Dune, Mourir peut attendre, Marvel... les films les plus attendus de 2021

La Rédaction | 28 décembre 2020
La Rédaction | 28 décembre 2020

La rédaction regarde 2021 d'un œil plein d'envies et d'espoirs, avec notamment James Bond, Dune, et d'autres.

2021 offre déjà un certain nombre de films susceptibles de créer l'attente et l'excitation. Après les bilans ciné de 2020, la rédaction pose donc un petit regard sur l'année qui arrive, avec la liste de nos principales attentes pour le retour au cinéma en 2021.

NB : une partie de l'équipe ayant déjà vu VaurienPieces of a WomanMandibulesComment je suis devenu super-hérosTeddyLa NuéeL'origine du mondeAlineThe Nightingale pour ne citer qu'eux, ces titres sont quasi absents.

 

Photo Shia LaBeouf, Vanessa KirbyPieces of Woman, le premier chef d'oeuvre de l'année 2021 ?

 

GEOFFREY CRÉTÉ

Little Fish

Une histoire de pandémie, au cinéma en 2021, c'est probablement l'idée la moins stimulante qui soit. Mais celle de Little Fish n'a rien à voir avec un film catastrophe ou pamphlet politique. C'est une histoire d'amour, en écho à Perfect Sense où Eva Green et Ewan McGregor tentaient de se trouver et s'aimer dans un monde qui perdait tous ses sens.

Ici, c'est un mal qui frappe la mémoire, et grignote peu à peu les souvenirs. Jude est contaminé, et pour lui et sa femme Emma, c'est une course contre l'oubli, pour tenir jusqu'au bout le fil de leur histoire d'amour.

Adapté de la nouvelle d'Aja Gabel, réalisé par Chad Hartigan, Little Fish met en scène Jack O'Connell ('71, Les Poings contre les murs) et Olivia Cooke, (Ready Player One, Katie Says Goodbye), deux acteurs parmi les plus talentueux découverts ces dernières années. Et la première bande-annonce donne la sensation d'un voyage magnifique, visuellement très beau, quelque part entre Upstream Color et Zoe.

 

 

The Power of the Dog

Plus d'une décennie depuis le dernier film de Jane Campion, Bright Star. Depuis, la réalisatrice de La Leçon de piano et In the Cut s'est essayée avec succès à la série, avec Top of the Lake, mais revient à ses premières amours avec l'adaptation du livre Le Pouvoir du chien, de Thomas Savage.

L'histoire se déroule dans un ranch du Montana, à la fin des années 60, et tourne autour de deux frères qui vivent loin d'un monde en pleine mutation. Phil est raffiné et cruel, quand George est doux et impassible. L'équilibre malsain de ce duo va être brisé lorsque le plus timide se marie avec une veuve du coin. Ce sera le début d'une guerre pour Phil, déterminé à détruire cette intruse, en utilisant notamment son fils.

Benedict Cumberbatch sera le cruel, Jesse Plemons le doux, et Kirsten Dunst, la cible. Avec aussi Thomasin McKenzie (révélation de Jojo Rabbit), Kodi Smit-McPhee et Frances Conroy, il y a là un possible grand retour en force de la cinéaste.

Attendu sur Netflix en 2021.

 

Photo Kirsten Dunst , Jesse PlemonsKirsten Dunst et Jesse Plemons dans l'Amérique de Fargo saison 2

 

Les Animaux Anonymes

Regarder la liste des sorties, c'est aussi guetter une potentielle bonne surprise sortie de nulle part. Les Animaux anonymes est de cette catégorie. Premier long-métrage du français Baptiste Rouveure, repéré avec plusieurs courts-métrages, il racontera comment le rapport de force entre l'homme et l'animal a changé, dans une campagne reculée qui deviendra le cadre d'un cauchemar mystérieux.

Passé en festival, Les Animaux anonymes intrigue avec sa bande-annonce. Des humains prisonniers, paniqués, abîmés, face à des êtres étranges à têtes d'animaux, visiblement en pleine partie de chasse. Sachant que Baptiste Rouveure est parti d'une image marquante d'un cheval carnivore s'attaquant à un homme, il y a l'espoir de découvrir un réalisateur qui sort de l'ordinaire, et rejoint la meute de jeunes talents du cinéma de genre français.

 

 

MATHIEU JABORSKA

Benedetta

Ça fait si longtemps qu'on attend le prochain film de Paul Verhoeven qu'on se prépare déjà à le mettre dans la liste des attentes de 2022. Esperons néanmoins que les gros festivals de l'été (Cannes en tête) puissent se tenir l'année prochaine, histoire de motiver Pathé à enfin lâcher la bête, 5 ans après le glaçant Elle.

Si Verhoeven est capable de rendre crédible Isabelle Huppert en conceptrice de jeux vidéo, imaginez ce qu'il peut faire de l'histoire de Benedetta Carlini, nonne lesbienne, catholique et italienne (dans cet ordre). Campé par Virginie Efira (excellente dans Adieu les cons), le personnage porte en lui toutes les obsessions du cinéaste. Nul doute que celui-ci s'en servira pour composer une des sensuelles satires dont il a le secret, en tirant à vue sur le puritanisme contemporain, de plus en plus enfoui mais toujours présent.

Ajoutez à ça un casting secondaire alléchant composé notamment de Charlotte RamplingLambert Wilson ou même Daphne Patakia, et des décors signés Katia Wyszkop (remarquée par exemple pour son travail sur Sous le soleil de Satan ou le Saint Laurent de Bonello), et vous obtenez un cocktail résolument explosif, où plutôt une bombe à retardement qu'on espère voir éclabousser la croisette en 2021.

