Nos Schwarzenegger préférés

Laurent Pécha | 24 janvier 2013
Laurent Pécha | 24 janvier 2013

Pour célébrer le vrai grand retour d'Arnold Schwarzenegger au cinéma avec Le Dernier rempart, après les caméos dans Expendables, la rédaction d'Ecran Large est revenue sur la carrière du comédien autrichien. Comme à chaque fois avec cette rubrique, il a été demandé à chaque rédacteur de sortir le titre qu'il préférait dans la filmographie d'Arnold. Un choix souvent cornélien comme vous allez pouvoir le constater mais au final, tous les grands films de l'acteur ont été cités. Pas de doute, le best of est bien là. A moins que vous ayez un titre à nous soumettre à la place de nos choix. On attend vos suggestions.  

 

Aude Boutillon : Conan le Barbare

Épopée onirique, voire mystique, servie par une violence savamment maîtrisée, le film de Milius se paye le luxe d'un casting mémorable (James Earl Jones halluciné, sublime Sandahl Bergman), d'une bande originale catapultée parmi les plus belles de tous les temps, et s'accommode parfaitement du jeu monolithique de ce bon rustre d'Arnold. Classique parmi les chefs d'œuvre.

 

 

 

Perrine Quennesson : Total Recall

Arnold Schwarzenegger avait déjà été le Terminator. Paul Verhoeven avait déjà réalisé RoboCop. La rencontre des deux est un sommet. Ajoutons à cela un peu de Philip K. Dick et nous atteignons les cieux. Total Recall (oublions cet affreux remake avec Colin Farrell) est une réussite complètement immersive en terme de science-fiction. Vous admiriez Christopher Nolan pour son très appréciable Inception ? Sachez qu’il n’a rien inventé. La question de l’identité, de la différence entre souvenirs et projections fantasmées et la fin ouverte permettant les innombrables interprétations étaient déjà dans le chef d’œuvre de Verhoeven. Avec ses effets spéciaux, impressionnants pour l’époque et toujours captivants, et ses images qui vous imprègnent la rétine définitivement (la femme aux trois seins. Si, si, ne faites pas les innocents), Total Recall reste un grand moment de cinéma. Le film permet à Arnold d’être plus humain, plus commun tout en jouant sur son aspect de surhomme implacable déjà mis en scène dans ses longs-métrages précédents. Total Recall fait de l’acteur un être incontournable, une référence absolue. See you at the party, Schwarzy !

 

 

 

Simon Riaux : Predator

Il fallait tout le talent de McTiernan pour faire de ce curieux hybride un classique du cinéma. Sur le papier, on voyait mal comment concilier bidasses testostéronées, pyrotechnie martiale, menace extra-terrestre, et confrontation virile. Ne manquait à cela qu'un véritable sens de l'espace, un comédien capable de ne rien jouer d'autre que lui-même, corps parfaitement surgonflé, deltoïde humain à l'accent délicieusement teutonique, et un discours sous-jacent mais prégnant sur la prédation et l'avènement par son biais d'une sur-humanité.
Schwarzy y est plus impressionnant que jamais, entouré d'un parterre de soiffards badass, magnifié par la mise en scène de McTiernan, le chêne autrichien donne tout ce qu'il a.

 

 

 

Stéphane Argentin : Terminator

Mon Schwarzy préféré ? Houlà ! Vaste programme ça ! Imaginez donc. Toute ma cinéphilie naissante s’est construite autour des « action-men » qu’étaient les Schwarzy, Sly, Seagal, Van Damme et autres Norris… Oui je sais, pas vraiment des « acteurs » au sens noble où l’entend une certaine intelligentsia parigot bobo du Septième Art me rétorqueront certains ! Mais que voulez-vous ? En bon petit provincial (arriviste ?) ayant grandi dans les 80’s, voilà quelles étaient mes « références » de l’époque ; ceux qui « cassaient la baraque » à chacun de leur nouveau film et que je revoyais en boucle jusqu’à en user les VHS (et le magnétoscope) de papa maman. C’est dire si les Conan le barbare (et ses deux « suites »), Terminator, Commando, Le Contrat, Predator, Running man, Double détente et autres Total recall, je les ai vu et revu à satiété à l’époque (ainsi qu’en LaserDisc, DVD et Blu-ray depuis). C’est bien simple, les Schwarzy, je les ai tous vu, même ses trucs quasi-inconnus du grand public que sont les Hercule à New York et autres Stay hungry (bien que, pour ceux-là, je ne me rappelle plus vraiment de quoi ça cause, je le reconnais bien volontiers).

