Selon Charlie vu par un festivalier

Dany Verissimo | 22 mai 2006
Dany Verissimo | 22 mai 2006

ERRATUM : En réalité, ce n'est pas le coup de gueule de Dany !! Il y a eu malentendu entre mails, messages sur répondeur, la zique en boîte, les cris de fans, bref : les mots suivants ne sont pas de Dany mais ceux d'un metteur en scène que Dany a croisé en faisant la queue dans le Palais pour récupérer des invitations. Dany a seulement rapporté ses propos !! Toutes nos excuses auprès de Dany et de nos lecteurs qui ont lu ce coup de gueule anonyme, qui reste cependant représentatif de l'avis général, semble-t-il... La rédaction.

Malheureusement pour moi (ou heureusement), je n'ai pas pu voir Selon Charlie de Nicole Garcia, ou comment obtenir l'aide du CNC. Voici ce que m'a dit une connaissance :

L'excitation de la salle des lumières, un délicieux après-goût de Volver dans la tête et le coeur. Silence, générique, flashs, et ça commence.
Après six pages de producteurs, de partenaires financiers, de régions, de banques, etc... les premiers plans arrivent enfin.
Incompréhensible, mal mis en scène, la musique ne fait que dramatiser du vide. Au bout de 10 mn, la question se pose : Est-ce que tout ceci nous mène quelque part ? La réponse, nous ne l'aurons que 75 minutes plus tard (parmi les plus longues de ma vie). 75 minutes que l'on ne me rendra jamais.
NON tout ceci ne mène nulle part ! Et pas la patience d'attendre après l'énormissime révélation concernant le personnage de Benoît Magimel qui a été malade.
Le titre Selon Charlie porte à croire qu'il est le personnage central du scénario. Un jeune garçon qui ne dit rien pour un film qui n'a rien à dire..... Concept !


Un Benoît Magimel aussi juste qu'un acteur de TF1 et un directeur de la photo en vacances à en croire les images. Aucun sens de la dramaturgie, des personnages de la profondeur d'un ruisseau, et des scènes d'une inutilité abyssale... Heureusement que Bacri est là.
Les corps (nus) sont plus moches encore que les décors.
Après plus d'une heure d'incompréhension totale, consterné par la qualité qu'ont dû subir 2800 personnes, on peut se poser la question : Est-ce ça le cinéma ?
En avoir rien à foutre du public, aucun sens de l'autre, du plaisir, de l'entertainment (mot interdit) et de ces histoires qui vous emportent et vous collent à la peau. De toute façon, qu'importe la qualité au pays où le casting est roi...

Mon moment préféré ? La scène ou Vincent Lindon, arrivé en grosse voiture et en chemise Cerruti, apprend par le Maire que son dossier pour un logement sociale a été accepté. Un erreur très représentative de notre société, finalement.

Mais vous n'êtes pas obligés de me croire, il se peut que ce soit du génie et que je n'ai rien compris alors allez-y... tous les goûts sont dans la nature.

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