Quand cinéma et jeu vidéo s'entremêlent (1/4)

Allan Blanvillain | 11 septembre 2012
Allan Blanvillain | 11 septembre 2012

God of War, Need for Speed, Assassin Creed ou encore World of Warcraft, les annonces tournant autour de l'adaptation de nos jeux de salon préférés n'ont pas manqué cet été. Malgré le fait que certaines aient été plutôt bien accueillies (Michael Fassbender dans le rôle principal d'Assassin Creed), l'idée de ce genre d'adaptation déclenche toujours un frisson dans le dos, accompagné d'une perle de sueur dégoulinant le long du front. Il faut dire que pour le moment, aucune des précédentes adaptations n'a su emporter un avis unanime si ce n'est pour lapider le réalisateur. Et ce n'est pas le futur Silent Hill : révélation (attendu le 28 novembre) qui risque de changer les choses. Devant ces échecs, les studios ont trouvé un plan B : s'inspirer de l'univers vidéoludique sans chercher à le recopier. Le résultat peut donner d'excellentes surprises comme le récent The Raid, véritable bombe d'action, mais aussi des œuvres bien plus mitigées.

 



Ultimate Game : FPS (First Person Shooter)

Si certains films tentent de faire croire à un semblant d'originalité, d'autres préfèrent enfoncer les portes ouvertes avec un Bulldozer. Difficile de ne pas voir en Ultimate Game la quintessence d'un bon vieux FPS en vue à la troisième personne. Gerard Butler, en parfait soldat, marche arme en mains et défouraille à tout va. Le but ? Avancer vers des objectifs et être le dernier survivant. Et au cas où les références seraient encore trop subtiles pour nous (et que le titre français Ultimate Game ne nous évoquerait vraiment rien), le bonhomme est contrôlé directement par un ado pré pubère. Toute référence à un certain Battlefield ou encore à un Call of Duty est purement...volontaire.

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Yamakasi : plateforme

Si Taxi ne nous avait pas encore assez convaincu que Luc Besson est en réalité un gros geek pompant tous ses scénars directement depuis sa console, Yamakazi vient en remettre une couche bien épaisse. La petite bande d'acrobates aime à jouer à chat perché avec presque autant de style que notre cher Prince of Persia. Malheureusement, pour être une adaptation fidèle, il manque (entre autre) à Yamakazi ce saut loupé, cet échec critique devant ce pan de mur, bien trop haut, qui entraîne l'inévitable chute et cette rencontre avec le sol dans un Game Over retentissant.



Fast and furious : course

Bolides customisés, jolies filles et courses effrénées dans les rues de la ville, pas de doute, cette adaptation de Need for Speed est assez fidèle. Bon sauf que le film en question n'est pas l'adaptation du jeu, mais le début d'une saga qui n'en finit plus : Fast and Furious. Reprenant toutes les bases du jeu de courses bien bourrin, le film de Rob Cohen aura même eu le malheur de populariser la folie du tunning, qui consiste à plaire aux filles en maquillant sa voiture (NDR/ définition approximative d'un mec qui n'a pas de voiture à "tunner"). Et pour être sûr de coller le plus aux jeux, Rob Cohen ne s'embarrasse même pas d'un scénario qu'il pompe allègrement à Point break.



[Rec] : survival horreur

Le film d'horreur espagnol aura su créer un renouveau depuis Le Projet Blair Witch via la vue en caméra embarquée où le cameraman est un personnage à part entière. Immersion totale dans l'ambiance garantie. Du coup les zombies, pourtant déjà bien échaudés par Hollywood, semblent plus effrayants que jamais. Alors on court, on se cache, on se défend, on voit nos potes mourir un par un. Bref, du bon Resident Evil.


 

Crows Zero : Beat'em all

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le Beat'em all est un genre de jeu vidéo où le personnage doit affronter (souvent seul) une horde de sales types, ponctué en général par un affrontement avec un gars un peu plus coriace, avant d'atteindre le boss final. Au cinéma, le genre s'est pas mal développé du côté asiatique (gros amateur de baston à 1 contre 100) pour des résultats assez convaincants. Adapté d'un manga, Crows Zero a tout du petit défouloir vidéo ludique : un scénario minimaliste, une bande contre une autre, il faut bastonner une dizaine de gars avant d'en rencontrer un peu plus balèze et le tout s'achève en apothéose avec le fameux chef contre chef. Crows Zero 2 se paye même le luxe de rajouter des « niveaux » puisque l'affrontement final se déroule sur le toit de l'école, chaque étage étant gardé par un lieutenant. Bon allez, on allume sa console et on se fait un petit Dynasty Warriors.

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