Mocky : 4eme salve - 7 films en Zone 2

Nicolas Thys | 21 mars 2006
Nicolas Thys | 21 mars 2006

Mocky est un être à part dans le paysage cinématographique contemporain, un personnage unique qui sait faire marcher les audiences télé à coup de blagues grivoises tout en ne réussissant que rarement à amener plus de 100 000 personnes dans les salles obscures pour voir ses films. Pour cause, ils sont très peu distribués et ne sortent pour la plupart que dans son cinéma. Si on pouvait lui trouver deux points communs avec un réalisateur ce serait peut-être avec Woody Allen : il est aussi voire plus prolifique (51 films et 4 téléfilms depuis 1959, 21 depuis 1990) et tous les acteurs français veulent tourner avec lui. Entre autre, et pas des moindres, Deneuve, Bohringer, Arditi, Scott Thomas, Carmet, Galabru, Lonsdale, Marielle,Bourvil, Moreau, Serrault, Poiret, Noiret, Berling, etc... Monsieur a même refusé Monica Belluci dans Alliance cherche doigt, sans compter ses seconds rôles qui comptent parmi les plus belles gueules du cinéma français. Mais la comparaison s'arrête là.


Mocky, tout le monde le connait, de nom voire de visage mais personne n'a vu ses films, et surtout ses films les plus récents. Il le dit lui même : son public a son âge, plus de 70 ans en général et la plupart de ses « habitués » sont décédés ! Son œuvre en quelque sorte, et principalement depuis 15 ans, c'est l'Arlésienne du cinéma : il en parle partout mais elle semble invisible, même les chaînes de télévision qui produisent certains films ne les diffusent pas, c'est dire. Il s'attire donc les clichés et rengaines habituelles : ses films doivent être horribles, nuls, ringards, niais puisque personne ne les voit ! Pourtant Mocky est l'un des rares cinéastes de genre à savoir se diversifier et proposer des comédies, des polars ou des drames et à faire un cinéma à la fois populaire dans ses codes narratifs et auteuriste dans sa forme. À voir ses films, on se rend compte que même si certains ne sont pas folichons et manquent cruellement de moyens et d'imagination, la plupart sont bons voire très bons et méritent le détour. Ce qui est désormais possible avec la sortie de la plupart de ses films en DVD chez Pathé. C'est la redécouverte d'un style à part, décrié de partout et adulé par une minorité mais suffisament original et bon pour s'y attarder.

Le 12 avril prochain, Pathé sort donc sept de ses films en édition simple et avec un boitier digipack au sein d'une quatrième vague, la plupart assez récents (à part un film de 1979 les six autres ont été tournés entre 1990 et 2005) et donc méconnus du cinéaste : Pièges à cons, Bonsoir, Les Araignées de la nuit, Alliance cherche doigt, Grabuge, Il gèle en enfer et La Bête de miséricorde. Les bonus de ces films, assez succints, se composent à chaque fois d'images du film, de la article-details_c-trailers (parfois très originale) et d'une présentation du film par Mocky. De temps en temps, l'interview d'un des acteurs principaux vient complèter les propos du cinéaste.

Piège à cons (1979, 87min, policier)
De Jean-Pierre Mocky avec Jean-Pierre Mocky, Sandrine Leprince et Jacques Legras

Résumé : Suite aux évènements de Mai 68, un professeur aux idéaux révolutionnaires s'exile. Dix ans plus tard il est de retour pour retrouver son disciple, Serge. Mais celui-ci est abattu par un policier. Son amie, Francine, demande au professeur de le venger et de l'aider à mettre à jour une magouille politique.

