Les Comics au cinéma : les outsiders

Damien Virgitti | 4 mai 2007
Damien Virgitti | 4 mai 2007

Alors que Spider-man 3 explose tous les records, voici la seconde partie de notre dossier consacré aux daptations de comics. Après avoir passé en revue les projets phares du moment, voici venu le temps de mettre en lumière ceux qui pourraient créer la surprise, ceux qui adaptent des super-héros moins populaires et qui de ce fait auront peut être plus de libertés pour parvenir à leurs fins et livrer ainsi de nouvelles références du genre. 

 

SUPER MAX 

 

De : David Goyer

 

Scénario de : Justin Marks  
 

L’histoire : le super-héros Green Arrow, Robin des Bois des temps modernes, est arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis. Il se retrouve alors en prison, au milieu de tous les super-vilains qu’il a capturé. La tâche ne sera pas aisée pour s’évader…

 

La bonne surprise : le projet chelou du mois. Sans doute vexé d’avoir été viré de Flash, David Goyer continue de croire à ses super-héros mais veut faire une histoire bien différente  de toute autre adaptation de comics : une sorte de Prison Break ou un super-héros se retrouve au milieu de tous les super-vilains de l’univers DC Comics. Une occasion de voir tous les pires méchants inimaginables à l’écran. Un projet intriguant et qui comme d’habitude avec David Goyer, demande à être vu pour se rendre compte s’il sait bien l’exploiter. Green Arrow semble d’actualité puisqu’on peut déjà l’apercevoir dans la saison 6 de Smallville sous le nom d’Archer Vert et joué par Justin Hartley. Ses pouvoirs se limitant à des flèches aux multiples gadgets et le rapprochant plus d’un Batman que d’un Superman permettrait un film plus « réaliste ». A voir…

 
Le défaut de fabrication : Une fois de plus il faut vérifier que David Goyer ne tombe pas dans le ridicule comme avec son Blade Trinity de sinistre mémoire et que le débutant Justin Marks (pourtant plébiscité par le couple Goyer) accouche d’un bon scénario. Le nombre de licences des super-vilains à representer sur grand écran peut plomber le récit : trop de personnages et plus d'intrigue. 

 

WANTED

 

De :  Timur Bekmambetov

 

Avec : James McAvoy, Morgan Freeman, Angelina Jolie…

 

L’histoire : Wesley Gibson est un blasé. Il part tous les matins faire un boulot qui l’ennuie profondément, et il sait très bien que sa petite amie en profite régulièrement pour le tromper. Jusqu’au jour où il apprend que son père qui vient de mourir est en fait un tueur à gages et que le monde est dirigé par une société de super-vilains qui nous manipule à notre insu. En reprenant le flambeau laissé par son père, Wesley va pouvoir se livrer à ses pulsions les plus violentes et destructrices.

 
La bonne surprise : Considéré pour beaucoup comme le « Watchmen des super-vilains », en référence à la BD mythique d’Alan Moore et à sa description sombre et réaliste de la figure du super-héros dans la société actuelle, le projet d’adaptation de ce roman graphique de Mark Miller et JG Jones s’annonce d’ores et déjà ambitieux. Mélange intriguant de Matrix et de Fight Club émaillé de références diverses aux comics et au cinéma, Wanted est surtout un pamphlet virulent sur la société de consommation et sur les multiples illusions créées par l’homme pour se sentir vivre.

La présence au casting de James McAvoy en Wesley Gibson, la révélation du Dernier Roi d’Ecosse, ainsi que celle de Morgan Freeman dans un rôle encore indéterminé, tous deux encadré de la belle Angelina Jolie en mercenaire pleine de sensualité a de quoi aguicher le spectateur sceptique. L’auteur de la BD lui-même semble plein d’espoirs au vu des prévisualisations de certaines scènes d’action : « Il y a trois mois, je n’avais aucune réelle attente quant à cette adaptation. Maintenant elles sont énormes ! ». Si on en sait pas encore plus pour l’instant, Wanted semble être avec Watchmen LE projet le plus excitant parmi les adaptations de comics.

