Ryan Reynolds : comment le beau gosse raté est devenu sa propre parodie

Déborah Lechner | 3 avril 2022 - MAJ : 03/04/2022 17:19
Déborah Lechner | 3 avril 2022 - MAJ : 03/04/2022 17:19

Alors qu’il enchaînait les rendez-vous manqués à Hollywood il y a encore 10 ans, Ryan Reynolds est aujourd’hui une tête d’affiche prisée dont la carrière a décollé après une habile refonte de son image.

De son premier coup de projecteur dans la comédie à petit budget American Party - Van Wilder relations publiques, jusqu’à sa dernière superproduction Adam à travers le temps sur Netflix, la filmographie de Ryan Reynolds recense plus d’échecs critiques et commerciaux que de succès.

En 2016, après plus de vingt ans de carrière en dents de scie et une quarantaine de longs-métrages derrière lui, l’acteur a pourtant décroché son statut de star en même temps que son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, lui permettant de remodeler son image publique pour influencer ses derniers rôles, tous calibrés par l’algorithme industriel qu’il est devenu. 

 

 

FUNNY GUY

Comme il l’a plusieurs fois confié, l’humour a toujours été pour Ryan Reynolds un mécanisme d’auto-défense pour lutter contre son anxiété pathologique. C’est donc sur ce registre qu’il s’est naturellement distingué, et très tôt. Il était pourtant loin du grand écran et de son genre de prédilection lorsqu'il est arrivé sur son premier plateau de tournage au début des années 90. Avec un visage poupon, un jeu figé et des répliques mal assurées, le jeune acteur de 14 ans jouait alors un gamin en pleine crise d’identité dans Hillside, un soap-opéra canadien pour adolescents et un énième artefact de son époque.

Ce n'est qu'après quelques rôles passés inaperçus que Ryan Reynolds est arrivé sur un coup de tête à Los Angeles à 19 ans dans l’espoir de se faire connaître. Et il n'a pas tardé à dessiner les contours de sa carrière en se tournant dès 1998 vers la comédie avec un des rôles principaux de la sitcom américaine Un toit pour trois aux côtés de Traylor Howard et Richard Ruccolo. Même si la série dans la veine de Friends n’a pas marqué les mémoires outre-Atlantique, Ryan Reynolds a pu faire de son potentiel humoristique une évidence en développant sa gestuelle, son expressivité faciale et son tempo comique. 

 

Two Guys and a Girl : Ryan Reynolds, Traylor Howard, Richard RuccoloUn toit pour trois 

 

Pendant quatre saisons, il a ainsi incarné Berg, un énergumène adepte de l’ironie qui a donné naissance à l'archétype qui l'a accompagné tout au long de sa carrière, notamment dans le graveleux et absurde American Party - Van Wilder relations publiques de 2002. Pour ce premier coup de projecteur, il interprète une version plus loufoque et débridée de Berg : Van Wilder, un adulte fêtard et populaire qui entame sa septième année à l'université pour échapper à ses responsabilités, jusqu'à ce qu'une jolie fille fasse irruption dans sa vie.

En plus de miser sur son ton narquois et son sourire espiègle, le film de 2002 n'a pas non plus hésité à mettre en avant son physique avantageux qui l'avait déjà plus ou moins orienté vers les comédies romantiques dès la deuxième saison d’Un toit pour trois avec les pérégrinations sentimentales de Berg. Il est également apparu dans la comédie Coming Soon, présenté comme un "American Pie pour filles", où il joue le bon gars qui séduit l'héroïne et lui donne enfin un orgasme. C'est aussi à cette période que l'acteur posait pour la marque de sous-vêtements Calvin Klein.

 

American Party - Van Wilder relations publiques : photoDéformation professionnelle 

 

Son allure de gendre idéal a ensuite été cultivée avec plus d'insistance dans Un jour, peut-être en beau et gentil papa en mal d'amour. Sans oublier Just Friends où il incarne un séducteur lui aussi en mal d'amour, mais surtout son je-t'aime-moi-non-plus avec Sandra Bullock dans La Proposition de 2009, sa première vraie réussite critique et commerciale. Il a d'ailleurs signé un an plus tard avec la marque Hugo Boss pour devenir l'égérie masculine de leur nouveau parfum.