Pour autant, à mes yeux, s’il ne devait en rester qu’un dans toute la filmo de Schwarzy, et accessoirement un seul film tout court à mes yeux, ce serait celui-là : TERMINATOR ! Le film matriciel de ma cinéphile. J’avais dix ans en 1985. Avec mes parents, comme tous les samedis, nous étions allés louer quelques VHS à notre vidéoclub préféré histoire d’occuper un peu le week-end. Et là, le choc ! J’ai maté le film six fois en deux jours avant de devoir le rapporter, en tirant une tronche longue comme ça, au magasin. Depuis, j’ai acheté le film sur tous les supports : VHS, LaserDisc, DVD, Blu-ray et à chaque fois en plusieurs exemplaires dès qu’une édition meilleure que la précédente pointait le bout de son nez. Pour le reste de mon opinion sur ce chef d’œuvre du Septième Art, direction mon article Top science-fiction n°9 : Terminator.

 

 

 

Allan Blanvillain : True lies

Remake du film français La Totale, True Lies marque la dernière collaboration à date de Schwarzy et Cameron. On se retrouve devant un pur film d'action des années 90 mélangeant efficacement explosions, gunfights et humour. Certes, True Lies n'a « rien qui puisse faire sauter une braguette », mais pour le strip-tease de Jamie Lee Curtis et Arnold dansant le tango, le film mérite amplement sa place dans une vidéothèque. Et puis Schwarzy aux commandes d'un avion de chasse, cela a plus de gueule que Thierry Lhermitte.

 

   

 

 

Vincent Julé : Last Action Hero

Un film fantasme et un acte de foi, où Schwarzy est tout, à la fois l'ultime action man, l'acteur hollywoodien par excellence et surtout le meilleur ami du spectateur.

 

 

 

Nicolas Thys : Total Recall

Après avoir hésité avec Le Privé d'Altman dans lequel il est non crédité au générique, une simple apparition à la manière de Stallone dans Bananas de Woody Allen, je pense que je choisirai quand même Total Recall de Paul Verhoven. Non pas qu'il soit bon dans ce film (bien au contraire, il est exécrable, mais où ne l'est-il pas ?) mais au moins il est bien utilisé. Total recall a un aspect volontairement grossier : certains décors revendiquent un côté carton-pâte et les situations sont souvent drôles, jusqu'à verser dans la parodie, sans toutefois se départir d'un certain ton grave. Dans ce film-rêve tous les éléments se confondent sans jamais vraiment savoir si on est du côté du réel ou non et entre le sérieux du propos sur la mémoire et le kitsch porté à l'écran, l'écart est grand et désiré. Finalement, les héros ne sont eux aussi que des caricatures : un monsieur muscle idiot, une blonde au physique attirant et une brune qui fait contrepoint, et tous ont en commun un jeu horrible comme pour instaurer une distanciation vis à vis de tout ce qui se déroule (même la VF parait plus naturelle, c'est dire...). Un ridicule totalement assumé par le réalisateur qui parvient à prendre à Schwarzy ce qu'il a de meilleur : son jeu d'acteur catastrophique. 

 

 

 

Sandy Gillet : Predator

Si je m'écoutais je dirais Commando pour ses punchlines d'un autre temps et l'abattage de Schwarzy au firmament de sa forme physique. Mais en fait et sans aucun doute le meilleur Schwarzy c'est dans Predator qu'on le trouve. Se mettant à nu comme jamais (plus que dans les Terminator), bardé d'un regard qui n'a rien à envier à celui de l'Alien à la recherche de safari humain, au fait de ses capacités physiques et mentales, l'homme comme l'acteur n'ont pas fait mieux depuis positionnant le film de McTiernan tout là haut telle une des icônes incontournables des 80's.

 


 

Damien Virgitti :  Last Action Hero

Le cinéma d'action peut remercier Schwarzy. Il lui a autant donné dans les années 80 ses plus grands fleurons que l'un de ses plus beaux pastiches. Last action hero, c'est une parodie du film d'action autant qu'un hommage et voir l'un de ses plus beaux porte-étendards dans les années 80. Virer sa cuti et se mettre a écouter du Mozart tout en se heurtant aux difficultés de fracasser des fenêtres à mains nues reste un grand moment de cinéma. Rare rôle comique réussi de Schwarzy, Last action hero est un film constamment maîtrisé et rempli de trouvailles géniales Et parce que le héros du film lui-même, le petit Danny qui passe de l'autre côté de l'écran, n'a jamais aussi bien représenté le spectateur devant ces films remplis de pop corn. Voir que ce film a pourtant constitué l'un des premiers bides au box-office de la star ne peut que rendre cette bienheureuse mise en abyme encore plus attachante.

