Preview GI Joe : l’Amérique ressort ses jouets

Damien Virgitti | 14 février 2009
Damien Virgitti | 14 février 2009

Signe des temps : le grand rival de Transformers 2 cet été sera GI Joe. Jouets contre jouets, duel de dessins animés et de revival des années 80, même combat. Presqu’un fantasme de fanboy quand on pense que les deux gammes de jouets se sont battus le temps d’un crossover dans une bd au début des années 90.

 

Pourtant la victoire des robots ne fait aucun doute au vu des deux équipes en lice.

 

A ma gauche, Michael Bay, grand pape du film boum boum depuis Armageddon et Bad Boys 2 qui a arrive à l’aboutissement de sa carrière avec Transformers selon les propos des fans. A ma droite, Stephen Sommers, honnête réalisateur de divertissements sympathiques mais pas trop comme la Momie 1 et 2 ou Van Helsing.

 

Entre les robots capables de se transformer en voitures et les militaires qui finissent par tous se ressembler, GI Joe ne fait pas le poids.

 

« Je voudrais retrouver avec ce film l’essence des premiers James Bond. J’ai même intégré une scène de duel sous marin qui rappelle celle d’Opération Tonnerre » avoue Stephen Sommers.

 

C’est peut être ça qui va sauver finalement GI Joe. Paradoxalement un manque d’ambitions, mais une envie forte de revenir à des films d’aventures simples, sans fioriture. Un certain esprit vintage qui souffle sur les premières images délivrées par le Superbowl : des soldats qui s’enfoncent par milliers vers leur repaire sous marin aux couleurs vertes, la Tour Eiffel qui s’effondre sous l’effet d’une sorte d’acide, les militaires qui mitraillent à tout va juste pour le plaisir des spectateurs. Les GI Joe ne sont que des jouets sans âme, des personnages articulés pour faire boum boum, mais ils l’assument.

 

 

 

 

Créés à la base pour être des Barbies pour les garçons, les GI Joe sont des figurines militaires qui n’ont d’autre but que de glorifier les Etats-unis et servir le devoir patriotique. Leurs aventures servaient à booster le moral des troupes comme Superman en son temps, et leur gamme s’est renforcée au fil des nouveaux ennemis de guerres américaines.

 

Sois mère au foyer ou engage toi, tel était un peu le discours qu’on enseignait aux enfants élevés dans les années 60.

 

Au moment de sa relance dans les années 80, la franchise se décline à travers différents médias comme les comics et des séries animées. Le dessin animé dispense d’ailleurs à chaque fin d’épisode un discours sur les dangers domestiques. Larry Hama, auteur de comics chez Marvel qui fait d’ailleurs une apparition dans le film lors d’un flashback, va plus s’attacher à leur créer une histoire spécifique et les doter d’une personnalité propre. Désormais les GI Joe ont leur propre guerre : celle qu’ils mènent contre la dangereuse organisation Cobra.

 

 


 

 

Le film reprend les bases de cette histoire. Déjà prévu comme une trilogie, il raconte la naissance de l’organisation Cobra et présente le commando d’élite avant de les lancer dans un duel fratricide et épique.

 

Un casting de luxe entoure cette superproduction : Dennis Quaid, Christopher Eccleston, Sienna Miller et Rachel Nichols, pour les plus connus, ont accepté d’enfiler le treillis pour donner vie à ces figurines.

 

Rassurez-vous, le design de leurs costumes est très éloigné de Dragonball: Evolution et se rapproche plus d'un croisement entre X-Men et Universal Soldier. Ce qui confirme l'aspect série B boostée aux effets spéciaux du projet.

 

 

Les GI Joe :

 

Le Sergent Hawk, le vétéran : leader et mentor des GI Joe, le Sergent Hawk dirige son unité d’élite depuis The Pit, leur repaire dans la montagne, mais n’hésite pas à se lancer dans la bataille. Il garde une affection particulière pour Duke, qu’il considère presque comme son fils.

Dans le civil : l’acteur un peu has been Dennis Quaid a accepté le rôle à la demande de son fils et devrait amener tout son charisme à ce chef des GI.

 

 

 

Duke, l’homme de terrain : Duke est le vrai héros de GI Joe, le soldat qui mène l’équipe sur le champ de bataille. Dans le film, il est l’ancien mari de la Baronesse, la servante de Cobra, qu’il a failli épouser avant de l’abandonner devant l’hôtel. A l’instar de Wolverine dans X-Men, c’est lui qui permettra au public de s’identifier, en suivant ses premiers pas dans l’unité d’élite.

Dans le civil : D’abord pressenti pour Mark Wahlberg, le rôle a finalement échoué à Channing Tatum. C’est ici son tout premier rôle dans une superproduction américaine. Interprète de Stop Loss, un film qui revient sur les conséquences lourdes de la guerre en Irak, il avait d’abord refusé de jouer dans ce film pro militaire.  A la lecture du script orienté superhéros, il a finalement accepté de jouer dans ce divertissement.

 



  

 

Ripcord, le partenaire : meilleur ami de Duke qui l’accompagne dans les GI Joe et dans ses aventures, il est secrètement amoureux de Scarlett, la rousse incendiaire de l’équipe.

