La Planète sauvage : le chef d'oeuvre fou qui a traumatisé tout le monde

Déborah Lechner | 15 août 2021
Déborah Lechner | 15 août 2021

Preuve de plus que le cinéma français regorge de pépites en tout genre, on revient sur le chef-d'oeuvre d'animation La Planète sauvage, devenu un classique de la SF.

La Planète sauvage de 1973 n'est ni le premier long-métrage futuriste français ni le premier à mettre en scène des extraterrestres ou même à quitter notre planète. D'autres oeuvres ont voulu explorer notre univers et le domaine de la science-fiction quelques années, voire décennies auparavant, comme Croisières sidérales en 1942, Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution en 1965 ou le kitschissime Barbarella en 1968.

Pourtant, le film de René Laloux et Roland Topor reste un véritable OVNI du répertoire hexagonal, jusqu'alors peu enclin à ce style de proposition animée radicale. Près de cinq décennies après sa sortie, son Prix Spécial au Festival de Cannes et ses autres récompenses internationales, cette oeuvre étrange nous fascine encore, tant ses thématiques résonnent avec toujours autant de justesse. Autrement dit, plein de bonnes raisons de refaire le voyage jusqu'à Ygam. 

 

photoRencontre du troisième type

 

AU-DELÀ DU RÉEL

Le film nous emmène donc sur Ygam, la planète où vivent les Draags, des géants humanoïdes à la peau bleue et aux yeux rouges qui ont atteint les sommets de l'intelligence et passent l'essentiel de leur journée à méditer. Ils ont comme animaux de compagnie des Oms, semblable en tout point à des humains, qu'ils ont ramenés d'un de leur voyage sur une lointaine planète dévastée nommée Terra. Après que des enfants Draags aient tué sa mère par inadvertance, un tout jeune Om baptisé Terr est recueilli par Tiwa, qui le considère plus comme un jouet vivant qu'un être intelligent, jusqu'au jour où ce dernier s'enfuit, emportant avec lui la connaissance des Draags. 

 

photoPolly Pocket

 

Même si le cinéma d'animation international comptait quelques longs-métrages animés matures, ne serait-ce qu'avec le luxurieux La Belladone de la tristesse de 1973 également, La Planète sauvage reste un des premiers succès critiques à s'éloigner entièrement du modèle formaté imposé par Disney, qui voulait que l'animation s'adresse en premier lieu aux enfants (un amalgame dont on a toujours du mal à se débarrasser). Le film a donc brusqué les habitudes du public occidental en se destinant aux adultes, ou du moins pas aux petits.

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commentaires
Pascal
17/08/2021 à 13:25

J'ai adoré ce chef d'œuvre et on peut le revoir sur YouTube. Je l'ai redécouvert 40 ans après sur le net avec une vision d'adulte. Toujours aussi fascinant.

Free Spirit
16/08/2021 à 15:45

Magnifique époque...Comme le dit Si bien FLASH; on était habitué au HANNA BARBERA....

vida18
15/08/2021 à 23:01

@ Pialco

Moi aussi j'ai beaucoup aimé tout comme "Les Hommes-machines contre Gandahar".

Den the gun
15/08/2021 à 18:56

Ce qui m'avait vraiment traumatisé c'est (je crois),le passage où la mère courre avec son enfant, et les Draggs interagissent avec elle comme un jouet.
Quand tu as dix ans...
Mince, spoil.

Den the gun
15/08/2021 à 16:38

Kyle Reese @
Je te le conseille vivement.
Le graphisme a vieilli, mais c'est toujours d'une grande beauté.

Flash
15/08/2021 à 12:44

J’avais vu ce film alors âgé d’une dizaine d’années, pour un gamin de cette âge, ce fût un choc. j’avais jamais quelque chose de ce genre, j’étais plutôt habitué à Hanna Barbera et voir des morts dans un dessin animé, me traumatisa un peu.

Den the gun
15/08/2021 à 11:24

La planète sauvage quel souvenir.
Je me souviens avoir chialé comme une madeleine à la fin des Maîtres du temps.
Autre époque.

Kyle Reese
15/08/2021 à 10:29

Article très intéressant. Je n’ai jamais vu ce film. Les dessins façon crayonné pastel sont très étonnants pour un dessins animé.
@Pialco

Les maîtres du temps sans doute mon tout premier roman de SF, l’orphelin de perfide.
J’avais adoré mais toujours pas vu le film je crois.

Pialco
15/08/2021 à 10:12

J avais adoré petit les maitres du temps

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