 

Le défaut de fabrication : La première réalisation hollywoodienne de Timur Bekmambetov, réalisateur du phénomène russe Night Watch (et d’un futur Day Watch) qui a eu bien du mal à passer les frontières. Enorme bouillie visuelle du Seigneur des Anneaux et de Matrix, le film se révélait rapidement inconsistant, voire épuisant dans ses effets trop clippés qui viraient au ridicule (la tempête de corbeaux et le gardien qui allume comme un fou furieux les gens avec sa  lampe). Si on retrouve bien tous ses effets Matrix-like dans l’œuvre de Millar, il est moins sûr que le réalisateur sache en retranscrire tout le côté subversif, surtout s’il est aidé au scénario de deux scénaristes de Fast and Furious 2 et 3. Si la présence de James McAvoy et de Morgan Freeman peut rassurer, celle d’Angelina Jolie peut inquiéter, le personnage ressemblant à la base  plutôt à Halle Berry. Et lorsqu’on s’en souvient de la prestation d’Angelina Jolie en super-héroïne Lara Croft, il y a de quoi être sceptique. La révélation prochaine d’un important ajout de casting que l’équipe du film cherche à tenir secret devrait apporter plus de lumière sur l’affaire.

 

PREACHER

 

Série de : Mark Steven Johnson

 

L’histoire : En pleine homélie, le prêtre Jesse Custer se fait soudain posséder par l’entité Genesis, fruit de l’amour entre un ange et le Mal. Apprenant que Dieu a, en fait, quitté le Paradis, il part alors a sa recherche en traversant tous les Etats-Unis, aidé dans sa quête de son son ancienne petite amie et d’un vampire irlandais…

 

La bonne surprise : Développé par Vertigo, la branche adulte de DC Comics (Hellblazer – Constantine, V pour Vendetta) cette BD de Garth Ennis et Steve Dillon possède résolument une dimension bien dark et violente, empruntant à la fois au genre du western et du fantastique, Jesse Custer et ses compagnons d’aventure faisant figures de cowboys solitaires aux prises avec des démons et des anges échappés du Paradis… Le projet fut même un temps confié à Kevin Smith avec James «  Cyclope » Marsden dans le rôle principal et Samuel L. Jackson en Saint des Tueurs, un tueur à gages dépêché par les autorités célestes. Devant tant de défilements d’icônes de la « cool attitude » on se prenait alors à rêver et on salivait déjà.


Le défaut de fabrication : le grain de sable dans la machine, c’est que le projet est devenu une série pour HBO dirigée par Mark Steven Johnson, auteur du bancal Daredevil et du désastreux Ghost Rider. Si le bonhomme semble être très attiré par les héros sombres et tourmentés, force est de constater qu’il n’a pas du tout les épaules pour en faire ressentir toute l’intensité. Le réalisateur a pourtant déclaré vouloir être assez fidèle dans la forme : chaque numéro de la série correspondra  à un épisode, partant sur une base ambitieuse de plus de 60 numéros sans compter les autres mini-séries parallèles portées sur un ou deux personnages isolés. De plus, il assure que Garth Ennis pourra être là tout au long du projet et qu’il compte aller chercher divers réalisateurs adeptes du genre pour réaliser des épisodes… il mentionne entre autres Kevin Smith et Robert Rodriguez… des cinéastes qui pourront, s’ils ont un bon script en main, venir sauver ce qui s’annonce comme le futur massacre de Mark Steven Johnson…

 

BLADE - LA SERIE

 

Série de : David Goyer

 

Avec : Kirk Jones, Jill Wagner, Neil Jackson, Nelson Lee…

 

L’histoire : Blade le chasseur continue de traquer les vampires, aidé de Shen qui vient remplacer son ancien mentor Whistler. Pendant ce temps, Christa, un ancien médecin militaire enquête sur la mort de sa sœur jumelle et découvre le repère de Marcus, le chef des vampires.