 

 

 

Tonton BDM : Terminator 2

Difficile pour un cinéphage né dans les environs de 1980 de faire un choix dans la riche carrière de Schwarzenegger, tant j'ai grandi en dévorant et redévorant ses films, et que les contributions successives du géant autrichien au cinéma de genre ont vraiment forgé tout un pan de ma cinéphilie. Puisqu'il faut faire un choix, et que notre cher rédac chef nous a gentiment demandé d'éviter Predator (déjà cité deux fois), évoquons Terminator 2 ! Le blockbuster de SF ultime, enquillant les moments d'anthologie et les dialogues cultes sur un rythme imparable, Terminator 2 est un des sommets de la collaboration Cameron/Schwarzie. Je l'ai découvert à 11 ans dans une salle de banlieue, et chacun des frissons qu'a pu me procurer le film, du sursaut initial -le pied robotique réduisant en miettes le crane au premier plan- aux chaudes larmes provoquées par la "mort" du T-800, restera probablement gravé à vie dans ma mémoire. En un mot, un chef d’œuvre.

 

 

 

Patrick Antona : Conan le Barbare

Un de mes grands souvenirs de cinéma restera à jamais la découverte de Conan le Barbare en 1982, de voir prendre corps un de mes personnages de fiction préférés, découverts dans les BD Marvel, les planches de Frazetta et les bouquins de la collection J'ai lu. Prendre chair serait plus exact vu l'importance que revêtait l'emballage musculaire d'un Arnold Schwarzenegger pas si débutant que ça (cela faisait 12 ans que l'autrichien tentait sa chance au cinéma) mais dont les quelques approximations de jeu étaient vite balayées par un charisme et une présence physique indéniable, réussissant à faire poindre cet humour à la limite de la parodie qui sera sa "trademark" future . Et même si John Milius prend quelques libertés avec le personnage crée par Robert E. Howard, en y ajoutant morale nietzschéenne et en limitant la "sorcery", on ne peut que lui rendre grâce d'avoir choisi le septuple titulaire de Mr Olympia (merci Mr Frazetta aussi !) et ainsi de lancer la carrière d'une des plus grandes icônes du cinéma d'action et de rendre noble ce qui n'était considéré alors que comme un sous-genre à peine digne de la série B.

 

 

 

Laurent Pécha : Commando 

Demander de choisir son meilleur Schwarzy, c'est comme me demander de choisir entre mes enfants. Un truc impossible à faire tant Conan le barbare, Terminator, Predator et Commando font partie des films que j'ai le plus vus dans ma vie. Conan, c'est le souvenir inoubliable de l'avoir découvert dans une salle parisienne avec mon père... à 10 ans (le même bonhomme qui me fait la morale quand je montre, aujourd'hui, des films violents à ses petits-enfants : si tu me lis, papa, tu n'es plus crédible depuis 30 ans). Terminator, premier film interdit aux moins de 13 ans que je vis en salle...à 12 ans, me fit définitivement basculer vers le 7ème art. Predator, un choc sonore (ah cette première fois où j'entendis le vrombissement du THX dans la salle de feu Forum horizon) et visuel sans précédent. Mais ces trois-là ont déjà été cités alors je les lâche plus facilement pour me tourner vers le meilleur film d'action non stop de l'histoire du cinéma : Commando. D'abord, à l'heure où en tant que cinéphile qui se respecte, la VO prime, Commando, ça se regarde en VF pour ne rien perdre de ses génialissimes punchlines (« ne réveillez pas mon ami, il est mort de fatigue », «John, ce n'est pas entre les yeux que je vais te buter, je vais te buter entre les couilles »,...). Commando, c'est aussi et surtout une capacité à ne jamais appuyer sur la pédale de frein et de multiplier les séquences d'action constamment over the top  - on a beau tenté, à chaque visionnage, de compter combien Schwarzy tue de méchants sur l'île, on abandonne toujours devant l'ampleur du massacre orchestré par le géant autrichien. Et, enfin, Commando, c'est l'occasion de se bidonner avec un sous-texte homo refoulé hilarant personnifié par l'un des bad guys les plus géniaux vus sur un écran de cinéma : Bennett alias Vernon Wells, sa cote de maille et son look Freddie Mercury. Allez, je file, rien que d'écrire ce petit texte et j'ai une montée de tronc qui m'assaille... Et c'est parti pour la 289 ème vision de...    

 

 

 

 

 

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commentaires
Zipane
10/07/2015 à 14:52

Et l'effaceur !!!?

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