Nos films de Luc Besson favoris

Jean-Noël Nicolau | 30 novembre 2009
Jean-Noël Nicolau | 30 novembre 2009

A l'occasion de la sortie d'Arthur et la vengeance de Maltazard (peut-être son plus mauvais film), retour sur la carrière de Luc Besson avec les choix de la rédaction d'Ecran Large. Génération Grand bleu ou chantre du Dernier combat ? Plutôt Léon ou Nikita ? A vous de voir...

 

Patrick Antona

Le Dernier combat

Une décharge pour décrire un monde post-apocalyptique, des grognements en guise de dialogues, une musique omniprésente, la parabole sur la communication, tout le style et une bonne partie des thèmes de Luc Besson sont déjà présents dans son premier essai, où l'économie de moyens l'oblige à faire des merveilles pour en tirer une narration des plus limpides. Dommage que part la suite la limpidité se soit transformée en une forme d'artificialité qui confine au foutage de gueule.

 

Stéphane Argentin

Léon

Emmené par un trio d'acteurs fulgurant (Reno - Portman - Oldman), Léon est la combinaison parfaite d'une sensibilité « à la française » et d'une maestria technique qui, avec des moyens limités, en remontre aux superproductions. Le meilleur film de Luc Besson à date, à découvrir de préférence dans sa version longue pour la relation approfondie entre l'assassin au grand cœur et la petite orpheline.

 

 

Thomas Douineau

Le Dernier Combat

Un bon film de SF fait avec les tripes avant que Luc Besson ne vire nabab du cinéma et accessoirement metteur en scène de bédé. 

 

Ilan Ferry

Le 5e élément

Mis à part l'horripilante musique d'Eric Serra et les costumes absolument hideux de Jean-Paul Gaultier, Le 5eme élément reste certe certainement le film de Besson qui a le moins subi les outrages du temps. Outre cet aspect purement spatio-temporel on pourrait aussi dire que c'est le plus supportable (avec Léon et Nikita) car assumant le plus sa connerie abyssale et régressive. Enfin parce qu'il me rappelle une savoureuse anecdote que je ne me lasse pas d'écouter et rien que pour ça je dis : Merci Luc  !

 

 

Julien Foussereau

Nikita

Nikita reste mon Besson préféré parce que c'est le film dans lequel je ressens chez lui le minimum syndical d'implication émotionnelle. Nikita grave durablement dans le marbre ses motifs thématiques et stylistiques. On peut voir ce film comme une affirmation du monsieur. Personnellement, je le considère plutôt comme un enterrement vu qu'il passera le reste de sa filmo à photocopier la formule jusqu'à l'écoeurement.


Sandy Gillet

Le Dernier combat

Certainement son film le plus abouti même si Besson doit pratiquement tout à Pierre Jolivet, co-scénariste, co-produteur et acteur principal... Comme une illustration de toute sa carrière à venir.


 

Vincent Julé

Le Grand bleu

Parce que j'ai mon niveau II en plongée. Parce que la musique envoûtante et entêtante d'Eric Serra. Parce que la fascination, jusqu'à la folie et la mort, des profondeurs. Parce que la blague du chinois. Parce que Luc Besson faisait encore du cinéma.


Florent Kretz

Subway

En 85, Besson livre Subway, une plongée trouble, stylisée et déjantée dans les entrailles ferrées de Paris. Une oeuvre qui trouve beaucoup de sa splendeur en l'incarnation du couple de héros: la gracieuse Isabelle Adjani, qu'il avait dirigée dans le clip Pull marine, donne la réplique à  un séduisant Christophe Lambert, à  l'époque figure montante et qui ici remplace au pied levé le chanteur Sting alors envisagé pour le rôle. Entourés par un casting prestigieux (Bacri, Bohringer, Reno, Anglade), ils sont protagonistes d'une romance torturée et naïve qui fera le succès de Besson, Subway mettant à  jour les thématiques que le réalisateur développera tout au long de sa carrière. Assurément un film phare des années 80.


 

Thomas Messias

Jeanne d'Arc

Parce que dans l'ambitieuse mais agaçante filmographie de Besson, le personnage ultime, le mieux écrit et le plus incarné, n'est autre que la conscience de la Pucelle, qui ressemble étrangement à Dustin Hoffman. De quoi supporter les quelques excès de ce portrait qui aurait sans doute fait marrer Rivette, Bresson ou Dreyer mais n'a franchement rien de honteux. 


Jean-Noël Nicolau

Subway

Parce que c'est le plus drôle. Avec sa multitude d'éléments nanars (la musique, les coupes de cheveux, les contre-emplois hallucinants, l'histoire niaise au possible), Subway est un sommet kitsch des années 80 et probablement le film de Luc Besson le plus aisé à revoir lors d'une soirée rigolade. En plus il faut conforter le bon Luc dans son divorce médiatisé avec la critique. Non, Luc on ne t'aime et tu ne nous aimes pas, c'est comme ça, c'est balot ! 


Laurent Pécha

Le Grand bleu

Génération Grand bleu (16 ans à l'époque du raz de marée) je suis, Génération Grand bleu je resterai. Même si je ne l'ai jamais vraiment revu (un tel film perd de sa superbe même sur un écran home cinéma de très grande taille), il y a dans le film de Besson une fragilité et une passion de la mer qui m'interpelle. Une belle histoire racontée avec une envie de partage que le cinéaste n'a jamais su retrouver par la suite.

 

 
 

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