Même s'il bénéficie aujourd'hui d'un petit statut culte, le film réalisé par Walt Becker reste quant à lui un succès modeste, qui a malgré tout confirmé l'aisance du Canadien à jouer le beau et sale gosse bavard et sarcastique remettant sa vie en question. Un profil et une tonalité qu'il a déclinés les années suivantes dans Buying the cow du même réalisateur, Service non compris, Adventureland ou Échanges standards. Soit autant de comédies potaches qui n'ont pas rencontré le grand public et n'ont pas décollé au box-office malgré toutes les affinités de l'acteur avec le genre. 

 

La Proposition : photo, Ryan Reynolds, Sandra BullockBeau gosse, sarcastique qui s'avère être un bon gars, ou le portrait-robot de Ryan Reynolds

 

G.I. JOKES

En 2004, Ryan Reynolds a également exploité son aura comique dans un rôle qui a fait prendre un tournant à sa carrière : Hannibal King dans Blade : Trinity, le troisième volet d'une franchise déjà bien installée qui promettait de lui ouvrir les portes d'Hollywood. L'acteur est resté dans une certaine zone de confort en prêtant au personnage son bagou caractéristique, mais s'est aussi imposé pour la première fois comme un acteur taillé pour l'action. À l'issue d'un entraînement intensif, il a gagné près de 10 kilos de muscles et perdu presque autant de masse graisseuse pour se sculpter un physique d'Apollon - qui a d'ailleurs été mis à contribution dans ses films suivants - et prendre part aux scènes de combats.

En dépit d'un Ryan Reynolds étonnamment crédible en chasseur de vampires et des plans de lui torse nu, le film réalisé par David S. Goyer a souffert d'une production chaotique et a été étrillé par la critique ainsi qu'une grande partie des fans. Son échec a finalement tué la franchise Marvel, mais aussi le possible spin-off sur Hannibal King qui aurait été sa première grosse production en solo. Après le remake générique d'Amityville dans lequel il s'efforce de faire peur sans que le scénario le lui permette vraiment, une autre opportunité de se faire une place dans la cour des grands s'est présentée en 2009 avec un rôle qu'il semblait être né pour jouer : Wade Wilson, alias Deadpool dans X-Men Origins : Wolverine.

 

Blade : Trinity : photo, Ryan ReynoldsRyan Reynolds est sexy, il le sait, tu le sais, tout le monde le sait

 

Incarner le Mercenaire à la grande bouche de Marvel (surnommé Merc with a Mouth en anglais) était l'occasion idéale d'exploiter à bon escient le ton insolent et irrévérencieux hérité de Van Wilder, tout en remettant en avant ses capacités et atouts physiques. En 2003 déjà, David S. Goyer - qui devait développer un film Deadpool pour New Line Cinema-, avait pensé à Ryan Reynolds pour le rôle-titre avant de lâcher le projet pour se consacrer au massacre de Blade.

La sortie du cinquième X-Men n'a cependant rien eu de providentiel et a, au contraire, été un nouveau rendez-vous manqué pour l'acteur. Son Wade Wilson est convaincant pour le peu qu'il apparaît, mais pas son Deadpool, sorte de monstre de Frankenstein auquel les scénaristes ont cousu les lèvres, l'empêchant de s'approprier pleinement ce personnage auquel il était prédestiné. 

En 2009, l'acteur a également décroché un autre rôle de super-héros très prometteur, celui de Green Lantern qui devait marquer l'arrivée en grande pompe de ce personnage culte de DC et lancer une trilogie sur Hal Jordan. Avec Martin Campbell, le réalisateur de Casino Royale et Vertical Limit, derrière la caméra, toutes les étoiles semblaient enfin alignées. À sa sortie en 2011, le premier blockbuster porté par Reynolds a pourtant été un énorme bide cosmique qui n'a rapporté que 219 millions de dollars dans le monde, dont 116 à domicile pour 200 millions de budget, hors frais marketing.