Dans le civil : tout le monde se souvient de la tête de Marlon Wayans en crétin défoncé dans la série des Scary Movies. Mais le producteur l’a plutôt pris pour sa prestation de junkie dans Requiem for a dream et espère que GI Joe saura légitimer l’un des frères Wayans dans un rôle plus sérieux.

 

 

 

Scarlett, la beauté fatale : C’est la femme battante du groupe. Elle ne se sépare jamais de son arbalète au poing et fait souvent mouche. Mais la belle a aussi a un cœur et aime Snake Eyes, le ninja blessé et muet.

Dans le civil : Tous les garçons doivent sûrement se rappeler des yeux de Rachel Nichols, aperçus dans 2e sous sol et qu’on reverra dans Star Trek. Dans GI Joe, son costume les met en valeur… ses yeux, bien sûr…

 


 

 

  

 

Snake Eyes, le ninja secret: L’un des personnages culte de la série. Rendu muet et défiguré suite à une explosion, ce ninja se cache sous son costume pour faire parler son sabre. Il se console dans les bras de la belle Scarlett et reste très lié à Storm Shadow, son frère d’armes passé du côté de l’ennemi.

Dans le civil : Sous le costume, le toujours doué Ray Park, bondissant Dark Maul et Crapaud des X-Men, pour assurer le côté spectaculaire du film.

 

 

 


  

Heavy Duty, le bourrin: ce grand gaillard manie aussi bien les armes lourdes qu’il ne sait parler. Derrière cet ours mal léché à la sulfateuse bien rodée, se cache un homme cultivé qui écoute du Bach et se laisse aller à quelques poèmes.

Dans le civil : habitué par ce genre de rôle puisqu’il était le Mr Echo de Lost, guerrier qui croyait aux forces mystiques de l’île, le grand Adewale Akinnuoye-Agbaje prête sa carrure à ce soldat philosophe. Cela devrait nous aider à retenir son nom.

 


 

 

Breaker, le frenchie : Expert en langues et en communication, il devrait jouer un rôle minime mais apporter ses connaissances à l’équipe.

Dans le civil : d’abord méchant français de service, Saïd Taghmaoui continue d’infiltrer les grandes productions américaines pour représenter fièrement nos couleurs au sein des GI.

 

 

 

Cover Girl, la potiche : A l’image de son rôle, Karolina Kurkova est une ex mannequin qui décide de mettre son corps au service du cinéma… et ici de l’armée pour servir sa nation. Dans le dessin animé, elle craque sur le beau Duke.

 


 

 

   

 

Les Cobras :

 

Le Commandant Cobra, le Parrain : L’homme qui tire toutes les ficelles.  Défiguré suite à une explosion, il porte un masque qui empêche de connaître son identité. D’abord effacé au profit de Destro dans ce premier film, on devrait assister à son ascension vers le Mal an tant que « The Doctor » avant qu’il ne devienne le grand méchant d’un futur volet. D’où le sous titre du film : le réveil du Cobra.

Dans le civil : le choix du jeune Joseph Gordon Levitt, habitué aux films d’auteurs, surprend encore les fans. Si son masque devrait être modifié, rappelant trop celui du Ku Klux Klan, l’acteur a assuré qu’il garderait cette même voix charismatique du dessin animé.

 


 

 

  

Destro, le lieutenant : Trafiquant d’armes pour les industries Mars, il rêve de conquérir le monde. C’est la parfaite Némésis du Général Hawk. Dans la série, il a une relation passionnelle avec la Baronesse. On ne sait pas encore s’il portera son masque de métal dans le film.

Dans le civil : étonnamment, c’est le british Christopher Eccleston, ancien homme invisible d’Heroes et Doctor Who de la nouvelle série, qui incarne ce méchant. On espère qu’il saura lui donner toute sa classe et son humour.

 


 

 

  

 

La Baronesse, la femme fatale : cette espionne au service du mal donne du fil à retordre aux GI, mais saura-t-elle effacer la relation qu’elle a eue avec le beau Duke ?

Dans le civil : l’ex mannequin Sienna Miller se teint en brune et sort les armes. Un beau crêpage de chignon en perspective avec Scarlett ?

 



 

  

 

Storm Shadow, le mercenaire : Le personnage préféré des fans. Son arrivée dans la série de comics a créé un numéro mémorable, dépourvu de dialogues, mais puissant dans sa mise en scène. Ancien frère d’armes de Snake Eyes, il est sans cesse tiraillé entre les deux clans.

Dans le civil : le bad boy classe Lee Byung-Hun du Bon, La Brute et le Cinglé s’est déjà importé aux Etats Unis et amène son savoir-faire en matière d’arts martiaux. Avec pour partenaire Ray Park, les séquences de duels de sabres sont assurées.

 


 

 

  

 

Les copains de Stephen Sommers : le réalisateur a ses supporters et ses fidèles. Les anciens héros de la Momie feront quelques apparitions. On pourra apercevoir Brendan Fraser lors d’une séquence dans un camp et Arnold Vosloo sera Zartan, un expert en déguisements pour Destro.

 



 

  

 

Bien sûr ce film servira à créer une autre ligne de jouets et montre que les américains ne peuvent s’empêcher de jouer aux gendarmes du monde (une partie des scènes se passe à Paris, on va rigoler). Mais le côté superhéros devrait effacer le premier rôle des GI de combattre le terrorisme et mettre plus en avant leur mythologie oubliée pour assurer un honnête divertissement sans ambiguïté.

 

 

 

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