n'importe qui y est admis (même un type de plus de 80 ans tente sa chance), tant que l'on sait s'amuser et qu'on vivre (ou revivre) à fond sa jeunesse. Pour y entrer, il y a tout de même quelques rites de passage comme celui du parpaing. En effet, il faut en attacher un au bout de son pénis et le jeter du haut du toit de l'université en espérant que la corde soit assez longue. Et qu'il ne tombe pas dans une bouche d'égout...

 

Delta Nu

Une sororité hyper girly où l'on apprend à séduire, les bases de la coiffure, comment se mettre du vernis et surtout comment avoir une garde-robe qui ne jure pas. Superficiel ? Pas tant que ça. La preuve avec Elle Woods dans La revanche d'une blonde, membre à part entière de ce club qui grâce à tous ses enseignements aux allures légères et les connexions qu'elle en retire, va se frayer un chemin à Harvard et même parmi les meilleurs avocats des Etats-Unis. Cette comédie gentillette s'avère finalement attachante grâce à ce personnage, pas si bête qu'elle en a l'air (mais sacrément blonde quand même).

 

Lambda Lambda Lambda

 

Une bande de nerds se fait rejeter de toutes les fraternités parce qu'ils sont trop...nerds ? Pas de souci, ils vont créer leur propre fraternité : les Lambda Lambda Lambda. Le film, très proche finalement de Monstres Academy, met en scène la traditionnelle opposition entre les têtes et les jambes. Coup bas et revanche en bonne et due forme sont au programme. Et à la fin, who's the coolest ? Les nerds, bien sûr ! Les Tronches datent des années 80 et reste un mètre étalon du genre.

 

Theta Pi

 

Bon très honnêtement, vous n'avez pas envie de rejoindre cette sororité. Ces filles cachent des trucs. En effet, elles ont assassiné accidentellement l'une de leur « sœur », la jolie Audrina Patridge. Mais bon, celle-ci, en plus d'être passablement canon, refuse de rester morte et enterrée et décide de se venger. Classique... et franchement pas terrible ce mélange entre Lolita malgré moi et Souviens-toi l'été dernier qu'est Sorority Row. D'ailleurs on a un peu de pitié pour la pauvre Carrie Fischer qui se retrouve là-dedans. Tu resteras toujours notre princesse Leia, Carrie...

 

Gamma Phi Gamma

 

Oui, Spike Lee aussi s'est lancé dans l'exploration des fraternités dans Classe tous rires. Mais avec son angle à lui, l'exploration des problèmes de discriminations au sein de la communauté black entre nuance de couleur de peau et nature de cheveux. Et c'est une comédie musicale plutôt groovy avec un hymne qui reste dans la tête intitulé sobrement Da Butt. Et au passage, vous pourrez croiser Laurence Fishburne, Spike Lee lui-même mais aussi Giancarlo Esposito.

 

  Zeta Alpha Zeta

Comment faire quand on est une playmate renvoyée du manoir de Hugh Hefner ? Retourner à l'université. Ou presque. Dans une sororité par exemple, comme dans Super Blonde (Faut-il qu'il y ait le mot Blonde pour parler de sororité dans un film ?) où Anna Faris va décoincer une bande de jeunes filles dont le club risque de fermer afin de rameuter du monde. Un film sur la réorientation de carrière ? Pas vraiment mais un bon délire où vous aurez l'occasion de voir Faris mais aussi Kat Dennings et Emma Stone en petite tenue. Et c'est déjà pas mal.

 

Delta Tau Chi

 

Comment faire un dossier sur les fraternités sans parler d'American College ?  Le classique de John Landis est un peu le Breakfast Club des films de frats. On y croise deux fraternités, Les Delta Tau Chi, jeunes libertaires se laissant au chaos et à l'anarchie propre à la jeunesse au Omega Theta Pi, gardiens de l'ordre un tantinet fascistes et sataniques. Vous aurez envie de crier Toga ! Toga ! à toutes vos soirées après l'avoir vu. Et c'est aussi le premier film dans lequel Kevin Bacon a joué. Et comme le dit mon adage : « Un film avec Kevin Bacon est un bon film ». CQFD.

 

Delta Lota Kappa

 

Qui est un faux nom pour parler en réalité d'une véritable fraternité : Delta Kappa Epsilon autrement plus connue sous le nom de Skull and Bones. C'est dans W. que celle-ci est décrite puisqu'il s'agit de la fraternité de Yale par laquelle George Bush sénior et junior sont passés. Et accessoirement sont devenus présidents grâce aux immenses connexions que cette presque société secrète possède. On sent que Josh Brolin s'éclate à nous montrer comment l'ex-chef d'état a pu se ridiculiser, en plongeant d'un bain d'eau glacé ou en buvant des monceaux d'alcool tout en récitant les noms d'anciens membres, afin de rentrer dans l'une des fraternités les plus prestigieuses. Comme quoi puissance n'est pas synonyme d'élégance.

W. n'est pas le seul film à mentionner les Skulls and bones. En effet, Skulls (comme son nom l'indique) en parle également mais plus sur le mode du thriller où un jeune étudiant se fait inviter à rejoindre cette « société secrète » mais dont le rêve va se transformer en cauchemar. Et il y a Joshua Jackson. Et Paul Walker qui ne conduit pas de voiture.

 

Theta Nu Theta

C'est la fraternité que rejoint DJ quand il emménage chez son oncle dans un quartier bourgeois après que son frère se soit fait tuer lors d'une rixe dans un quartier pauvre de LA. C'est par la danse que DJ va s'intégrer à ce monde qu'il ne connaît pas. Et ici le combat des fraternités va se faire sur le dancefloor. Impossible de ne pas penser à Save the last dance pour ce côté mélange et choc des cultures. Et puis bon, c'est l'occasion de voir des morceaux de danse plutôt cool.

 

Beta Chi (et les autres)

 

Le documentaire Frat House de Todd Philips (oui, le même que celui qui a fait Very Bad Trip et produit Projet X) était une commande d'HBO mais il ne fut jamais diffusé. Pourquoi ? Jugé trop choquant. En filmant plusieurs fraternités aux Etats-Unis, Philips a pu étudier les mœurs et coutumes de ces « clubs ». Mais on y voit surtout la violence et les humiliations. Accusés d'avoir trafiqué la réalité (en mettant, soi-disant, en scène certaines situations), Philips et son co-réalisateur Andrew Gurland ont toujours nié et le film a eu de nombreux prix, notamment à Sundance. Le voici ci-dessous.

PS (Post-scriptum, c'est du latin, pas des lettres grecques, nuance) :

On aurait pu mentionner Harry Potter avec ses 4 « maisons » (Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard) mais si cela s'approche des fraternités, il s'agit tout de même d'un autre fonctionnement, typiquement anglais, appelé le House System et instauré par les écoles elles-mêmes (tandis que les fraternités demandent à l'école des autorisations) afin de renforcer les liens entre les élèves, l'esprit d'équipe et apprendre à vivre en communauté.

 

 
 

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