 

Green Lantern : photoPas encore l'étoffe d'un héros

 

En plus des problèmes d'écriture, de réalisation, de direction artistique ou d'effets visuels, le ton burlesque de Ryan Reynolds n'a pas réussi à trouver sa place dans cette histoire sans identité qui essaie d'aborder des thématiques sombres et sérieuses entre deux blagues. Évidemment, la trilogie a été annulée et depuis le super-héros attend toujours sa résurrection sur HBO Max. 

Après la sortie tiède du film d'action Sécurité rapprochée dans lequel il se fait voler la vedette par Denzel Washington, la superproduction R.I.P.D. : Brigade fantôme, un buddy movie qui lorgne sur Men in Black, devait à son tour être le coup d'envoi d'une nouvelle franchise à gros sous distribuée par Universal. Une énième chance inespérée pour celui qui compilait les échecs depuis presque 10 ans. Mais l'adaptation du comics de Peter M. Lenkov a réalisé un exploit inattendu en se crashant encore plus violemment que Green Lantern et tous les autres flops combinés de Ryan Reynolds, au point de devenir un des plus gros échecs de tous les temps au box-office (hors inflation).

Avec un budget estimé entre 130 et 150 millions de dollars, le film n'a encaissé que 78 millions de dollars à l'international (dont 33 sur le sol nord-américain). La suite, qui était en discussion avant même la sortie du premier volet, a donc là encore été abandonnée, éloignant un peu plus l'acteur de ses rêves hollywoodiens. 

 

R.I.P.D. : Brigade fantôme : photo, Ryan ReynoldsNon.

 

A STAR IS BORN 

Si la sortie de X-Men Origins : Wolverine n'a pas enterré la franchise X-Men, elle n'a pas non plus (totalement) condamné Deadpool. Après la sortie de l'origin story de Wolverine, le développement d'un film sur l'anti-héros aux katanas a été lancé dans l'idée de rebooter le personnage et de se rapprocher de sa version originale. Après avoir été récupéré par la Fox, le projet est resté en gestation plusieurs années sous l'oeil attentif de Ryan Reynolds qui a fait ses débuts de producteur exécutif pour l'occasion, tout en mettant régulièrement son nez dans le scénario pour s'assurer qu'il ne trahirait pas une fois de plus le moulin à paroles des comics.

 

X-Men origins : Wolverine : deadpoolProfanation

 

Même s'il s'est coupé d'une partie du public avec un classement R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d'un adulte aux États-Unis) et n'a pas disposé d'un budget de blockbuster à cause de l'appréhension du studio (58 millions, hors marketing), le Deadpool de 2016 a été un carton plein avec plus de 780 millions de dollars au box-office mondial et des critiques globalement positives.

En plus de prouver que Reynolds avait désormais les épaules assez solides pour porter une franchise, Deadpool a surtout été un moyen pour lui de remodeler son image afin de se réconcilier avec le public en détournant ses précédents échecs à son avantage. En faisant de Deadpool un générateur de gags auto-référentiels, l'acteur a fait des navets de sa filmographie une nouvelle manne promotionnelle et un nouveau ressort comique. Ce qui se retrouve plus particulièrement dans Deadpool 2 - qu'il a produit et co-écrit - lorsqu'il retrouve son alter ego de 2009 pour vider un chargeur sur lui, puis tire une balle dans la tête d'un Ryan Reynolds un peu trop satisfait du scénario de Green Lantern.

Cette auto-citation va jusqu'à déterrer de vieilles productions oubliées comme le nanar Big Monster on Campus de 2000 afin d'appuyer un peu plus l'auto-dérision devenue la signature de ce nouveau Deadpool qui se moque et dédramatise le fait d'être un héros.

