Predator 2 : y a-t-il quelque chose à sauver dans cette suite folle et cocaïnée ?

Antoine Desrues | 1 janvier 2022
Antoine Desrues | 1 janvier 2022

S'il n'est pas à la hauteur de son modèle, Predator 2 a le mérite d'être une suite joyeusement déviante. Retour sur un délire incompris.

Si Predator s'est imposé comme l'un des classiques du cinéma d'action et de science-fiction des années 80, on ne peut pas vraiment dire que ses suites soient parvenues au même exploit. Pour autant, face au pillage sans vergogne et sans éclat de l'original par Alien vs Predator ou PredatorsPredator 2 a le mérite de bouleverser les acquis de son prédécesseur.

Cette prise de risque en fait d'ailleurs un film passionnant, qui ne cesse de diviser les fans depuis sa sortie en 1990 (et 1991 en France). À vrai dire, on peut même voir dans le long-métrage de Stephen Hopkins le passage vers une nouvelle décennie de cinéma, qui a su donner le feu vert à des projets a priori risqués, et sans doute irréalisables dans le contexte hollywoodien actuel. Derrière le sang, Predator 2 n'est-il pas avant tout un reflet pertinent de son époque ?

 

Predator 2 : photoLe roi du mode Crâne sur Halo

 

Nature morte

Quand on pense au cinéma américain des années 90, difficile de passer à côté du producteur Joel Silver. Si ce chercheur d'or a su débusquer le talent de Shane Black (L'Arme fatale) ou de John McTiernan (le premier Predator, Piège de cristal) avant tout le monde, son nez fin lui a permis par la suite de tout oser, au point d'implémenter dans le blockbuster d'action une certaine folie inattendue, plus violente et sexuelle, mais aussi plus expérimentale, qui trouvera son point d'orgue en 1999 avec la production de Matrix.

Or, l'impact de cet homme de l'ombre se ressent dès les premières minutes de Predator 2, qui lâche complètement les chevaux. Au travers d'une fusillade spectaculaire, où la police essaie de s'interposer dans une guerre des gangs, le long-métrage nous sort de l'ambiance claustrophobe et presque silencieuse du premier film. D'un travelling ingénieux, débutant sur un pan de forêt avant de révéler les gratte-ciel de Los Angeles, Stephen Hopkins pervertit les attentes, et nous plonge littéralement dans une jungle urbaine.

 

Predator 2 : photo"Coucou ! Tu veux voir ma lance ?"

 

Ce nouveau terrain de jeu pour l'alien chasseur est au cœur d'une note d'intention ayant pour mot d'ordre la surenchère. Dans ce brouhaha visuel et sonore, qui tranche avec l'épure du premier film, la Cité des Anges est traitée comme Sodome et Gomorrhe, où les balles fusent autant que la cocaïne dans le nez des criminels, point de départ d'un jeu de massacre jouissif.

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commentaires
Benjo
04/01/2022 à 18:39

Ce que j'aime dans cette suite, c'est le fait qu'il se passe en ville. Les films d'horreur urbains sont trop rares.

Cédric Maugendre Facebook
04/01/2022 à 04:02

Predator reste Predator le 1/2 sont magnifiques pourtant avec les effets d aujourd'hui personne n'a réussi à rivaliser avec les deux premiers c a rien y comprendre j'ai une grosse attente pour skull mais en mm temps j'ai peur d être decu Predator alien je suis fan depuis ça sortie Arnold Schwarzenegger reste le meilleur acteur saviez vous que JCVD était le Predator au début mais il c passer une énorme embrouille donc il a était remercié et foutu a la porte c peux être pas plus mal Dany Glover je l'adore oci il passe bien dans le 2 je trouve j'ai hâte que skull passe o cinéma j'espère prendre une grosse claque et me waouh quel bijou je l'espère vraiment encore bonne années à tous le monde je vous souhaite d'être heureux d'avoir l'argent nécessaire pour vivre correctement peace .

Sanchez
03/01/2022 à 14:43

Sur le papier l idée est vraiment géniale , malheureusement ils en ont fait une grosse série B , certes sympathique mais frustrante

Pat Rick
03/01/2022 à 12:11

Revu il y a 2 ans, et ma foi sans valoir le 1er cette suite est pas mal du tout et assure en terme d'action.

Mala
03/01/2022 à 03:31

Predator aliens se sont des classic du cinéma

Xbad
02/01/2022 à 15:20

Tu veux un bonbon? I love it; jungle urbaine ultime pour un duel avec une de mes créatures préférée du cinéma SF

Florian
02/01/2022 à 13:49

Effectivement, Predator 2 est meilleur que Predators et The Predator ainsi que les films AvP. Mais le film n'est pas du tout au niveau de Predator 1987. Si je devais tous les noter sa serais:
Predator - 9/10
Predator 2 - 7/10
Predators - 6/10
The Predator - 5/10
AvP - 6/10
AvPR (version longue non censuré) - 6/10

Numberz
02/01/2022 à 11:28

Je crois qu'a chaque fois que je dis que je préfère The terminator à T2 puis Predator 2 à Predator, je perds beaucoup d'amis ^^

Talrasha
02/01/2022 à 10:16

Elle est géniale cette suite cocainee justement. Le seul reproche que j'aurais à lui faire est la technologie utilisée pour filmer, le son et l'image sont pas terribles pour l'époque, en deçà de Conan le barbare qui a 10/15 ans de plus

Kyle Reese
02/01/2022 à 10:03

Suite revu récemment lors d’une rediffusion. On sent bien la jungle urbaine.
C’est poisseux et crasseux à souhait. Pas mal filmé, la scène dans le métro est excellente et il y a un sentiment diffu de paranoïa tout du long. Glover est top. Le film prolonge de belle manière la mythologie avec certes moins de talent mais sans l’abimer pour autant. Un thriller fantastico/sf urbain très sympa qui se laisse revoir avec sympathie.

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