Critique : Piège à cons, troisième volet d'une trilogie commencée avec Solo et L'Albatros en 1970 et 1971 à propos des évènements de mai 1968, est peut-être le meilleur film de cette quatrième salve. Un Mocky comme souvent dénonciateur, à l'affût du politique et de la jeunesse contestataire mais cette fois dans un monde corrompu, sclérosé et où toute tentative de rebellion semble vaine et inutile. Situant l'action dix ans après mai 1968 et au milieu de la crise pétrolière des années 70, Mocky filme la fin d'une époque, la fin des espérances en un monde meilleur et un retour à la case départ avec manifs, grèves et jeunes en colère.
Si ce film reste très actuel sur le fond (surtout au vu de la situation liée aux manifs anti CPE), il est impossible de le voir de la même manière que lors de sa sortie et le regard qu'on pose dessus est devenu plus pessimiste et plus noir encore. Le leitmotiv des grévistes, « 35 heures plus aucun chomeur », nous ramenant automatiquement à la réalité avec une ironie assez grinçante. Les 35 heures ont beau être entrées en vigueur 25 ans plus tard, (le film atteste de la lenteur du gouvernement car même 14 ans de gauche mittérandienne n'auront pas permi de répondre aux réclamations ouvrières), on contaste qu'au final la situation politique et économique n'a pas évolué d'un pouce. Inutilité et utopie des revendications qui semblent aujourd'hui nous montrer que dans un système comme le notre toute solution est vaine et se soldera par un échec.
Mocky l'anarchiste met ici tous les partis politiques dans un même sac, inaptes à protéger le peuple et tout juste bon à défendre leurs privilèges par n'importe quel moyen, et manifeste son dégoût de la manière la plus extrême : violence, tueries, innocence perdue, libertés évanouies. La scène finale (dont nous ne dévoilerons rien) nous montre avec brio que si certains individus possèdent encore une dose d'humanité, c'est l'absolutisme qui prime dans notre société. Mais Mocky n'est pas anarchiste que dans le fond, la forme suit avec une mise en scène qui sort des codes traditionnels mais qui tient la route et un traitement du son magnifique : les manifestants sont le plus souvent invisibles, tels des fantômes dont la voix seule nous parvient et nous hante tout en passant à côté des oreilles de ceux à qui elle s'adresse.

Techniquement l'image et le son sont corrects avec des bonus succints. (Note DVD : 8/10)

Il gèle en enfer (1989, 97min, policier)
De Jean-Pierre Mocky avec Jean-Pierre Mocky, Laura Grandt, Dominique Zardi

Résumé : Évadé de prison, Tim rencontre une prostituée, Georgia. Celle-ci est traquée par la police qui veut la faire témoigner contre un gangster. Leur liaison est mouvementée car Georgia désire tous les hommes qui croisent son chemin. lls vont semer le désordre jusque dans le Jura où ils décident de monter un coup...

Critique : Encensé et défendu corps et âme par le Professeur Choron, Cavanna et l'ancienne troupe d'Hara-Kiri lors de sa sortie, nul doute que les amateurs de la célèbre revue satirique et grivoise des années 80 sauront apprécier ce film. Les autres beaucoup moins. Des gags à répétition tout droit sortis d'une BD comme lorsque Mocky s'accroche derrière sa voiture pendant que Georgia cherche à lui échapper, le tout filmé en accéléré pour donner un ton parodique. Des gags bien portés sur la chose avec un plan de Mocky en érection, une longue séquence naturiste sur la plage et de multiples plans où Laura Grandt est dans son plus simple appareil. Et pour finir une histoire assez rocambolesque avec un retournement final cathartique tout en étant assez cynique.
De fait Il gèle en enfer, même s'il intègre parfaitement le style Mocky (populaire et reprenant tous les codes de la série noire), est peut-être l'un de ses moins bons avec un jeu d'acteur horrible. Laura Grandt semble se prendre pour Anna Karina dans Pierrot le fou, ne sachant jamais réellement quoi faire elle non plus, mais dans son cas cela s'éternise durant tout le film. En outre son jeu, beaucoup trop forcé, fait tomber le film dans le ridicule et la farce grotesque alors que le rythme des retournements finit par lasser d'autant que l'histoire tourne souvent en rond et se répète pour finir droit dans le mur (ou dans le précipice !). Au final, un mocky assez fade qui, après un bon démarrage, tourne vite de l'oeil.