 

Deadpool : photo, Ryan ReynoldsResurrection

 

Cette refonte s'est poursuivie en dehors des plateaux de tournage, en taclant inlassablement Green Lantern en interview ou en entretenant une fausse rivalité avec son ami Hugh Jackman (alias Wolverine) sur les réseaux sociaux. Cette démarche méta - soutenu par le fait de briser le quatrième mur - a ainsi participé à confondre l'acteur et son personnage, tout en le rapprochant des fans avec des sortes de "private jokes" glissées à l'écran qui traduisent une certaine complicité. Une formule qui a fonctionné, puisque Ryan Reynolds a rapidement rejoint les rangs des acteurs à la rentabilité garantie, capables d'ameuter le public en salles ou sur les plateformes pour leurs beaux yeux. 

En 2020, le classement annuel de Forbes a ainsi établi que Ryan Reynolds était le deuxième acteur le mieux payé du monde derrière Dwayne Johnson qui use de la même stratégie médiatique pour gagner en sympathie. En 2021, Ryan Reynolds était ainsi en tête d'affiche de films originaux comme Free Guy, qui a coûté 125 millions de dollars et eu droit à une belle sortie en salles durant la pandémie (contrairement à d'autres films estampillés Fox-Disney).

De leur côté, ses deux derniers cartons sur Netflix, Red Notice et Adam à travers le temps ont respectivement coûté 200 et 116 millions de dollars et ont certainement rapporté beaucoup d'argent à leur tour (les chiffres étant pour l'instant trop opaques pour se faire une idée concrète des recettes). Il n'aurait certainement pas décroché ces projets (ou du moins pas en un laps de temps aussi court) si Deadpool n'avait pas rassuré les producteurs et ne les avait pas convaincus du bon retour sur investissement que peut être Reynolds.

 

Deadpool : photo hugh jackmanS'affranchir de son image de sex symbol, mais pas trop quand même

 

LA FACE CACHÉE 

Si elle compte pas mal de personnages exubérants et de scénarios prémâchés, la filmographie de Ryan Reynolds est également ponctuée de rôles à contre-emploi et de projets ambitieux qui l'ont poussé vers un registre plus sérieux et dramatique. C'était déjà le cas en 2007 avec The Nines, une proposition abstraite et conceptuelle de John August (Titan A.E., Big Fish) qui se présente comme un thriller psychologique découpé en triptyque, dont la narration labyrinthique campe à la frontière du fantastique à mesure que l'existence des trois protagonistes qu'incarne Reynolds s'entrecroise. 

En 2008, il est également sorti de son personnage type dans Fireflies in the Garden, une histoire de famille déchirée dans laquelle il joue un écrivain brisé avec une retenue et une sensibilité inhabituelles qui lui permettent de livrer un jeu plus vibrant et émotionnel que sardonique face à Willem Dafoe. Un caractère grave et solennel qu'on a ensuite retrouvé dans le biopic La Femme au tableau où il interprète un avocat engagé dans une affaire judiciaire qui prend le pas sur sa vie personnelle aux côtés d'Helen Mirren.

Même constat pour l'excellent Buried, un huis clos radical qui pousse le concept à son paroxysme en prenant place à l'intérieur d'un cercueil, obligeant Reynolds à maintenir un stress et une tension constante sans désamorcer les enjeux par un trait d'humour ou un bon mot. 

 

Buried : Photo Ryan ReynoldsLa preuve dès 2010 que Ryan Reynolds était une tête d'affiche solide

 

La comédie dramatique Paper Man dans laquelle il incarne Captain Excellence, un super-héros imaginaire, est quant à elle l'utilisation la plus ingénieuse du jeu immature de l'acteur, qui contraste avec la tristesse et la détresse de l'écrivain campé par Jeff Daniels. Parmi les autres rôles à valoriser, il y a de The Voices de Marjane Satrapi, qui reprend un humour trash auquel il n'est pas étranger, mais sur une note plus grinçante pour se glisser dans la peau et la tête d'un tueur en série psychotique. S'il n'était pas effrayant dans Amityville pour la simple raison qu'il a encore un rôle de bon gars, il réussit cette fois à être vraiment inquiétant, parfois glaçant tant il est capable de se détacher des horreurs qu'il commet.

