Transformers 2 : La Preview

Damien Virgitti | 10 juin 2009
Damien Virgitti | 10 juin 2009

Dans la catégorie films de robots, Terminator renaissance a intéret à savourer son bref succès. Car dès la fin du mois, Michael Bay dégaine l’artillerie lourde et ressort ses Transformers, succès phénomènal de l’été 2007.

 


 

Plus de robots, plus d’explosions, plus de démesure et surtout, encore plus de Megan Fox… voilà ce que nous réserve la nouvelle arme de destruction massive de Michael « kaboum » Bay. Et une fois de plus T4 va devoir subir la comparaison avec un T2.

Parce qu’il n’y en a qu’un pour filmer les robots. Michael Bay est pratiquement né pour ce film et Spielberg l’a bien compris il y a deux ans comme producteur éxécutif. Transformers, c’est le film de sa vie, son film somme. Là où il peut allégrement mélanger chutes de météorites, tôles froissés, jolies filles et explosions phénoménales et clippesques, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour potache, mais de façon cohérente. Comme touché par la grâce, Michael Bay a su retrouver une réalisation lisible et jubilatoire qui faisait défaut à ses derniers films. Et ça, on ne l’avait pas vu depuis Rock, considéré comme l’un de ses meilleurs films à ce jour. On peut dire ce qu’on veut sur Transformers avec son histoire de fragment gravé sur les lunettes de grand-père, mais il reste un blockbuster assumé.

Transformers, c’est son bébé, son oeuvre, sa vie. Et il l’a d’ailleurs bien compris puisqu’au lieu de se suicider avec un remake des Oiseaux, son antithèse cinématographique, il a préféré revenir rapidement à ses joujoux, trop jaloux que d’autres réalisateurs viennent peut-être lui piquer.
Le réalisateur s’est donc dépêché de pondre une suite, seulement deux ans après le premier opus, allant même jusqu’à braver la grève des scénaristes qui a bloqué Hollywood pendant cinq mois.
La veille même de la grève, il a demandé à Alex Kurtzman et Roberto Orci, deux des scénaristes stars des blockbusters, de lui écrire un premier jet pour être dans les starting blocks dès la reprise.

 


On reprend donc les mêmes ingrédients mais à la puissance 2 : Shia Labeouf reprend le rôle qui l’avait révélé au lieu de se fourvoyer en « Fils d’Indiana Jones 4 »  et redevient Sam Witwicky, cet ado boutonneux qui découvre la vie et la sexualité au contact de ses jouets d’enfance et de Megan Fox, la vraie sex machine du premier film. Il doit cette fois ci partir au lycée, mais doit abandonner son meilleur ami Bumblebee, sa première voiture. Mais suite au contact avec le Allsparck, il est sujet à des hallucinations issues de l’histoire des Transformers. Il se met alors à dessiner d’étranges symboles partout autour du lycée, véritable carte qui va le guider jusqu’en Egypte, source de l’Energon, l’énergie des Transformers. Mais bientôt, les Decepticon, errants à travers la planète, y voient une occasion de ressusciter leur leader déchu et même plus encore. C’est à nouveau « Notre Terre. Leur guerre » pour les Autobots et les Decepticon qui entament leur deuxième round.
Mais chaque camp a eu le temps de recruter de nouveaux venus. Mieux, ils peuvent maintenant fusionner entre eux pour former des robots encore plus grands, à l’image du Dévastator, qui emporte tout sur son passage à la fin de la dernière bande annonce. C’est maintenant pas moins de 42 robots (en comptant les Constructicons) qui vont s’entredéchirer sur terre.

 

A la manière de la guerre qui oppose Skynet et la Résistance, petite présentation des forces en présence.

Les Autobots

« We are waiting » lançait Optimus Prime à la fin du premier opus à ses compagnons Autobots du premier opus. Et il semblerait qu’il ait été entendu, puisque cinq nouvelles recrues viennent les rejoindre. Les Autobots cohabitent maintenant avec NEST, une unité d’élite du gouvernement conduite par le téméraire William Lennox.