 

photo, Virginie EfiraVive le saphisme !

 

Last Night in Soho

Edgar Wright nous manque. On devait contempler sa nouvelle folie à la fin de cette année. Il faudra finalement attendre le 28 avril prochain pour la découvrir. Une torture d'autant plus cruelle que cet essai semble aux antipodes de ses précédents films. Baby Driver avait déjà opéré un virage (vous l'avez ?) certain en s'éloignant un peu de la comédie, genre à qui le cinéaste doit sa carrière, pour lorgner sur le polar mâtiné d'action.

Last Night in Soho risque de faire un drift à 360°, puisqu'il devrait s'agir d'une vraie production horrifique doublée d'une réflexion sur la nostalgie. Autant dire qu'on a hâte de voir comment le style visuel inimitable du metteur en scène, tout en inserts et en rythme, va s'adapter à ce récit aussi ambitieux que mystérieux. Anya Taylor-Joy, actrice favorite des fans de cinéma de genre depuis The Witch et de tout le monde depuis Le Jeu de la dame, y tiendra le rôle principal, avant d'aller mener le premier Mad Max sans Mad Max sous l'égide de George Miller.

Ce film devrait donc être une nouvelle étape pour la carrière des deux artistes, ainsi qu'un gigantesque bonbon pour cinéphiles en quête de fraicheur, si tout se passe bien. Mais on a confiance.

 

photoToujours la même image en attendant une bande-annonce

 

Prisoners of the Ghostland

Que se passe-t-il quand les deux électrons libres les plus mabouls du cinoche contemporain s'allient ? La réponse sera probablement Prisoners of the Ghostland, réalisé par Sono Sion et mené par Nicolas Cage.

Le premier est un auteur japonais complètement punk, passant avec une souplesse impressionante du trip auteuriste obscur à la série B déglingo, tout en prenant soin de composer quelques chef-d'oeuvres comme Love Exposure ou Cold Fish, deux des plus grandes études sociales et émotionelles de ces dernières années. Le bougre n'a rien perdu de son sens de la mise en scène et de son goût pour les concepts délirants, poussés dans leurs derniers retranchements, comme le prouve la déclaration d'amour cinéphile et déviante Why don't you play in hell ,sorti en 2015, ou même la spirale de noirceur The Forest of Love, datant de 2019.

Le deuxième n'est plus à présenter. Cage est toujours une sorte d'anomalie américaine, un véritable artiste qui prend un malin plaisir à envoyer régulièrement chier la doctrine hollywoodienne de l'actor studio. Un statut qui l'a fait cachetoner plus d'une fois, mais qui lui a récemment permis d'être en tête de gondole de projets à l'audace démeusurée, comme The Color Out of SpaceMandy et bientôt History Of Swear Words ou surtout The Unbearable Weight of Massive Talent, où il se jouera lui-même.

Un duo si explosif qu'il fait salement mouiller la planète cinéma de genre depuis quelques mois. D'autant plus que l'agile Sofia BoutellaImogen Poots et Ed Skrein complètent le casting, et que le pitch évoque pèle-mèle des criminels endurcis, un kidnapping mystérieux et une malédiction vénère. Prions qu'un distributeur français soit aussi enthousiaste que nous.

 

photoLes fantômes de la folie

 

ALEXANDRE JANOWIAK

Soggy Bottom

Près de trois ans après la sortie de Phantom Thread (que l'auteur de ces lignes voit comme un chef d'oeuvre), impossible de ne pas se délecter d'avance du retour salvateur de Paul Thomas Anderson, lui qui a signé tant de grands films en moins de vingt ans de carrière. Et avec le pitch de départ de Soggy Bottom (qui reste au moment où on écrit, un titre de travail), il semblerait que le cinéaste se soit décidé à faire son film sur le cinéma, un peu à l'imagesde ses contemporains Quentin Tarantino (Once Upon a Time... in Hollywood) ou David Fincher (Mank).

Ainsi, en racontant l'histoire d'un jeune lycéen également acteur, PTA pourrait dresser le portrait de l'industrie hollywoodienne des années 70. Une période plus qu'alléchante tant il avait su la magnifier et surtout la rendre si délirante dans Inherent Vice. Six ans après, il sera intéressant de voir de quelle manière il filmera les seventies, avec une toute autre histoire.

Et puis, Soggy Bottom sera évidemment le moyen pour le réalisateur de revenir à ses premières amours. En effet, le long-métrage se déroulera à San Fernando Valley, lieu où avait lieu l'action de ses Boogie NightsMagnolia et Punch-Drunk LoveDe quoi voir en son neuvième long-métrage, un retour plus personnel, reprenant possiblement une structure assez proche de son Magnolia. Avec Bradley CooperBenny Safdie et Cooper Hoffman (fils de feu Philip Seymour Hoffman), on a hâte de voir ça.

 

Photo Joaquin PhoenixAprès Inherent Vice, les années 70 sous un autre jour

 

Don't Look Up

Parce qu'il sera difficile de passer à côté du nouveau long-métrage d'Adam McKay. Après ses deux incursions, plutôt réussies, dans les rouages de l'Amérique (économique avec The Big Short, politique avec Vice), le cinéaste semble en passe de se lancer dans la satire environnementale, et dans une critique particulièrement cynique, voire absurde, du monde.