Techniquement si l'image et le son manifestent quelques défauts, le tout reste assez bon et les bonus sont peu nombreux. On regrette que les textes présents dans la galerie soient écrits en trop petits caractères et que le zoom soit impossible. (Note DVD : 5/10)

Bonsoir (1994, 85min, comédie)
De Jean-Pierre Mocky avec Michel Serrault, Jean-Claude Dreyfus, Marie-Christine Barrault, Claude Jade, Jean-Pierre Bisson.

Résumé : Alex, ex-chef tailleur licencié il y a un an, déambule dans Paris où il a pris l'habitude, pour pallier à sa solitude et à son problème de logement, de choisir chaque soir un appartement dans Paris, au gré de ses goûts, et de s'y faire inviter pour la nuit.

Critique : Ce troisième film de Mocky, une comédie de moeurs des plus singulières, bénéficie d'un scénario très original et bien écrit aidé de dialogues et de séquences des plus cocasses. Comme d'habitude Mocky ne fait pas dans la dentelle et ne perd pas son cynisme corrosif à propos du mode de vie et de la représentation de la classe moyenne française. Une espèce de « british touch » dans l'autodérision qu'on retrouve dans l'habit du personnage principal magnifiquement interprété par Michel Serrault, compagnon du cinéaste depuis toujours et qui colle parfaitement à l'atmosphère du cinéma de Mocky avec sa démarche amusante, son visage qui mêle sérieux et loufoque et son jeu caricatural mais qui ne dépasse jamais les limites (assez larges) imposées par ce type de film.
D'ailleurs la caricature est le moteur même de cette comédie délirante et en deviendrait presque un sous-genre depuis le découpage en saynètes imposées par le scénario jusqu'aux gueules des personnages stéréotypées au maximum comme on pouvait en voir dans les polars des années 30-60 (Le Dick Tracy de Warren Beatty s'en amusait également dans sa représentation des gangsters) ou aujourd'hui chez Jeunet (on retrouve d'ailleurs un Jean Claude Dreyfus en grande forme).
La séquence finale en fait peu être un peu trop dans l'absurde mais on passera vite là-dessus car on ressort de ce film complètement éberlué, avec l'impression d'avoir rêvé et d'avoir voyagé dans un style qu'on ne voit plus : ce que mocky parvient à faire, peu de gens en sont aujourd'hui capable et pourtant il ne sort pas des codes usuels et d'une simplicité qui lui va bien. On se demande dès lors pourquoi tant de producteurs, réalisateurs ou acteurs se fatiguent avec du préfabriqué indigeste, des mimiques stupides et des blagues au niveau du pipicaca comme le fait quelqu'un comme Michaël Youn alors qu'on peut arriver à des films magnifiques avec trois fois rien à part quelques idées.

La qualité de l'image est bonne, le son passe bien également. Les bonus sont toujours les mêmes à savoir galerie de photos et article-details_c-trailerss du film. (Note DVD : 7/10)

Alliance cherche doigt (1997, 90min, comédie)
De Jean-Pierre Mocky avec Guillaume Depardieu, François Morel, Carmen Maura

Résumé : Geneviève Lechat, la cinquantaine très sexy, directrice de Coeurs en fête, offre à son fils André son agence matrimoniale. Belle aubaine pour André, si le destin ne jetait d'emblée sur sa route un client comme Jean Morlaud. Ce célibataire parisien vient d'acheter une ferme et veut la fermière avec.

Critique : Une nouvelle fois Mocky nous livre une comédie assez originale mais celle-ci comparée à la précédente est beaucoup plus surfaite et lourde. Mocky semble patauger par moments et on notera des longueurs assez horripilantes. Une panne d'inspiration semble t-il et une réalisation assez plate mais on notera tout de même quelques bons moments comme les appartitions assez fantasques de Garcimore dans son dernier rôle, la séquence du métro parisien avec une demande assez surprenante et celle de l'église très réussie. En outre, la prestations des comédiens est très bonne, notamment celles de François Morel et de Carmen Maura. Guillaume Depardieu en fait parfois trop et agace un peu. Enfin à l'heure où on ne parle que de rencontres sur internet et où le minitel est mort, ce film semble avoir bien vieilli et le final est un peu téléphoné et baclé. On a l'impression que, ne sachant pas comment finir, Mocky s'est emparé de la première idée qui lui est passée par la tête pour boucler cette chose au final un peu indigeste.