Jetfire : Souvent évoqué dans les dessins animés comme le scientifique du groupe, il est dans le film un ancien avion de chasse réveillé d’un long sommeil par Sam. Une scène qui fait écho au dessin animé où il était retrouvé cryogénisé. Ancien Decepticon, il préfère se joindre au Autobots à cause de son âge trop avancé. On l’aperçoit brièvement dans la bande annonce, en train d’arpenter avec sa canne une base aérienne. Il saura se combiner à Optimus au moment opportun pour lui donner la capacité de voler. Ironie du sort, il est doublé par John Turturro qui accompagne Sam au moment de son réveil.

 

 

Skids et Mudflap : les deux grandes nouveautés du film. Deux Autobots jumeaux espiègles capables de fusionner entre eux. Séparés, ils forment le couple Chevrolet Trax et Beat et ont chacun un des bras hypertrophié. Ils n’étaient pas forcément reliés dans leurs précédentes adaptations. C’est notamment le petit Mudflap qui manque d’être aspiré dans la bouche broyeuse du Devastator.

 


Sideswipe : Sous la belle carrosserie de la chevrolette Corvett Stingray, se cache un guerrier impétueux armé de deux lames greffées sur les bras et capable de parcourir de grandes distances avec ses roues. Il participe à une énorme course poursuite dans Shangaï aux côtés de ses frères d’armes.

 

 

 

Arcee: Une "robot-moeuf" comme dirait Bender, le robot obsédé de Futurama. L'une des premières et rares Autobot féminine. Elle forme dans le film une moto, combinée à ses deux soeurs comme Chromia. Si dans le cartoon, elle avait effectivement une apparence de femme, le design si particulier de Michael Bay lui a fait perdre tout son charme.

 

Jolt : Le robot impulsif du groupe, à l’image de la nerveuse Chevrolet Volt qu’il incarne. Dans ses autres adaptations comics et animées, Jolt n’a jamais été vraiment identifié, faisant parfois partie des Decepticon, puis des Autobots.

 


Les Decepticons

Les ennemis mortels des Autobots n’ont pas dit leur dernier mot. Le retour de leur ancien leader, une armée plus grande que celle des autobots, la résurrection d’une divinité de leurs planètes et leur fusion ultime en un gigantesque robot… Les Decepticons risquent encore une fois de tout casser.

Megatron : on l’avait laissé pour mort à la fin du premier film, jeté dans l’abysse Laurentien. Même Michael Bay avait voulu pendant longtemps nous le faire croire. Mais il a finalement vendu la mèche au mois de Mars : Megatron, savoureusement doublé par notre agent Smith préféré Hugo Weaving, sera bien de retour. Des alliés Decepticon viennent le ressusciter et le dotent de nouvelles capacités. Après avoir absorbé des fragments du Allsparck à la fin du premier film, il devient beaucoup plus puissant et renaît cette fois ci sous la forme d’un tank. Megatron est aussi tombé au combat puis ressuscité dans ses précédentes aventures, renommé pour l’occasion Galvatron, mais les auteurs du film ont abandonné ce nom pour ne pas créer la confusion.

 


Starscream : Le bras droit de Megatron va enfin se révéler dans cette suite. Les quelques fans auront pu le voir quitter l’atmosphère terrestre pendant le générique, parti chercher une nouvelle armée. Les scénaristes ont assuré qu’il devrait plus se rapprocher de son rôle de traître des comics ou de la série animé pour renverser Megatron. Pour un Transformers 3 : revenge of Starscream ?

 

 



Sideways : comme son nom l’indique, ce Decepticon aime plutôt prendre la tangente dès qu’il s’agit de partir au combat. Dans ses précédents versions, il change régulièrement de camp pour mieux trahir.

 

 



The Fallen : Le big bad-ass dégainé par Michael Bay n’est rien que moins que le Dieu du Mal lui-même, le Seigneur des Ténèbres de Cybertron, capable à la fois de se téléporter ou de générer des ondes de chocs enflammées. Le Dieu des Decepticon, c’est lui. Il a même donné son visage comme symbole aux Transformers démoniaques. A l’origine, The Fallen, le Déchu fait partie des 13 Transformers originaux crée Primus, le Dieu des Cybertroniens. Mais The Fallen a vite préféré se ranger du côté du dévoreur de planètes Unicron (qui a dit Galactus ?), leu double maléfique de Primus. Dans une ultime bataille contre Primus, The Fallen a été aspiré dans un trou noir. Piégé entre plusieurs dimensions, il attend d’être ressuscité par son fils spirituel, Megatron.
Avec ce personnage, Michael Bay, assisté de ses deux scénaristes, touche directement à la base de la mythologie des Transformers. Ce cadeau ultime pour les fans n’est apparu dans aucune bande annonce, même s’il hante la promo du film depuis le début avec son visage apposé sur l’affiche teaser. Pour encore plus nous faire trépigner d’impatience, Michael Bay vient tout juste d’en dévoiler quelques images. Pour un final qui s’annonce dantesque.