 

La bonne surprise : Après trois films au cinéma, la franchise Blade se décline en série TV. David Goyer, qui nous avait laissé sur un troisième film amer, a écrit lui-même le pilote, aidé de Geoff Johns, THE scénariste en vogue chez DC Comics. Diffusé en Juin 2006, ce premier épisode d’une durée d’une heure et demie sur SpikeTV a attiré 2,5 millions de spectateurs, score tout à fait honorable pour la chaîne. Les premières critiques n’hésitent pas à qualifier cette série de dynamique, gore et bien ficelée, avec un Kirk Jones remplaçant au pied levé Wesley Snipes dans le rôle du DayWalker.

 
Le défaut de fabrication : Passé ce premier succès, la série n’a pas remporté l’audience escomptée et a été annulée au bout de 12 épisodes. Une décision qui en dit long sur la qualité d'une série qui se finit donc sur un cliffangher non résolu. Reste à voir quand la série arrivera en France, si elle était porteuse de bonnes intentions qui demandaient juste à être un peu plus exploitées…

 

WHITEOUT

   

De : Dominic Sena

 

Avec :  Kate Beckinsale

 

L’histoire : Un marshal des forces spéciales est envoyé en Antarctique pour différentes missions. Elle s'y retrouve dans des conditions difficiles, au moment du « Whiteout », phénomène glaciaire où le ciel devient aussi blanc que le sol…

 
La bonne surprise : Polar d’ambiance avant tout, ce graphic novel de Greg Rucka et de Steve Lieber  joue admirablement des noirs et blancs à l’instar de Sin City. De plus, Whiteout rappelle parfois The Thing dans la description de son enfer blanc. Le rôle de l’agent secret Carrie Stetko a failli échouer à Reese Witherspoon avant de finalement être donné à Kate Beckinsale, ange de la nuit d’Underworld, capable d’assurer le quota d’action tout en restant belle et crédible.

 
Le défaut de fabrication : les films de Dominic Sena, le mauvais 60 secondes Chrono et un Opération Espadon sympathique font preuve d’une violence trop clippée pour être aussi sulfureuse que dans la BD. Il ne reste plus qu’au réalisateur à se transformer en Robert Rodriguez.

 

THEM

   

Série de : Jonathan Mostow

 

Scénario de : David Eick

 

L’histoire : Des extraterrestres à l’apparence humaine ont formé une cellule terroriste afin d’étudier les êtres humains, en particulier les émotions dont ils se nourrissent…

 

La bonne surprise : À l’origine, il y a Six, un roman graphique de Michael Avon Oeming, auteur de séries originales mêlant fantastique et polar (Powers, où des détectives enquêtent sur des superhéros et BPRD, qui suit les enquêtes des autres partenaires de Hellboy comme l’amphibien Abe Sapien) qui devient Them, une série pour la Fox dont l’adaptation est écrite par David Eick, scénariste talentueux et producteur de Battlestar Galactica. Pas étonnant de le retrouver ici, tant les thèmes du space opéra et de la BD d’Oeming ont d’étranges similitudes, notamment dans l’étude de l’humanité par des extraterrestres, véritables Cylons en puissance. On peut donc s’attendre à voir un récit particulièrement bien construit et à la réflexion pertinente.

Le défaut de fabrication : Autant le nom de David Eick rassure, autant celui de Jonathan Mostow peut faire frémir. Pourtant réalisateur d’un honnête Terminator 3, Mostow n’a pas tout a fait la carrure et les épaules pour porter un projet si ambitieux. Il ne reste plus qu’à compter sur la présence de scénaristes solides…

 

RONIN

 

De : Sylvain White

 

L’histoire :  Dans un New York futuriste, un jeune adolescent est possédé par l’esprit d’un samouraï solitaire à la recherche du Démon qui a tué son Maître…

 

La bonne surprise : si vous avez aimé Sin City et que vous avez adoré 300, vous aimerez sûrement Ronin, écrit par le même auteur : le grand Frank Miller. Le succès de Sin City a ainsi révélé à la fois un auteur et que les comics possèdent une véritable force visuelle et scénaristique. Cette première œuvre phare de l’auteur révolutionna déjà d’ailleurs en son temps puisque Genndy Tartakovsky (Clone Wars) s’en est inspiré pour sa série animée Samouraï Jack où un samouraï et son épée magique sont envoyés dans le futur par un démon. L’adaptation avait d’ailleurs tenté pendant un temps le réalisateur Darren Aronofsky, inconnu alors à cette époque.