En suivant le parcours de deux astronomes tentant d'alerter le monde entier de l'approche dangereuse d'une météorite, qui pourrait tout simplement éteindre toute forme d'existence dans moins de six mois, Adam McKay a de quoi offrir une histoire particulièrement burlesque. D'autant plus que, depuis, le coronavirus a fait son bonhomme de chemin. Et entre la défiance envers les faits scientifiques ou le déni d'une certaine population, il y a matière à charger un peu plus la mule.

Une chose est sûre, Don't Look Up est également la preuve que Netflix est devenu un incontournable d'Hollywood (s'il fallait encore le dire). Avec un parterre de stars rocambolesque (Leonardo DiCaprioJennifer LawrenceMeryl StreepCate BlanchettChris EvansMatthew PerryJonah HillTimothée ChalametAriana Grande...), la plateforme confirme son statut à part entière dans le paysage cinématographique et surtout sa force de frappe. Voilà qui pourrait encore plus bouleverser le monde du cinéma.

 

photo, Christian BaleAprès Christian Bale dans Vice, d'autres transformations physiques à prévoir ?

 

Don't Worry, Darling

L'année 2021 sera riche entre Dune, Nightmare Alley, Annette, The Northman, Malcolm & MariePromising Young WomanLa Femme à la Fenêtre (enfin ?), NomadlandRebel Ridge,  voire peut-être, avec un peu de chance, les très espérés Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese et Armageddon Time de James Gray.

Mais il y a aura aussi le nouveau long-métrage de la talentueuse Olivia Wilde : Don't Worry, Darling. Après avoir brillamment surpris son monde avec sa comédie hilarante Booksmart sur Netflix, la réalisatrice explorera le genre du thriller psychologique. L'histoire d'une femme au foyer malheureuse qui va faire une troublante découverte, pendant que son mari lui cache un sombre secret. Plaçant son récit dans les années 50 et au coeur d'une petite communauté isolée au fin fond du désert californien, Olivia Wilde risque de surprendre à nouveau.

Son joli casting est également très prometteur, avec l'excellente Florence Pugh et l'étonnant Harry Styles dans les rôles principaux, mais aussi KiKi Layne (Si Beale Street pouvait parler), Gemma Chan et Olivia Wilde elle-même . Après les rires et les larmes de Booksmart, vivement le stress et les craintes de Don't Worry, Darling.

 

photo, Billie Lourd, Kaitlyn DeverLa balade nocturne pourrait se transformer en cauchemar diurne

 

SIMON RIAUX

NIGHTMARE ALLEY

Déjà adapté par Edmund Goulding en 1947, le roman noir Nightmare Alley suit l’ascension puis la chute de Stanton Carlisle, bonimenteur trahi par sa complice. Particulièrement noire et désespérée, cette plongée dans les bas-fonds des freaks shows a tout pour séduire un cinéaste comme Guillermo del Toro. Metteur en scène cinéphile et cinéphage, toujours en quête de mythologies et de symboliques à revisiter, il tient là une recette qu’il pourrait bien magnifier. 

D’autant plus que ce projet n’arrive pas à n’importe quel moment dans sa carrière. Après la consécration de La Forme de l'eau aux Oscars, jamais l’artiste mexicain n’a semblé être un formaliste aussi accompli, ni un conteur plus universel. Soit la position idéale pour s’atteler à un récit aux thématiques proches des siennes, mais qui ne repose a priori pas du tout sur les codes du fantastique. Un défi qu’on le voit très bien relever. 

Et avec Cate Blanchett, Bradley Cooper, Rooney Mara, Toni Collette, Ron Perlman, Willem Dafoe et Holt McCallany pour lui tenir compagnie, il nous semble que ce film, attendu au cinéma courant 2021, devrait ravir nos rétines. 

 

Photo Doug JonesGaranti sans écailles

 

BLONDE 

Légende de cinéma et figure tragique par excellenceMarilyn Monroe et son aura continuent de planer sur Hollywood à la manière d’un terrible fantôme. Et qui mieux que le réalisateur Andrew Dominik, pour aborder tant le mythe que la description d’une Amérique dont les tapis rouges sont imbibés du sang des stars ? Metteur en scène néo-zélandais révélé par le radical Chopper, il s’est penché avec L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford puis Cogan sur une sorte de contre-histoire de l’Amérique, aussi vénéneuse que splendide picturalement. 

Son projet d’explorer la vie intime et spirituelle de Monroe est d’ores et déjà un des projets les plus excitants de 2021, d’autant plus qu’il s’appuiera sur un texte exceptionnel, à savoir le roman éponyme de Joyce Carol Oates, finaliste du prix Pulitzer l’année de sa sortie. On retrouvera à l’affiche les brillants Bobby Cannavale et Adrien Brody, mais c’est surtout Ana de Armas qu’on attend au tournant, chacun de ses rôles étant plus que le précédent l’occasion de découvrir l’étendue de son talent. A noter que le projet a longtemps traîné, et que Jessica Chastain notamment devait porter ce rôle.

Comme de par hasard, c’est Netflix qui accueillera le film, qui semble confirmer l’intérêt de la plateforme pour les projets dialoguant avec l’histoire du cinéma (comme le tout récent Mank) et qu’on imagine déjà positionné pour les prochains Oscars. 

