Gérardmer, retour sur de fantastiques palmarès

Simon Riaux | 26 janvier 2011
Simon Riaux | 26 janvier 2011
Le Festival du film fantastique de Gérardmer s'apprête à ouvrir sa 18ème édition, l'occasion pour nous de revenir sur plusieurs années de palmarès. Que ce soit à travers le Grand Prix du festival ou le prix spécial du jury, de nombreux films auront été mis en avant. Autant de révélations, confirmations, surprises ou incompréhensions sur lesquelles nous revenons.

 

 

Grands Prix du festival :

 

Morse, de Tomas Alfredson, 2009

Un honneur bien mérité pour une oeuvre à part, dont le traitement subtil et radical a touché les festivaliers. Une fable macabre qui réinjecta du sang neuf au mythe du vampire déjà phagocyté par des nuées de jeune suceurs de sang en fleur. Morse a depuis eu droit à son inévitable remake américain avec Let me in.

 

Isolation, de Billy O'Brien, 2006

Un petit film singulier et noir, on ne peut que remercier le festival de l'avoir mis en lumière. Il fallait un pays traumatisé par le scandale de la vache folle pour accoucher de cette histoire angoissante de bovins génétiquement modifiés !

 

Trouble, de Harry Cleven, 2005

Trouble fait peur, mais pas pour les bonnes raisons. Même si le spectateur gagne deux Benoit Magimel pour le prix d'un, la confrontation entre ces deux vrais faux maléfiques jumeaux tourne vite à l'eau de boudin, mais que s'est-il passé à Gérardmer?

 

Dark water, de Hideo Nakata, 2003

Un grand prix plus que mérité pour le meilleur film de fantôme japonais. Oeuvre d'une noirceur absolue, capable de vous retourner les entrailles à chaque plan, et ce, jusqu'à la dernière séquence, Dark water est une perle rare que le festival n'a pas manqué de mettre en lumière. Depuis le visionnage, la moitié des rédacteurs d'Ecran Large refusent tout contact avec l'eau.

 

Le Loup-garou de Paris, d'Anthony Waller, 1998

Peut-être ont-ils voulu récompenser un plaisir coupable, à moins que les charmes de Julie Delpy n'aient troublé le jury... nous ne saurons jamais comment cette pantalonnade totalement azimutée s'est retrouvée en si bonne place. Quoi qu'il en soit, mieux vaut le revoir et se marrer un bon coup !

 

 

 

Prix Spécial du jury

 

Calvaire, de Fabrice Du Weltz, 2005

Claque instantanée, pour ne pas dire uppercut indiscutable, le film a laissé tout le monde groggy partout où il est passé. Long-métrage à la fois hyper référentiel et tout à fait autonome, Calvaire impressionne par une écriture et une mise en scène aussi impitoyables qu'intelligents. Un prix amplement  mérité !

 

 

Maléfique, d'Eric Valette, 2003

Les films de genre français de cette qualité sont suffisamment rares pour qu'on les célèbre en sacrifiant une vierge effarouchée sur l'autel des dieux du fantastique. Gérardmer ne s'est pas trompé en récompensant un film inventif, qui rappelle à chacun que ce n'est pas la taille du budget qui compte, mais la façon de s'en servir.

 

L'Échine du diable, Guillermo Del Toro, 2002

Des années avant le Labyrinthe de Pan, Guillermo mêlait déjà fantastique et histoire, avec ce conte cruel. Pour beaucoup la première rencontre avec un artiste polymorphe qui livrait déjà un film riche et dense, où éclatait tout son talent de conteur. Le festival ne s'y est pas trompé.

 

 

Bienvenue à Gattaca, de Andrew Niccol, 1998

Les visions pertinentes et matures de science-fiction sont suffisamment rares pour qu'on les remarque. Le long-métrage tire sa force d'une vision esthétiquement léchée mais toujours parfaitement crédible d'un univers aseptisé et coercitif. Une première réalisation remarquée, que le festival ne pouvait que mettre en avant.

 

 

Dellamorte Dellamore, de Michele Soavi, 1995

Pour sa deuxième édition, le festival ne prenait pas froid aux yeux en récompensant ce film complètement barré, jouissive immersion dans le monde des morts. Un prix mérité pour Michele Soavi, auteur trop rare et si précieux d'un cinéma transalpin menacé de déréliction.

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