Le défaut de fabrication : le projet a finalement échoué dans les mains de Sylvain White, réalisateur qui a crée la surprise au box-office avec son drame musicale Steppin’ et qui sortira le 16 mai chez nous. Si on regarde ses autres réalisations comme le direct to vidéo Souviens toi l’été dernier 3, on s’interroge encore sur le rapport avec l’univers de Frank Miller. Le scénario n’en est encore qu’à la phase d’écriture et le réalisateur assure être un grand fan devant l’éternel des comics et même « des graphic novels avant même qu’ils soient appelés ainsi aux Etats-Unis » mais on se demande comment ce débutant va pouvoir mettre à l’écran un univers futuriste et aussi sulfureux…

 

 

LE PUNISHER 2

 

Sauve qui peut ! Thomas Jane est de retour !...


L’histoire : Le Punisher continue sa croisade contre le mal, s’en prenant cette fois ci à un parrain de la mafia new-yorkaise.

On verrait bien : Faisant partie des navets du genre, Punisher semble avoir quand même assez rapporté pour convaincre ses producteurs de faire une suite. On espère que le film en profite pour revenir aux racines de la bd, comme l’avait voulu visiblement le réalisateur Jonathan Hensleigh pour le premier film, révélant sur le DVD qu’il avait normalement prévu une séquence d’introduction située pendant la guerre du Vietnam et coupée pour cause de moyens. Le film reviendrait à une violence plus crue, dans la lignée du premier film de 1989 avec Dolph Lundgren. Le principal vilain du film serait Jigsaw, un tueur défiguré suite à une explosion causée par la vengeance du Punisher. Un destin qui se rapproche d’ailleurs de ce qui arrive au fils de John Travolta à la fin du premier film. Si tous les éléments sont réunis, il reste à ce que les studios croient vraiment au projet après un premier film assez creux. Le scénario semble en pleine finition mais Thomas Jane avoue lui-même trouver les studios peu motivés…


FLASH GORDON

   

L'histoire : Les trépidantes aventures du footballeur Flash Gordon (alias Guy l’Eclair par chez nous…) accompagné de Dale Arden et du Docteur Zarkov dans leur combat contre l‘Empereur Ming de la planète Mongo.

 

On verrait bien : Vous pensiez Flash Gordon mort et enterré par le film ultra kitsch de Mike Hodges en 1981 dont seul la musique pop de Queen était à sauver ? Flash Gordon est de retour à travers deux projets : un film et une série. Le premier film serait signé Stephen Sommers, réalisateur de blockbusters comme La Momie et de Van Helsing. Il aurait acquis les droits de ce personnage de comic-book de 1934, précurseur à l’époque de Superman et autres Batman. La série, produite par Sci-Fi, déciderait de délaisser l’esthétique du premier film pour développer un univers plus sombre. Si rien n’est dit sur les compagnons d’aventures du héros, il a été confirmé que le super-héros footballeur serait joué par Eric Johnson, l’ex petit ami de Kristin Kreuk dans les deux premières saisons de Smallville. La chaîne aurait d’ores et déjà commandé 22 épisodes dont les deux premiers seraient écrits par Peter Hume (Charmed) et réalisé par Rick Rosenthal, habitué des séries fantastiques depuis Smallville justement.

 

Il ne reste plus qu’à voir comment ce premier super-héros saura être modernisé (à commencer par son costume) pour échapper à la terrible réputation qui l’entache depuis des années.

 

CAPTAIN AMERICA 

Ou comment faire revivre le super-héros le plus patriotique sans sombrer dans le ridicule…


L’histoire : En pleine deuxième guerre mondiale, des scientifiques américains développent une formule du Super-Soldat permettant de décupler les capacités humaines. Le soldat Steve Rogers est volontaire pour l’expérience et devient ainsi Captain América, leader des troupes américaines sur le front pour aller défaire Crâne Rouge, bras droit du Führer. Au moment d’arrêter un missile lancé sur les Etats-Unis, l’arme explose en plein vol, entraînant dans sa chute le Captain dans les eaux glacées de l’arctique… Congelé pendant des années dans la glace, il sera repêché par des scientifiques vingt ans plus tard.