 

photo, Ana de ArmasLa future Marilyn

 

INEXORABLE 

Il est un des réalisateurs les plus singuliers et remuants du cinéma européen, chacune de ses propositions parvenant à sonder l’âme et les tripes du public. Fabrice Du Welz sera de retour en 2021 avec Inexorable, pour lequel il retrouve Benoît Poelvoorde. Ce dernier jouera un écrivain, qui, au sortir d’une terrible dépression, s’installe avec sa compagne éditrice et sa fille. 

Un nouvel équilibre qui va voler en éclat quand l’auteur fait la rencontre de Gloria, une jeune femme de ménage. Comme souvent chez le cinéaste, l’amour et l’obsession (et un grain de folie) se mêlent pour nous offrir une proposition qu’on espère aussi radicale et poétique que CalvaireAlléluia ou Adoration. Autant de créations organiques, qui nous immerge dans ce que l'humain a de plus beau quand il atteint les limites de la passion, de la raison.

Une occasion de donner un nouveau rôle fort à Poelvoorde, éclatant dans son précédent long-métrage. Le comédien sera accompagné de Mélanie Doutey et Alba Gaia Bellugi, vue récemment dans la série Netflix Into the Night. Autre raison de saliver des yeux (une activité douloureuse, mais la cinéphilie, ça se mérite) : le film sera co-produit par le distributeur français The Jokers, dont le soutien aux longs-métrages les plus intéressants et défricheurs de nouvelles formes est précieux.

 

photo, Benoît Poelvoorde, Alba Gaia BellugiC'est arrivé près de chez lui

 

MAYA BOUKELLA

Titane

Grave était l'occasion heureuse de découvrir une cinéaste française à l'univers incroyablement riche, novateur et attirant. Dès son premier film, Julia Ducournau a prouvé sa connaissance et sa maîtrise fascinante de l'écriture et de la mise en scène. Son imaginaire bouillonne d'idées, nourries par sa cinéphilie extrêmement dense. Qu'elle parle de cinéma ou qu'elle en fasse, Ducournau est toujours passionnante

Après plusieurs années de patience, son second film arrive enfin. On en sait peu de choses, mais au regard du synopsis, on peut deviner qu'il ne perdra rien de la radicalité et du style qui définissaient Grave :

Dans un aéroport, les inspecteurs de la douane recueillent un jeune homme au visage tuméfié́. Il dit se nommer Adrien Legrand, un enfant disparu il y a 10 ans. Pour Vincent, son père, c’est un long cauchemar qui prend fin alors qu’il le ramène chez lui. Au même moment, une série de meurtres macabres met la région sous tension. Alexia, hôtesse dans un salon auto, a tout d’une victime désignée.

 

Photo Garance MarillierQuand la quantité de sang est proportionnelle à la qualité du film

 

La Nuée

On continue dans le registre du cinéma de genre français (et on en est plus que ravi) avec La Nuée. Il s'agit du premier film du très intrigant Just Philippot, qui s'était déjà illustré dans le domaine du fantastique avec ses courts-métrages.

L'idée d'investir dans un film d'horreur le motif des insectes envahisseurs, grouillants et suceurs de sang, est excellente. D'autant plus qu'elle semble ici être croisée avec une exploration de l'environnement agricole, dont des films comme Petit Paysan ou Seules les bêtes ont su montrer qu'il constituait un sujet et un objet de cinéma fructueux en histoires inquiétantes.

Le film suit Virginie, une agricultrice qui se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles pour sauver sa ferme de la faillite. Mais peu à peu, elle semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles... La Nuée est censé sortir en salles le 13 janvier 2021.

 

photoComme dans le beau Burning de Lee Chang-Dong, il y aura des serres et de la folie

 

Old

Old est le prochain film de M. Night Shyamalan. Rien que pour cela, on a trop hâte.

Après Glass, film aussi déconcertant que sublime qui questionnait violemment la possibilité de croire en l'existence des super-héros, Shyamalan est de retour. Avec Old, il vient ajouter une pierre à l'édifice de sa filmographie, que l'on pourrait nommer le "Shyamalan Cinematic Universe" tant son inventitivité et sa cohérence ne cessent d'épater.

A l'instar des super-héros de Glass, des petits-enfants chez leur grand-mère barge dans The Visit, et des habitants du Village, les personnages seront de nouveau retenus prisonniers. Cette fois, ce sera sur une mystérieuse plage isolée, qui renferme un terrible secret. Le film est adapté d'un roman graphique français intitulé Château de sable. Sa sortie est prévue le 21 juillet 2021.

 

Photo Gael García BernalAutre bonne nouvelle : Gael Garcia Bernal sera au casting

 

GAEL DELACHAPELLE 

Dune

C'était sans aucun doute la plus grosse attente de 2020, et il fut l'une des victimes de la Covid-19 qui aura fauché la plupart des blockbusters. Après s'être attaqué au monument de la science-fiction qu'est le Blade Runner de Ridley Scott, avec sa suite Blade Runner 2049Denis Villeneuve s'attèle cette fois à un monument du genre littéraire, à savoir Dune de Frank Herbert. Après la tentative mal-aimée de David Lynch, autant dire que le cinéaste derrière Prisoners et Premier contact est attendu de pied ferme, autant par les fans du livre que par les cinéphiles. 

Au vu de sa première bande-annonce, le long-métrage de Denis Villeneuve s'annonce comme une adaptation épique et pharaonique, où les moyens se sentent à l'image à travers des visuels d'une beauté sidérante, à l'image de la claque visuelle qu'était Blade Runner 2049. Des premières images qui mettent plutôt en confiance, laissant espérer que ce nouveau film sera bien l'adaptation ultime de l'oeuvre de Frank Herbert, promise par son réalisateur.