Tous ces rôles qui sortent du lot ont révélé le potentiel de Ryan Reynolds et les différents registres auxquels il peut s'essayer, parfois avec brio. Mais s'il a prouvé aux cinéphiles qu'il pouvait être autre chose qu'un bouffon sarcastique, ces rôles à moindre visibilité n'ont pas suffi à l'imposer comme un acteur complet et polyvalent, ce qu'il ne cherche plus vraiment à être.

 

The Adam Project : Ryan ReynoldsAdam, un autre alias de son alter ego comique, version essorée et PG-13 

 

L'acteur, producteur et business man étant devenu une marque, une formule commerciale et un argument de vente qui rapporte, on remarque inévitablement une uniformisation de ses rôles ces dernières années. Le problème n'est pas tellement qu'il joue le même personnage depuis 20 ans, mais plutôt qu'il ne joue plus rien d'autre depuis le triomphe de Deadpool. Après Life : Origine Inconnue, dernière anomalie de sa filmographie en 2017, l'acteur s'est contenté de servir la même soupe dans Pokémon : Détective Pikachu (où il double Pikachu), Fast & Furious : Hobbs & ShawFree GuyRed Notice et Adam à travers le temps. Et même les rôles d'action pour lesquels il a signé comme Hitman & Bodyguard ou 6 Underground ont veillé à ne pas s'écarter du précieux prototype et de son second degré permanent, quitte à se rapprocher dangereusement de la caricature et de l'auto-destruction.

Contrairement à la désinvolture et la vulgarité de Deadpool, dont l'avenir et la méchanceté dépendent toujours du passage chez Disney, les derniers films cités sont des divertissements génériques et sans ambitions. Tous conçus par un double algorithme, celui de l'industrie et celui de Ryan Reynolds qui a pu influencer les films dont il était producteur (typiquement Free Guy et Adam à travers le temps) pour rester sagement dans son moule aux contours de plus en plus rigides.

 

Life - Origine inconnue : Photo Ryan ReynoldsLife : Origine Inconnue, sa dernière tentative de cinéma ?

 

Si Deadpool 3 sera peut-être aussi trash et décalé que chez la Fox, son humour de sale gosse est donc de plus en plus lisse et programmatique, pour s'accommoder à des productions consensuelles, inoffensives et fabriquées en usine pour atteindre le public le plus large possible. Ce redémarrage de carrière ne risque pas de changer de cap de sitôt étant donné les rôles toujours plus orientés qui l'attendent : Free Guy 2 qu'il co-produira et façonnera donc à son image, Red Notice 2 qui pue seulement l'appât du gain, suivi de la comédie musicale et familiale Spirited avec Will Ferrell et la comédie fantastique Imaginary Friend avec John Krasinski, qui ne promettent rien de bien différent à l'horizon. 

Autrement dit, l'overdose de Ryan Reynolds est proche, alors que son regain de popularité aurait pu l'emmener là où on ne l'attendait pas au lieu de le cantonner à ce qu'il fait de mieux en mieux : le guignol. 

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commentaires
Eddie
05/04/2022 à 18:58

Très bon article!

De passage
05/04/2022 à 15:36

Bravo Ecran large et merci pour cet article très instructif et qu'on ne voit pas dans les autres médias. C'était clair, accessible et très bien expliqué. Je suis assez d'accord avec l'ensemble de ce qui a été dit : Reynolds devient sa propre caricature et ça en devient saoulant.

Je l'aimais bien à l'époque -quand pas grand monde le connaissais- avec Buried. D'ailleurs, vous avez oublié de mentionner "Captives" autre rôle sérieux et juste. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il se parodie à l'infini et sa personnalité se confond avec son "jeu d'acteur". Ca amuse un moment mais on en a très vite marre au final. Je vais aller lire votre article du même type sur Jared Leto, vous avez titillé mon intérêt.