À propos de la qualité de l'image et du son, elle reste la même que pour les précédents DVD : assez bonne. (Note DVD : 4/10)

La Bête de miséricorde (2001, 90min, policier)
De Jean-Pierre Mocky avec Jean-Pierre Mocky, Jackie Berroyer, Bernard Ménez

Résumé : Dieu a chargé Jean Mardet de venir au secours des gens malheureux en mettant fin à leurs tourments. Deux inspecteurs Moreau et Castan tentent de trouver le coupable de ces meurtres.

Critique : Une nouvelle fois Mocky frappe fort avec ce film au budget misérable. Des acteurs employés à contre emploi : Bernard Menez et Jackie Berroyer dans des rôles biens loin de leur registre habituel en flics plongés dans une affaire sordide. Malgré tout Mocky ne reste pas planté dans les rouages de la tragédie humaine avec ce polar lugubre tiré d'une série noire de Fréderic Brown. Ce qui aurait pu tourner au vinaigre s'il avait donné à son film un ton larmoyant et trop dramatique, devient génial avec cet esprit noir et grinçant que le cinéaste insuffle à son oeuvre.
Ce contre-emploi associé à un jeu un peu trop prononcé et assez mauvais par moment des acteurs ajoute une dose d'ironie à l'histoire qui parvient parfois à faire esquisser un sourire alors que l'atmosphère du film ne s'y prête pas. Et, au final, on se rend compte qu'on se trouve avant tout dans une comédie (dramatique) des plus sombres et des plus macabres avec un humour noir que même une tronçonneuse ne réussirait pas à trancher. C'est toute la différence de traitement du serial killer à la française entre un Mocky qui ne peut se départir de la satire et de la dénonciation (ici de la religion et de ses fanatiques) et un Chabrol par exemple qui vire régulièrement à la tragédie la plus profonde et au désespoir le plus notable avec des séquences glauques. Les deux réalisateurs ont leur propre style et celui de Mocky dans ce cas présent, même s'il risque de révulser certaines personnes qui se croiraient prises dans un délire des plus bizarres, est absolument réussi.
Le climat général semble d'ailleurs bénéficier de la faiblesse du budget. Pour tourner ce film, dont les second coutaux sont encore une fois parfaits avec des gueules reconnaissables entre toutes, Mocky a dû chercher un décor minimaliste et pas trop onéreux et éviter de tourner dans des endroits trop fréquentés : il a trouvé une grande batisse désolée dans laquelle habite le personnage principal et qui pourrait être une maison fantôme avec ses pelouses non entretenues et ses arbres mal taillés. Le temps souvent gris, l'espace souvent désert qui semble se multiplier à l'infini, et le tournage de nuit renforcent le climat angoissant et malsain.

Son, image et interactivité d'assez bonne qualité comme pour les autres films. (Note DVD : 7,5/10)

Les Araignées de la nuit (2001, 90min, policier)
De Jean-Pierre Mocky avec Jean-Pierre Mocky, Patricia Barzyk, Michel Bertay

Résumé : Durant une campagne présidentielle, cinq candidats sont menacés. Des questions se posent : comment les candidats ont-ils financé leur campagne ? Y aurait-il un lien avec une vague de hold-ups et de crimes commis par un mystérieux gangs affublé d'une araignée sur le poignet ?

Critique : Les araignées de la nuit est malheureusement le plus mauvais film de cette salve. Si Mocky parvient d'habitude à s'en tirer sans beaucoup d'argent, cette fois on ressent le manque évident de moyens et ceci essentiellement dans les décors : un commissariat de police qui ressemblerait au hall d'un bâtiment quelconque où des paravents feraient office de séparation de bureaux, un plateau télé qui reçoit les candidats à la présidence et qui ferait honte à une chaîne de télévision locale avec de surcroît un débat des plus ridicules, des extérieurs assez kitsch et qui prêtent à sourire plus qu'autre chose telle la scène d'ouverture du film et on en passe...
L'histoire de ce petit polar est pourtant bien agencée avec une intrigue qui suit les codes du genre et elle aurait pu donner un beau Mocky avec le ton déconcertant habituel du cinéaste. L'atmosphère particulière que lui confère la mise en scène assez peu conventionnelle parvient tout de même à faire sortir le film de l'ordinaire. On retrouve les thèmes chers au réalisateur que les fans pourront apprécier avec dénonciation politique forte, critique sociale voire économique, retournements de situation abracadabrants, etc. Malgré tout cela ne suffit pas à sauver Les Araignées de la nuit qui en plus sombre complètement lorsque les acteurs se mettent à parler : leur diction est des plus horribles et leur jeu des plus ridicules. Mocky perd sa verve et on espère qu'il parviendra à s'en tirer à meilleur compte pour ses futurs films.

Sur le plan technique c'est comme d'habitude : l'image est correcte et son est assez bon. (Note DVD : 4/10)

Grabuge ! (2005, 87min, policier)
De Jean-Pierre Mocky avec Michel Serrault, Charles Berling, Micheline Presle

Résumé : Maurice, travaille à la préfecture de police, service des étrangers. C'est un célibataire qui adore la musique espagnole. C'est pourquoi le commissaire Lancret lui demande de l'aider dans son enquête sur des meurtres commis par des trafiquants de cartes de séjour.

Critique : Grabuge est peut-être le film de Mocky le plus noir et le plus triste qu'on ait pu voir depuis longtemps. Prenant comme point de départ une simple histoire de traffic de carte de séjour, ce film nous entraîne dans des abymes de mélancolie où tout se détraque, où tout sombre et où rien ne semble pouvoir être résolu. Si dans les films précédents de Mocky tout se terminait plus ou moins bien : au pire même si des gens meurent les complots sont déjoués, dans Grabuge plus rien ne va : le monde s'enlise dans la corruption totale, dans la laideur, le crime et le sordide le plus profond.
D'un pessimisme glaçant en tous points Grabuge se révèle être aussi un bel exercice de mise en scène de la part d'un réalisateur qui n'a plus grand chose à prouver tant il est reconnu pour son style. Son film devient une espèce d'anti-film où tout se défait peu à peu, où cadrage et montage semblent vouloir fuir le plus loin possible et où les acteurs semblent errer sans but de séquence en séquence en se laissant porter par un destin contre lequel ils ne peuvent plus rien. Michel Serrault dans une composition assez belle en vieux flic et Micheline Presle, qui ne fait que passer, semblent laisser derrière eux un passé des plus pesants (tant dans le film lui même où leur corps flétris dénotent une fin inéluctable, que sur le plan cinématographique en général où l'on voit défiler leur carrière). Berling, quant à lui, semble à moitié suicidaire, reprenant par moments le style très froid qu'il avait dans le film d'Anne Fontaine Comment j'ai tué mon père et se fond très bien dans le décor alors qu'il n'est pourtant pas un acteur typique de l'univers de Mocky.
Dans Grabuge, maris, femmes, amants et amis ne semblent pas pouvoir se faire confiance ni réussir à se connaître. Rien ne fonctionne. Les lieux, le temps, la lumière, les personnages : tout semble pourri et meurtri au possible. Mocky nous raconte la fin d'un monde où finalement le traffic ne devient plus qu'une sorte de gimmick qui va donner au cinéaste la possibilité de construire son univers par dessus. C'est peut-être le gros reproche que l'on peut faire au film : cet univers prend le pas sur l'histoire qui manque parfois de cohérence avec un scénario trop simple et qui semble déjà vu maintes et maintes fois. (Note DVD : 6,5/10)

Retrouvez Jean-Pierre Mocky et son interview box-office en cliquant sur la photo ci-dessous :

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