 

On verrait bien : Etoile du drapeau américain bombé sur le torse et sur son bouclier, son masque frappé du gros A de l’Amérique, Captain America est LE super-héros patriotique par excellence. Crée dans les années 60 pour que Marvel ait aussi son Superman et pour encourager l’effort de guerre au début des années 40, Captain America est l’instrument de propagande américaine par excellence. Ayant déjà fait l’objet de quatre films (dont deux téléfilms au début des années 80) tombés dans l’oubli (sauf pour ceux qui les ont vu et qui se tiennent encore les côtes devant tant de kitscherie), Marvel espère bien le ressusciter en cette période d’âge d’or des adaptations. Encore faudra t-il le débarrasser de quelques symboles patriotiques ostensibles, ne serait ce que pour mieux le vendre en Europe.

 À l’heure actuelle dans les comics, Captain America est au centre du méga crossover de Marvel, Civil War, où il s’oppose catégoriquement à une loi de recensement de tous les super-héros qui doivent tomber le masque. Il incarne ainsi un vieil idéal des libertés qui se heurte à la cruelle réalité de la société moderne, obligé de se battre contre son collègue et ami Iron Man. Obstiné mais plein de doutes, le personnage y gagne en beauté et en noblesse.

 

LUKE CAGE 

Préparez vous, le premier superhéros Black arrive bientôt sur vos écrans… et il peut faire très mal !

 

L’histoire :  Victime du racisme dans son ghetto, Luke Cage se prête à une expérience où il obtient un corps indestructible et devient le super-héros de son quartier…

 

 On verrait bien : Luke Cage, c’est tout simplement le nom qu’a emprunté ce grand fan de comics qu’est Nicolas Cage pour mieux cacher sa parenté avec un certain Francis Ford Coppola. Mais c’est avant tout le premier super-héros black crée dans les années 70 pour surfer sur la vague de la blaxploitation au cinéma avec ses héros comme Shaft ou ses femmes dures à cuire incarnées par Pam Grier. On comprend qu’il ait tapé dans l’œil de John Singleton (Boy’z in the Hood) qui a immédiatement tenté d'amadouer deux des acteurs blacks les plus côtés du moment à Hollywood : Jaimie Fox, qui a poliment décliné l’invitation et le bad boy Tyrese Gibson (2 Fast 2 Furious). Nous, on verrait bien Samuel L. Jackson, qui mérite bien un rôle de super-héros après Incassable, et surtout pour pérenniser son image d’icône de pop culture après avoir incarné Shaft pour le même réalisateur. Si le pouvoir de ce super-héros est assez basique et guère très excitant visuellement, il possède un background intéressant dans la veine des héros persécutés façon X-Men. Il suffira de lui retirer son immonde costume jaune de l’époque pour le remplacer par son marcel actuel pour faire de lui un véritable hard boiled man



IRON FIST 

Superhéros et arts martiaux font bon manage depuis Matrix, mais Marvel l’avait compris depuis bien longtemps avec Iron Fist, le premier superhéros karatéka…


De : David Self

 

Scénario : John Turman

 

Avec : Ray Park…

 

L’histoire : Ayant perdu sa mère et son père lors d’une escalade en montagne, le jeune Daniel Rand atteint le temple de K’un-L’un. Là-bas il passe une série d’épreuves spirituelles pour devenir un grand guerrier aux poings d’acier : Iron Fist !