Sinnerman
04/04/2022 à 22:12

Il fait ce qu'il sait faire le mieux et ça rapporte plein de fric. Honnêtement si j'étais à sa place je ferai pareil. Enfin bon, ce n'est pas comme si c'était le premier acteur à faire toujours le même genre de rôle tout en restant populaire.

Le problème c'est qu'il sort trop de films en peu de temps, ça entraîne forcément un peu de lassitude.

Lecoupbas
04/04/2022 à 19:31

Alors ouai je suis un peu d’accord avec tout ce qui est dit au dessus… mais justement, le fait de vouloir voir un film avec Ryan Reynolds c’est justement parce que tu vas voir un film de ce mec là ! On connaît sa patte, son personnage, ses scénarios… mais justement ça fait du bien qu’un mec soit capable de garder ce rôle là malgré les bouses qu’il a pu faire ! C’est pourquoi je l’adore aujourd’hui ! C’est comme (je sens qu’on va me tomber dessus) dire que Bruce Willis, Schwarzenegger, etc etc sont nuls à ch**r dans d’autres rôles… ben nan, faut lui laisser la chance de se refaire au p’tit gars là ! J’adore ce personnage, ses personnages, et si il continue dans ce genre j’aimerai toujours autant le regarder, bon gré mal gré ! ♥️

Redwan78
04/04/2022 à 16:13

J'ai découvert dans Van Wilder. Je pense que je dois être l'un des seuls qui a suivi sa carrière : la loi de Murphy,just Friends, Aventureland. Il a fait beaucoup de films avec des petits budgets. Actuellement,on a l'impression de voir le même jeu comme the Rock alors que ce sont des acteurs qui peuvent faire mieux.

Vulfi
04/04/2022 à 16:03

Voilà un très bon acteur régulièrement embauché pour faire ce qu'il fait de mieux : le héros cynique et piquant, champion de l'auto-dérision. D'ailleurs la "patte Reynolds" participe activement à rendre des films comme Deadpool, Free Guy voire même Adam Project tout à fait regardables.

C'est davantage une force que l'inverse d'avoir un style reconnaissable. Les meilleur.es dans ce métier proposent toujours qqch de singulier pour sublimer les personnages. Avec ces personnes charismatiques, il y a toujours un risque de finir par voir en premier l'acteur ou l'actrice. Mais quand c'est le cas, en général c'est surtout que le film est raté (typiquement 6 Underground ou Red Notice pour RR).

alxs
04/04/2022 à 11:43

C'est un bon acteur avec un fort potentiel, mais récemment j'ai été agacé par ces roles notamment sur Netflix, il en fait un peu trop certaines lignes de dialogues sont fatigantes, je rejoins @crah il devient une parodie de lui même, après quand on met sur la table un gros chèque pour faire ce que le public attend je peux comprendre. Mais il serait temps qu'il se diversifie un peu et qu'il joue autre chose que son rôle.

Rozlina
04/04/2022 à 10:42

C’est vrai qu’il fait pas mal de films dits commerciaux, il faut bien nourrir sa famille, mais il est aussi un bon acteur notamment dans ce très beau film qu’est Le Tableau. J’aime beaucoup cet acteur.

La Classe Américaine
04/04/2022 à 10:25

Effectivement, il ne reste plus grand-chose a attendre de cet acteur insupportable qui cachetonne en mode automatique, éternellement coincé dans la même performance et ce quelque soit le rôle. Mais qui, avec Burried ou bien Safe House, montrait qu'il en avait pourtant sous le capot...

Solan
04/04/2022 à 07:14

Très bon portrait, tant que vous ne faites pas l'impasse sur The Nines et Buried, ça me va. Cet acteur me rappelle beaucoup Ashton Kutcher, avec une performance à signaler sortant des sentiers battus (l'Effet Papillon pour M. Kunis), qui fait figure d'exception finalement dans une carrière cinématographique qui thesaurise sur le physique de l'acteur davantage que ses capacités.

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