Top des meilleures scènes de sexe - n° 14 & 13

Créé : 20 juillet 2010 - Vincent Julé
Top Sexe
1 réactions

Après vous avoir proposé nos classements des meilleurs films d'horreur puis des meilleurs films de science-fiction, l'équipe d'Ecran Large s'est très longuement réunie pour délibérer et choisir ses 25 meilleures scènes de sexe de l'histoire du cinéma. Deux mois de gestation - il a bien fallu revoir les dites séquences pour que le vote soit le plus éclairé possible - pour un classement qui prêtera forcement à débat.

Et comme on ne change pas une formule qui gagne, on a fait appel à notre guest préféré, le réalisateur Vincenzo Natali pour commenter notre classement. Un choix d'autant plus logique que son récent Splice, offre l'une des scènes de sexe les plus troublantes vues sur un écran de cinéma de récente mémoire. 

 

N°25  : Mickey Rourke a de la chance !

N°24 & 23 : Femmes des années 80

N°22 & 21 : Le verbe, le cul, le plaisir

N°20 & 19 : Le cul de Rebeccas, le zizi de Bruce

N°18 & 17 : Alors, ils ont vraiment baisés ou pas ?

N°16 & 15 : Viva España & Mexico ! 

14Showgirls (1995) de Paul Verhoeven

Vincenzo Natali : « S'il y a une seule scène de sexe qui peut vous ruiner une carrière, c'est bien celle-ci. En fait, cette scène aurait pu ruiné TROIS carrières. Kyle MacLachan, Elizabeth Berkley et Paul Verhoeven ne se sont jamais vraiment remis de cette farce. C'est assez terrible et effrayant comme sexualité, seul un vrai connaisseur du trash pourrait apprécié. Mais même John Waters dans ses bons jours ne pourrait surpasser tant de mauvais goût et de kitsch que ce sexe acrobatique et aquatique ! »

Laurent Pécha : L'un des films les plus incompris des 15 dernières années se devait d'avoir une séquence de sexe qui divise catégoriquement ses spectateurs. A commencer dans ces lignes mêmes où notre Vincenzo Natali la qualifie de « trash » que même le roi du genre, John Waters, n'aurait pu faire. Et pourtant, au-delà, de sa capacité à aller droit au but (voir le détail très « Verhoevenien » de la main qui place le sexe du mec au bon endroit), la scène accomplit le tour de force d'être à la fois bien stimulante (c'est autre chose que Loana et Jean-Edouard dans le loft) mais aussi de résumer parfaitement la lutte de pouvoir qui gangrène tous les personnages de Showgirls. En baisant Mark, c'est Nomi qui prend enfin les choses en mains. L'élévation sociale par l'intermédiaire du sexe, qui d'autre que Paulo pouvait nous l'asséner. Pas étonnant que son Showgirls continue à faire couler beaucoup d'encre. Pari tenu que cette séquence serait l'une des plus controversées de notre top !

   

13L'Amant (1992) de Jean-Jacques Annaud

Vincenzo Natali : La première chose qui me frappe dans cette séquence, c'est l'absence de musique. Quel soulagement ! D'ordinaire, dans ce genre de films au budget important, il y a un accompagnement musical. Ici, il n'y a que les bruits de la foule qui passe dans la rue sans avoir conscience de la passion qui consumme les deux amants. Cela rend la scène encore plus érotique, réelle et provocante. J'apprécie également que nous puissions voir  le moments qui suivent l'étreinte. C'est à la fois très tendre et très beau. Jean-Jaques Annaud a toujours su réaliser de brillantes scènes d'amour et en voici l'exemple parfait. 

 

Roy Lapoutre : Y a pas à dire, à poil, Jean-Jacques Annaud est l'homme de la situation, que ce soit L'ours ou L'amant. Et alors qu'il arrive à nous émouvoir avec un ourson tout perdu, il parvient à sacrément nous exciter avec une Jane March toute nue. Le film lui est entièrement acquis, pendu à ses lèvres comme ses courbes, et bientôt la question de son âge (15 ans et demi pour le personnage, 18 ans pour l'actrice, merde !) ne se pose plus. De l'arrière d'une voiture à l'ombre d'une rue, seules comptent l'imagination et la pulsion. Et ces putains de passants qui passent, qui parlent... savent-ils.... vont-ils jeter un oeil, entrouvrir la porte... voilà ce que disent TOUTES les filles devant cette scène mythique. Elles s'accrochent à leur siège, ou à autre chose pour les plus chanceux. Adaptée de son roman éponyme et autobiographique, Marguertie Duras dira du film : « Rien ne m'attache au film, c'est un fantasme d'un nommé Annaud ». Le mot est lâché en effet, fantasme, il n'est question que de ça. Merci à Duras de l'avoir écrit, Annaud de l'avoir réalisé, March de l'avoir personnifié... les spectateurs et spectatrices font le reste.

 

commentaires

Aucun commentaire.

votre commentaire