 


Scorponok : On ne présente plus cet immonde scorpion qui surgissait de terre dans le premier film pour attaquer les militaires survivants du groupe de Lennox. Depuis la mort de son porteur, Grindor, il prépare lui aussi sa revanche, tapi dans le désert.


Soundwave : Originellement prévu dans le premier film, ce Decepticon tient enfin une chance de montrer tout son potentiel. Capable de se transformer en mini cassette audio, il avait reçu un mauvais accueil lors de prévisualisations au Comic con. Son changement de taille entre l’immense robot et la petite cassette avaient peu convaincus, alors remplacé par le radio cassette Frenzy. Mais les équipes de cette suite ont eu le temps d’y repenser et Soundwave tient un rôle primordial puisque c’est lui qui prévient les Decepticon de revenir sur terre avec son compagnon Ravage.

Ravage : souvent associé à Soundawe, ce robot à la forme animale apparaît aussi dans cette séquelle. C’est le jaguar cyclope qui traverse le désert dans la bande annonce. Mais il peut aussi se transformer en missile et essaie d’atteindre une base NEST pour dérober un fragment du Allspark capable de ressusciter Megatron.

 



Wheelie : ce Decepticon vient remplacer Frenzie, ce minuscule robot agaçant du premier film qui piratait Air Force One. Effet de mise en abîme, Wheelie est déguisé en jouet. Il espionne lui aussi Michaela et Sam pour retrouver des fragments du Allspark. Mais il se fera rapidement maîtriser par l’indomptable Megan Fox et se retournera contre son camp. Il fait justement partie des Autobots dans le dessin animé.

 



Demolishor :
Avec un nom pareil, nul doute que celui là ne fait pas dans la subtilité. C’est le fameux Decepticon géant qui fait passer Optimus pour un nain de jardin quand il fracasse un pont et que le leader des Autobots s’agrippe à lui. Sous la forme d’une pelle mécanique, il abrite une communauté de Decepticon à Shangaï mais se réveille en plein chantier à l’approche de l’unité NEST.

 



Les Constructicons : Scavenger, Scrapper, Hightower, Longhaul, Rampage, Overload et Mixmaster. Ce groupe de 7 robots forme à eux tous le gigantesque Devastator qui va tout emporter sur l’écran. Déguisés en engin de chantiers de grandes marques comme Terex, Caterpillar ou encore Kobelco, ils s’assemblent pour former le gorille géant aux bras armé de crochet et à la bouche remplie de scies circulaires.

 

 


 


Scalpel, alias le Docteur : un minuscule Decepticon ressemblant au surexcité Frenzy. Mais sa petite taille cache en fait un grand talent pour la torture et le plaisir sadique.

 


Alice : la mascotte de l'opérateur téléphonique attaque ! Mais dans le monde des Transformers, cette superbe blonde que Sam rencontre à la fac est en réalité un Pretender,  un Decepticon capable de prendre forme humaine. Sans pour autant arriver à la cheville de Six, la Cylon sensuelle de Battlestar Galactica. Une rivale pour Megan Fox ?



Deux méchants sinon rien, des robots plus grands les uns que les autres… on espère ne pas frôler l’overdose et que Michael Bay saura retrouver la magie qui ornait certaines séquences du premier comme l’arrivée des Autobots sur terre. Une troisième suite est déjà en préparation, même si cette fois ci, Michael Bay a promis qu’il se reposerait avant de faire exploser la terre et nos cerveaux en 2012. D’ici là, les Terminators de McG ou les petits soldats de Stephen Sommers n’ont qu’à bien se tenir.

 


 

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