 

On verrait bien : Surfant sur la mode des arts martiaux comme Luke Cage pendant les années 70, Iron Fist ne tarde pas à le rejoindre dans la BD pour former un duo de justiciers implacables. Si son superpouvoir est faible, tout l’univers mystique japonais évoqué tout autour du héros aurait de quoi faire un bon film. Pourtant tous les meilleurs éléments artistiques ne sont pas encore réuni pour aboutir à un bon résultat : la réalisation est confiée à Steve Carr (Dr Dolittle 2) sur un scénario de John Turman, qui n’a pas officié sur les meilleures adaptations de comics comme Hulk et la série The Crow : Stairway to Heaven avec Mark Dacascos. Le rôle principal serait interprété par Ray Park, déjà vu sous le masque de Dark Maul dans Star Wars et en Crapaud dans X-Men. Si Ray Park est bon cascadeur, on a pu voir entre-temps ses capacités limitées d’acteur dans Ballistic avec Antonio Banderas. Il est grand temps que Jet Li arrive…

 

MISS HULK 

Hulk vous paraissait un peu soupe au lait ? attendez de voir sa cousine…

 

Avec : Eva Mendes…

 

L’histoire : Alors qu’elle se trouve au milieu d’un règlement de comptes, Jennifer Walters est gravement blessée et transportée à l’hôpital. Son cousin, le Dr Bruce Banner qui n’est autre que Hulk lui donne un peu de son sang pour la sauver. Recueillant une partie de son ADN modifié, Jennifer se transforme soudainement en femme bodybuildée à la force étonnante.

 
On verrait bien : Super-héros de second rôle, Miss Hulk est surtout un membre des Vengeurs où sa force est toujours un atout. Un film entièrement consacré sur elle pourrait donc être bien mince. Lancé dans le succès de ses plus célèbres personnages, Marvel semble maintenant bien décidé à adapter tous ses personnages, même les moins connus comme Ghost Rider. On murmure déjà à Hollywood le nom d’Eva Mendes pour incarner cette femme au corps sculptural. Le problème est que si Eva Mendes a déjà du mal à paraître crédible comme second rôle, on l’imagine mal porter un film à elle toute seule, sauf si le film fait dans l’humour et le second degré comme Ghost Rider.

 

SHAZAM !

 

De : Peter Segal

 

Scénario de : William Goldman, John August et Brian Goluboff

 

L’histoire : Le jeune orphelin Billy Batson est choisi par le puissant Sorcier Shazam pour être le superhéros le plus puissant du monde. A chaque fois que le petit garçon criera le nom de « Shazam ! », il devient le superhéros adulte Captain Marvel qui tire sa force des divinités grecques.

On verrait bien : Premier superhéros à être adapté à la télévision en 1941, Captain Marvel n’est en fait qu’un second Superman créé 2 ans après l’Homme d’acier. En pleine période de revival des anciens superhéros, Captain Marvel va donc retrouver toute sa gloire au cinéma dirigé par Peter Segal, réalisateur de comédies comme Amour et amnésie et Mi-temps au mitard, sur un scénario de John August (Big fish, Charlie et la chocolaterie), William Goldman (Heat, Les Pleins pouvoirs) et Brian Goluboff (Basketball diaries). La rumeur voulait même que ce soit Jack Gyllenhaal qui incarne le superhéros adulte, après avoir été pressenti pour remplacer Tobey Maguire suite à une douleur au dos dans Spider-man 2, mais Segal a démenti cette info. Tout le scénario reste à écrire et il ne reste plus qu’à espérer qu’il saura moderniser le concept.

 

SUB-MARINER

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces : Marvel s’apprête a ressusciter son plus vieux personnage : Namor, le prince de l’Atlantide…

 

L’histoire : Fruit de l’amour entre un humain et un atlante, Namor est devenu le Prince de l’Atlantide. Exaspéré par les méfaits des humains envers l’océan, Namor monte rapidement à la surface…

 

On verrait bien : Considéré au début comme un héros puis servant d’ennemi pour les 4 Fantastiques, sa nature ambiguë le rapproche du Surfeur d’Argent, et il oscille constamment dans les comics entre son rôle de héros et son envie de vengeance envers les terriens et leurs méfaits dans l’océan. Chris Columbus fut un temps pressenti pour l’adaptation, puis fut remplacé par Jonathan Mostow, habitué des océans depuis son claustrophobique U-571. Une fois de plus, les scénaristes devront sérieusement moderniser le concept d’un héros écologique et torse nu. Difficile d’y croire quand on voit que même DC n’a pas réussi finalement à développer son spin-off d’Aquaman…