Au casting, on retrouvera Timothée ChalametRebecca FergusonOscar IsaacJosh Brolin, Jason Momoa ou encore Dave Bautista, bref, du beau monde quand même. Il va falloir s'armer encore de patience pour découvrir l'épopée SF de Denis Villeneuve, dont la sortie est désormais prévue pour le 29 septembre 2021 en France. Avec un choix controversé du studio Warner, qui pourrait menacer la franchise espérée.

 

photoDes visuels qui en jettent...

 

Mourir peut attendre

Autre attente et victime de 2020 : le dernier James Bond avec Daniel Craig dans le rôle du célèbre espion créé par Ian Fleming. Le nom du réalisateur laisse plutôt en confiance puisque c'est Cary Fukunaga, que l'on a pu voir à l'oeuvre sur la saison 1 de la série True Detective, mais aussi sur l'excellente mini-série Maniac pour Netflix. Et les premières images sont venues confirmer qu'on pouvait s'attendre à du lourd.

Rami Malek en plus grand méchant de toute la saga scène d'introduction en mode film d'horreur pour briser la tradition, Lashana Lynch portant le matricule 007... les rumeurs et annonces ont nourri l'attente et les débats au sujet de ce nouveau Bond, qui a la lourde tâche de servir d'épilogue à l'ère-Craig.

On se surprend alors à rêver que ce dernier volet avec l'acteur fasse aussi fort que le Skyfall de Sam Mendes, considéré par beaucoup depuis comme l'un, voire le meilleur James Bond. Autant dire que la barre a été placée très haute dans nos espérances, et on a donc très hâte de découvrir comment Mourir peut attendre va venir conclure les quatre précédents opus de la saga. Réponse le 31 mars 2021 dans nos salles, si la Covid-19 le veut.

 

photo, Daniel CraigDaniel Craig qui arrive pour chasser la Covid-19 en 2021...

  

The Northman 

Avec ses deux excellents films The Witch et The Lighthouse, Robert Eggers s'est imposé comme l'un des cinéastes les plus intéressants du cinéma de genre contemporain, aux côtés de Jordan Peele (Get Out, Us) et Ari Aster (Hérédité, Midsommar). Avec The Northman, le cinéaste s'attaque à un nouveau folklore, celui des vikings, dans ce qui s'annonce comme une histoire de vengeance se déroulant dans l'Islande du Xe siècle. Rien que l'idée suffit à nous donner très envie.

Au casting, The Northman annonce du très lourd : Nicole KidmanAlexander SkarsgårdEthan HawkeClaes Bang, ou encore Björk, tandis que Willem Dafoe et Anya Taylor-Joy feront leur retour dans la filmographie d'Eggers. Bref, de quoi délivrer encore un très beau cauchemar halluciné, dans la lignée des deux précédents films du réalisateur. The Northman n'a pas encore de date de sortie de prévue pour le moment, mais on espère fortement qu'il arrivera dans nos salles courant 2021.

 

photo, Willem Dafoe, Robert PattinsonRobert Pattinson et Willem Dafoe, en attente de Robert Eggers...

 

DÉBORAH LECHNER

RAYA ET LE DERNIER DRAGON

Après qu’En avant soit sorti dans l’indifférence quasi générale, Disney va de nouveau essayer de porter sur grand écran (et Disney+ en parallèle) un univers de fantasy en se détachant provisoirement de Pixar. Le studio mise donc sur une nouvelle création originale avec une héroïne badass, près de cinq ans après Vaiana, la légende du bout du monde. Raya devrait être une combattante à la Rey ou Mulan (celle du film d’animation, entendons-nous bien), ce qui promet quelques scènes d'action et de bastons bien sympas comme on a déjà pu le voir dans le trailer. On est donc curieux de voir si la firme pourra se remettre à flot avec le pavillon de Pixar en berne un film sur trois.

On mentirait aussi en disant que la mention d’un dragon dans le titre n’a pas titillé nos bas penchants. On est peut-être faible et peut-être qu’on le regrettera. Mais on peut quand même s’attendre, au vu de la bande-annonce plutôt enthousiasmante, à un spectacle prenant. On retrouvera en plus quelques talents à la réalisation principale, avec Don Hall (qui a co-réalisé Vaiana, la légende du bout du monde, mais surtout réalisé Les Nouveaux Héros) et Carlos López Estrada, à qui on doit Blindspotting. Le film devrait sortir en mars 2021.

 

photoBon, toujours avec une mascotte pour les produits dérivés, évidemment

 

ARMY OF THE DEAD 

Avant de devenir l’architecte du DCEU pour la Warner, Zack Snyder a commencé sa carrière avec L'Armée des morts, un remake survitaminé du Zombie de George A. Romero - et un des meilleurs films de zombies des années 2000. Mais depuis, le cinéaste divise, le plus souvent pour son style visuel et son approche des adaptations de comics.

