Bandes-annonces des 21 James Bond

Julien Dury | 19 novembre 2006
Julien Dury | 19 novembre 2006

Magie de Youtube, on peut désormais faire un petit récapitulatif de l'intégralité des bandes-annonces de l'histoire cinématographique des James Bond. Sous vos yeux donc, 45 ans résumés en 21 bandes-annonces.

Pour accéder aux vidéos, cliquez sur les affiches.

Les années 60

Ah, le temps de l'innocence... On a encore l'impression de voir des films et non les derniers avatars d'une série insubmersible. Sean Connery est pour l'instant glabre et chevelu, mais déjà considérablement poilu, instaurant un standard de virilité distanciée que certains fans passeront leur vie à regretter. Lorsque le manque d'inspiration commence à se faire sentir avec On ne vit que deux fois, le comédien ne fait ni une ni deux et quitte le navire. Surgit George Lazenby le temps d'un film et d'une vision plus romantique (mais toujours macho, on se rassure) du personnage. Hélas la fin tragique d'Au service de sa majesté sonne le glas des illusions d'une décennie magique en bien des points.


Les années 70

Sean Connery refait un tour le temps d'un épisode mais le gros morceau, ce sont bien sûr les quatre films interprétés par Roger Moore. Bon, selon certaines sources, nos lecteurs se plaindraient du sort ici réservé à l'acteur. Ils ont bien raison car il s'agit sûrement du meilleur interprête de 007 à ce jour. Le charisme de son unique expression faciale associé à une classe naturelle bien représentative de l'époque (les Village People, les pattes d'éléphant, le giscardisme). La décennie culmine avec Moonraker qui catapulte carrément l'espion dans un interstice entre Michaël Lonsdale et l'espace intersidéral.


Les années 80

Le temps de trois films, Moore passe la cinquantaine avec sa grâce coûtumière et laisse la place à Timothy Dalton. Bien meilleur qu'on l'a dit, celui-ci a malheureusement fort à faire pour survivre dans un monde en plein bouleversement. À quoi bon lutter contre le KGB dans Tuer n'est pas jouer si l'URSS est elle-même en pleine agonie ? Délégué aux plus basses besognes, James se voit même retiré son droit au meurtre dans Permis de tuer. Lessivé, Dalton ne tient pas plus de deux films.


Les années 90

Hiatus de plus de cinq ans jusqu'à GoldenEye et apparition d'un nouvel interprète en la personne de Pierce Brosnan. Le film donne à certains l'espoir d'un réveil de la série, mais il faut vite se rendre à l'évidence avec les épisodes suivants. Brosnan est le Bond de l'ère postmoderne, un personnage qui promène son vide total au milieu de titres (Demain ne meurt jamais, Le Monde ne suffit pas) et de scénarios de plus en plus abscons.

Les années 00

La série croupit dans l'indifférence avec Meurs un autre jour, malgré la présence de Halle Berry en James Bond girl un peu moins insignifiante qu'à l'ordinaire. Trop tard pour Brosnan, qui se fait éjecter de la série au profit d'un changement total de perspective. Retour aux romans de Ian Fleming, rajeunissement du personnage, blondeur de l'acteur principal, Casino Royale embauche un Daniel Craig plus inquiétant et violent qu'à l'accoutumée. Évitons le blabla « James Bond trouvera t-il un nouveau souffle ? ». Après tout, vous jugerez bien par vous-même.

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