 

 

DEADMAN

Dans la famille « les milles projets de Guillermo del Toro » il y a l’adaptation de Deadman, l’histoire du fantôme d’un trapéziste mort, venu hanter les corps de ses assassins…

 

De : Guillermo del Toro

 

L'histoire : Le trapéziste Boston Brand est assassiné lors d’un numéro par un mystérieux tueur appelé le Crochet. Réduit à l’état de fantôme capable de posséder le corps des gens, le Deadman part à la recherche de son assassin, tout en aidant les autres…

 
On verrait bien : Parmi ses nombreux projets, alors qu’il n’a pas encore tourné son Hellboy 2, Guillermo del Toro est le réalisateur qui convient tout à fait à cette histoire entre fantastique et mystique. Ne reste plus qu'au fanboy de trouver le temps de tourner cette histoire atypique d’un homme blessé, perdu aux portes de la mort, et essayant de trouver un dernier but à sa vie. Si le réalisateur retrouve toute sa verve de Blade 2, alors il saura nous offrir un très beau personnage qui mérite d’être mis en avant.

 

 

MADMAN

 

Bienvenue dans la quatrième dimension : êtes-vous prêt à entre dans le monde dérangé du Madman ?...

 

De : George Huang

 

L’histoire : Un tueur à gages nommé Frank Einstein est renversé par une voiture. Il est alors ressuscité par deux savants fous qui lui donnent des pouvoirs. N’ayant plus aucun souvenir de son ancienne vie, Frank se confectionne un costume à partir des vagues souvenirs d’un héros de bande dessinée et devient Madman ! il hante les rues de la ville, capable de ressentir les émotions et de voir l’avenir des gens…

 

On verrait bien : Attention, univers déjanté ! le comic book Madman de Mike Alfred se passe dans un monde complètement loufoque, où se croisent mutants, extraterrestres et monstres complètement difformes. Madman est donc un projet  sur le fil du rasoir, un futur OFNI a manipuler avec soin au risque de ne pas tomber dans le ridicule. Echappant complètement aux règes du genre, cette bd pousse les caractéristiques du comics a l’extrême, faisant se télescoper tous les genres pour donner une ambiance inimitable. Pas étonnant donc que ce soit Dimension films, la boite de production de Robert Rodriguez qui soit prête à produire ce film d’un nouveau genre comme Sin city et destiné à George Huang, auteur de l’hystérique Swimming with sharks. Madman n’étant qu’un fou échappé d’un asile et déguisé en justicier, on ne voit que Jim Carrey et sa folie capable de basculer dans la psychose pour l’incarner. On vous le dit, un futur film qui viendra marquer le cinéma de ses audaces visuelles et scénaristique comme ont pu déjà le faire les œuvres de Miller…

 

OCEAN

 

Venez sonder les mystères de l’espace…

 

L’histoire : Un expert en armes lourdes est envoyé dans l’espace pour étudier un étrange phénomène sur une planète entièrement recouverte d’eau : des sarcophages flottent dans l’air et des gens venus d’ailleurs sont apparus.

 

On verrait bien : Si cette histoire de warren Ellis mêle habilement science fiction et réflexion métaphysique à la 2001 Odyssée de l’espace, il ne reste plus qu’à trouver un réalisateur capable de distiller tout le mystère de cette planète sans sombrer dans les effets spéciaux faciles…


 

 

 

 

DEATHLOK 

Robocop vous manque ? Marvel vous offre son Deathlok !

 
L’histoire : un soldat blessé à mort se réveille dans un futur apocalyptique, tenu en vie par un corps cybernétique. Dépossédé de son ancienne identité et de son temps, Deathlok tente de trouver un but dans sa vie en devenant un justicier des bas-fonds.

 

On verrait bien : Le scénario est prévu d’être écrit par David Self, scénariste des Sentiers de la perdition et du remake d’Hantise, capable donc du pire comme du meilleur. On espère qu’il saura dynamiser le concept qui sent fort le déjà-vu.

 

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