Alors qu'il ne reste plus que quelques mois avant que le Zack Snyder's Justice League ne soit qu'une histoire ancienne (enfin, sûrement pas pour Écran Large), il sera intéressant de voir le cinéaste revenir aux origines de son cinéma, avec on l'espère, une production plus libre sous le giron de Netflix. Le film promet une trame a priori sans fioriture, avec le simple casse d'un casino à Las Vegas en pleine apocalypse zombies ; et s'il est réussi, ça pourrait être un gros délire R-rated et même pas coupable avec Dave Bautista

Maintenant que le réalisateur s’est forgé un style identifiable, il devrait revenir à un cinéma plus violent et graphique. Mais ce sera également l'occasion pour Snyder de se décoller un peu de son studio de post-production avec cette fois des effets pratiques pour les morts-vivants, ce qu'on trouve d'autant plus louable après Peninsula.

 

photo, Army of the DeadBon, évidemment c'est Netflix alors ils vont user la corde jusqu'au bout avec un univers étendu

 

The French Dispatch

Le simple nom du réalisateur devrait être un argument suffisant pour attendre impatiemment The French Dispatch. The Grand Budapest Hotel remonte quand même à 2014 (il était d’ailleurs dans nos tops de la décennie) et il nous tarde de retrouver le talent et l’imagination du cinéaste après L'île aux chiens.

Il y a aussi l’impressionnant casting qu’il a une fois de plus réuni, avec, prenez une grande respiration : Bill Murray, Adrien Brody, Owen Wilson, Willem Dafoe et Tilda Swinton du côté des habitués ; Frances McDormand, Benicio Del Toro, Jeffrey Wright ou encore Christoph Waltz ; et enfin Mathieu AmalricLéa Seydoux, Timothée Chalamet, Cécile de FranceGuillaume Gallienne et Lyna Khoudri pour la distribution francophone.

Wes Anderson sait s’entourer, mais c’est loin d’être son seul atout. Pour cette histoire décrite comme un ensemble de vies de français au XXe siècle vues par l’intermédiaire d’un journaliste américain, le cinéaste semble déterminé à aller au bout de son art avec une mise en scène toujours plus maîtrisée, une narration toujours plus folle et rythmée, une esthétique toujours plus riche, chirurgicale et expérimentale, qui permet à chaque plan d’être une véritable composition picturale. Ce dixième long-métrage sera donc certainement le plus ambitieux de ce conteur et créateur hors-pair, et on l’espère le plus abouti. Le film arrivera dans nos salles courant 2021 et la bande-annonce est de ce côté.

 

Photo Elisabeth Moss, Owen Wilson, Tilda Swinton, Fisher Stevens, Griffin DunneMaintenant, il faut juste prendre son mal en patience

 

MATHIAS PENGUILLY

OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

Douze ans après les dernières aventures d'Hubert Bonisseur de la Bath, Jean Dujardin renfile le costume ajusté de l'espion le plus drôle du cinéma français. Oubliez Sean Connery, Ralph Fiennes et Daniel Craig, la star des services secrets au ciné cette année, ce sera sans aucun doute l'irrévérencieux OSS 117. Riche en punchlines et phrases cultes, cette franchise dingo a de nombreux adeptes, qui, un peu à la manière des fans de Kaamelott, répète ses vannes à longueur de soirée. Ça tombe bien : un nouveau OSS 117 arrive à la fin du prochain confinement (sauf si...).

On avait laissé l'espion gaffeur à Rio, sous la direction de Michel Hazanavicius, et il revient cette année pour faire péter les clichés sur la Françafrique, dans un long-métrage réalisé par Nicolas Bedos. Après son émouvant dernier film (La Belle Epoque avec Daniel Auteuil et Guillaume Canet), il s'agira pour lui de relever un défi de taille : les attentes des fans sont assez hautes. On n'a pas attendu plus de dix ans pour une resucée ennuyeuse !

Rendez-vous le 14 avril 2021... si tout va bien.

 

photo, Jean DujardinJuste une petite carte postale

 

Comment je suis devenu super-héros

Dans une sombre année de disette super-héroïque, l'idée d'un film de super-héros français avec un budget hors marketing de 15 millions d'euros, et Pio Marmaï dans le rôle principal, peut vous provoquer deux réactions : certains se pincent déjà le nez très fort, d'autres ressentent un étrange frisson d'excitation. Réaction naturelle de manque, ou anticipation de la vue de Pio Marmaï en cape et en collants ? Peu importe vraiment... Le sujet est suffisamment ambitieux pour avoir ses quelques adeptes.

Les premières affiches colorées reprennent les codes marketing des plus grands succès américains et son casting français a de quoi intriguer, avec Swann Arlaud, Leïla Bekhti et Benoît Poelvoorde. Adapté d'un roman du sociologue et scientifique français Gérald Bronner, le scénario ne semble pas très loin du moyen Project Power de Netflix. Pio Marmaï et Vimala Pons (La Loi de la jungle, Les Garçons sauvages) partent ainsi à l'attaque d'une mystérieuse substance qui transforme M. Tout-le-Monde en surhomme, avec l'aide de deux justiciers à la retraite.

Le projet est suffisamment ambtieux pour attirer un public nombreux. Qui sait, peut-être que d'ici quelques années, Douglas Attal aura lui aussi réussi a créé son univers étendu ? Le film sortira à la mi-avril 2021, juste avant le mastodonte Black Widow.

 

photo, Leïla BekhtiNon Marvel n'a pas (encore) recruté Leila Bekthi

 

Cherry

Autre projet très étrange pour les fans de super-héros : le nouveau film des frères Russo avec leur petit chouchou, Spider-Man himself, le jeune Tom Holland. Après avoir explosé tous les compteurs avec Avengers : Infinity War, puis Avengers : Endgame, les deux cinéastes s'attaquent à un autre registre, beaucoup plus intimiste. Ils racontent l'histoire de Nico, un vétéran de la Guerre d'Irak qui, à son retour aux États-Unis, se met à braquer des banques pour financer son addiction aux opiacés. Le scénario rappelle l'ambiance étouffante des livres de l'américain David Joy et c'est particulièrement excitant.

La crise sanitaire des opioïdes est devenu un thème particulièrement inspirant pour les artistes américains ces dernières années. Récemment encore, Ron Howard adaptait Une ode américaine pour Netflix. L'Amérique semble être accro à ses démons autant qu'à ses cachetons. L'omniprésence des armes et de la violence, la marginalisation des jeunes ruraux, les inégalités inhérentes au système éducatif... À leur tour, les frères Russo se jettent dans la gueule béante des maux de l'Amérique profonde, voulant certainement prouver qu'ils peuvent faire autre chose que des films de super-héros.

Le film devrait être disponible sur la plateforme Apple TV+ à partir du 12 mars 2021.

 

photo, Tom HollandAllo Iron Man ? J'ai besoin d'aide !

 

ARNOLD PETIT

THE GREEN KNIGHT

Après le merveilleux A Ghost Story (qui n'a laissé personne indifférent) et le plaisant The Old Man & the Gun, David Lowery s'est attelé à un projet toujours plus ambitieux : une adaptation du roman Sire Gauvain et le Chevalier vert, supposément écrit par Pearl Poet à la fin du XIVe siècle, avec Dev Patel dans le rôle du neveu du roi Arthur qui part en quête d'un mystérieux et gigantesque chevalier à peau d'émeraude. Sur sa route, le chevalier de la Table Ronde croisera des fantômes, des voleurs et tout un tas d'autres créatures mystiques, jusqu'à se retrouver dans le château du seigneur Bertilak et de son épouse, qui tente de le séduire.

La bande-annonce sortie en début d'année avait dévoilé quelques plans visuellement impressionnants, avec une esthétique de fantasy aussi sombre que fascinante. Des images qui laissent penser que David Lowery va délivrer une vision unique de ce récit médiéval, où la religion et l'honneur se mêlent à la séduction, la tentation et le fantastique.

Alicia Vikander, Ralph Ineson, Barry Keoghan et Joel Edgerton seront également au casting de ce qui apparaît déjà comme une des pépites de l'année. Maintenant qu’une date de sortie a été annoncée pour le 30 juin 2021, il ne reste plus qu’à être patient.

 

photoJe s'appelle Groot

 

THE NORTHMAN

Avec ses deux long-métrages aussi noirs que sublimes, Robert Eggers s’est imposé comme un des cinéastes les plus prometteurs du genre horrifique. Après avoir fait son entrée dans le cinéma d’horreur avec le fabuleux The Witch et confirmé son statut d’auteur dans le ténébreux The Lighthouse, le réalisateur revient cette fois avec un projet ambitieux : une grosse production historique, The Northman. Ce troisième film se déroulera au Xème siècle et racontera l’histoire d’un prince islandais qui veut venger le meurtre de son père.

Nommé au Oscars pour son magnifique travail sur The Lighthouse, Jarin Blaschke retrouve son poste de directeur de la photographie. Au casting, Anya Taylor-Joy fera aussi ses retrouvailles avec le réalisateur qu'il l'a révélée dans The Witch ; elle sera accompagnée de Nicole Kidman, Willem Dafoe, Alexander Skarsgård ou encore Ethan Hawke. Une belle brochette de stars pour un film qui s’annonce comme une claque visuelle à base de drakkars, d’armures et de tripes.

 

Photo Anya Taylor-JoyAnya Taylor-Joy dans The Witch

 

BABYLON

Damien Chazelle a ébloui avec Whiplash, a obtenu la consécration avec son Oscar du meilleur réalisateur pour La La Land, et encore un peu plus prouvé son talent avec First Man. The Eddy, la série Netflix qu’il a produite et dont il a réalisé les deux premiers épisodes, a peut-être déçu, mais n’a pas entaché sa réputation ou l’engouement qui entoure son prochain long-métrage, Babylon. Un film qui prendra place dans le Hollywood des années 20, alors que l’industrie s’apprête à être bouleversée avec l’arrivée du cinéma parlant.

Annoncée aux côtés de Brad Pitt, Emma Stone a dû quitter le projet pour des raisons d’agenda selon Deadline et le réalisateur aurait donc choisi de se rabattre sur Margot Robbie. Pas plus d’informations concernant le reste du casting, hormis Li Jun Li qui incarnera Anna May Wong, la première grande star américaine d’origine chinoise (évoquée dans Hollywood, la série Netflix). Selon The Hollywood Reporter, le film devrait sortir dans quelques salles le 25 décembre 2021, puis de manière globale à partir du 7 janvier 2022. On ne peut qu’attendre d’en savoir plus et espérer que ce ne soit pas un deuxième Mank.

 

Photo La La LandCity of stars

 

Antoine Desrues

Last Night in Soho

Non content d'être l'un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération, Edgar Wright est un auteur en quête permanente de renouvellement. Avec Baby Driver, il a prouvé que son style virtuose était capable de sortir quelque peu du domaine de la comédie, et il va nous le prouver une nouvelle fois avec Last Night in Soho.

Autour d'une histoire de voyage dans le temps, le cinéaste promet d'explorer le domaine de l'horreur psychologique ; une nouveauté qui rend curieux, d'autant plus que ce récit sera l'occasion d'explorer la question de la nostalgie, plus que jamais centrale dans la culture actuelle, et déjà brillamment traitée par Wright dans la trilogie Cornetto. Le film de la maturité ?

 

Photo Anya Taylor-Joy, Matt SmithAnya Taylor-Joy et Matt Smith, pour un rendez-vous à ne pas manquer...

 

Fast & Furious 9

Fast & Furious 9 aurait dû être l'un des gros blockbusters bien bas-du-front de 2020, mais la Covid en a voulu autrement. Pourtant, ce nouvel opus a tout pour plaire, à commencer par le retour derrière la caméra de Justin Lin. Après des épisodes 7 et 8 (et le spin-off Hobbs & Shaw) plombés par un second degré feignant, la saga portée par l'inénarrable Vin Diesel devrait retrouver le sérieux de télénovelas qui fait tout son charme.

Cette fois, la bande de Dom Toretto va devoir faire face au frère maléfique de ce dernier, carrément incarné par John Cena. Rien qu'avec ce pitch, vous devriez sauter au plafond, tant la franchise promet un niveau de portnawak à la morale communautariste encore jamais atteint. Depuis sa bande-annonce bourrine et épique, on sait que le film devrait être particulièrement généreux en poursuites improbables et autres viols des lois de la physique. Alors que Dom envoie sa voiture dans les airs en ayant accroché sa roue à une simple corde, le spectateur et le personnage ne respirent plus, écoutant le bruit du vent qui passe sur la carlingue. C'est pour ces moments de poésie qu'on aime Fast & Furious...

 

 

Top Gun : Maverick

Parmi la multitude de blockbusters de 2020 décalés, Top Gun : Maverick fait figure de curiosité. Non seulement on peut s'interroger sur le besoin d'une suite au film de Tony Scott, mais aussi sur le fait que la réalisation soit confié à Joseph Kosinski. Là où le long-métrage originel assume un certain soft-power américain (logique dans les années 80), le cinéaste derrière Tron : L'Héritage  et Oblivion se retrouve avec un objet visiblement plus complexe à positionner sur le plan politique. C'est d'ailleurs pour cette raison que le réalisateur peut se révéler être un choix intéressant, au vu de sa mise en scène épurée, symétrique et aux teintes froides, en contraste totale avec la chaleur des plans de Scott.

Et puis, Tom Cruise a décidé de faire de ce nouveau Top Gun un énième délire démiurgique, à grands coups de "scènes-d'aviation-qu'on-a-tourné-pour-de-vrai-si-si-t'as-vu" qui promettent des images assez inédites. Reste à savoir quand on pourra les voir sur grand écran...

 

photo,  Tom CruiseDans les airs, tout le monde entendra crier Tom Cruise !

 

PRESCILIA CORRENTi

NINE DAYS

Il existe des tonnes de films sur la naissance, la vie sur Terre et même la mort. Mais qu'en est-il avant la naissance ?  Le scénariste et réalisateur Edson Oda fait ses débuts dans le monde du cinéma avec une approche intrigante de ce qui arrive à notre âme avant notre naissance. Le film présente au public cinq âmes (Emma, Kane, Alexander, Mike et Maria) qui passent par une série d'entretiens avec Will pendant neuf jours, afin de déterminer laquelle peut recevoir la vie sur Terre. Un film qui témoigne d'une passion pour l'énigmatique et les choses que la vie a à offrir. Et possiblement une parenthèse de magie et de beauté dans ce monde de brutes.

Nine Days c’est donc un drame fantastique mettant en scène Winston Duke (Black Panther, Us) dans le rôle de Will, et Zazie Beetz (Joker, Deadpool 2), Benedict Wong (Doctor Strange,  Avengers : Infinity War), Bill Skarsgård ( Ça, Castle Rock), Tony Hale (Veep, Toy Story 4), Arianna Ortiz (This Is Us), et David Rysdahl (That's Not Us, Stay Awake). Un casting (hyper) gratiné qui nous donne encore plus envie de découvrir ce qui pourrait être un bel OVNI duecinéma. 

 

photoTu vois Soul de Pixar ? On a mieux

 

ETERNALS

Il aurait dû sortir en 2020, mais 2020 en a décidé autrement. C’est très étrange une année sans film de super-héros, non ? On aurait dû avoir Black Widow chez Marvel, et Wonder Woman 1984 chez DC. Au lieu de ça, on a eu le droit à moins de matraquage de news sur les super-héros (qui a rigolé ?), des conventions annulées ou des projets reportés. Dont celui qui nous intéresse ici : Eternals. 

Parce qu'avec cette pandémie on a eu tendance à oublier le plan d’action faramineux qu’avait prévu Kevin Feige pour le futur du MCU, post-Endgame. Film clé dans la Phase 4, Eternals est le prochain film Marvel qu’on attend avec le plus d’impatience (et Doctor Strange, bien sûr toi on t’aime d’un amour profond). 

Particulièrement ambitieux sur le papier, Eternals est peut-être un coup de poker cosmique, qui ouvrira bien des portes chez Marvel. L’équipe impopulaire de super-héros n’a jamais réussi à percer dans le coeur des fans de comics et pourtant, ils réussissent à avoir droit à un film. C’est risqué, mais ça peut payer. D’autant plus que le film s'octroie tout de même le luxe d’un très beau casting puisqu’on retrouve Angelina Jolie, Richard Madden, Kit Harington ou encore Lauren Ridloff. