Deauville - Jour 3

La Rédaction | 6 septembre 2005
La Rédaction | 6 septembre 2005

Duplex story part 3 :

Les lendemains de fête font peine à voir. Les ragots font rage : « Hallucinant, tu l'aurais vue ivre morte dire qu'elle bosse pour une boîte de merde qui n'a que des films pourris cette année ! » ; « J'ai rencontré Paul-Loup Sulitzer qui sortait de la soirée à 9h du mat et qui cherchait un after ! » ; « Il paraît que Robert Downey Jr. était déchiré par terre entre deux voitures, pourtant, on m'avait dit qu'il avait arrêté de fumer du crack ! ». Pendant ce temps, Stéphane Argentin se réveillait après une folle nuit de teuf…dans ses rêves (photos de bas en haut).
Dimanche, jour du seigneur, jour du puceau. 40 ans, toujours puceau n'a pas fait l'unanimité, provoquant des commentaires parfois gênés. « C'est si rare que cela d'être puceau à cet âge-là ? » Et si malgré les dires du réalisateur et du coproducteur lors de l'entretien accordé à Didier Verdurand, il n'y a pas de 40 ans, toujours pucelle en prévision, on serait pourtant vraiment surpris que le filon ne soit pas exploité par tous les trous. Du côté de la conférence de presse de l'équipe de Kiss kiss, bang bang, Stéphane, en pleine gueule de bois, n'a pas eu le temps de demander à Shane Black et à Joel Silver s'ils voulaient se lancer dans L'arme fatale 5. Stéphane adore les suites. Il n'a toujours pas digéré de ne pouvoir croiser Broccoli cette semaine pour lui demander qui sera 007 dans James Bond 21. Frustrée de ne pas avoir eu le droit d'être invitée à la presse junket de l'équipe du film (si, on a fait la demande dans les temps, on garde la preuve du mail), nous nous sommes démenés pour répondre à l'attente de nos lecteurs qui nous reprochent de ne pas proposer assez d'interviews et grâce à l'aide providentielle d'une gentille consœur.
Aujourd'hui, c'est en gondole que Sandy s'est rendu dans les salles histoire de commencer l'entraînement dès maintenant pour le festival de Venise de l'année prochaine qu'Écran Large ne manquera pas de couvrir. En attendant et une fois de retour au duplex (à pieds cette fois !), il voulait déjà rentrer sur Paris considérant qu'il avait certainement vu le meilleur film du festival à savoir le déjà fameux documentaire sur le making-of de La porte du paradis. Il nous a fallut des trésors de persuasion et de promesses en tout genre pour le retenir. Vous pouvez déjà lire ses impressions ici.

Grizzly Man, de Werner Herzog

Après s'être prêté au jeu du « documenteur » sur le Incident au Loch Ness de Zack Penn, Werner Herzog revient aux racines du genre, le vrai, avec un personnage hors normes : Timothy Treadwell dit Grizzly Man. Pendant quinze ans, celui-ci a vécu régulièrement au milieu des grizzlys sauvages de l'Alaska, et se filma même les cinq dernières années, réunissant ainsi des centaines d'heures de rushs. Mais, en octobre 2003, il est retrouvé avec sa compagne, à demi dévoré par ceux qu'il avait juré de protéger. Entre témoignages et archives, le réalisateur allemand dresse, un peu laborieusement au début, le portrait d'un marginal dont la cause se révèle au final comme une réponse, une vengeance même, à la civilisation humaine. Son excentricité est telle que Sandy Gillet prit le film pour un joyeux canular, et immisça le doute (et rien d'autre) chez son collègue Vincent Julé. Appelez cela de la perspicacité ou de la naïveté, toujours est-il que le fin mot de l'histoire donna raison à ce dernier.

Enron : The smartest guys in the room, de Alex Gibney

Il est toujours fascinant, et assez triste à vrai dire, de prendre conscience de la dimension totale d'une réalité d'Outre-atlantique via un film documentaire. Déjà les armes avec Bowling for Columbine, et maintenant le scandale financier d'Enron. La masse d'informations, les preuves, les connections donnent littéralement le vertige. Ainsi, si la forme, très hollywoodienne, ne convainc pas totalement et que le langage boursier restera nébuleux à beaucoup, cette radiographie atteint son premier but : informer. Le spectateur tire alors de lui-même un constat brutal sur la nature humaine qui ne semble se définir ici que par la notion universelle de la loi du plus fort et par l'appât du gain. Froid dans le dos !                                             The smartest guy in the duplex

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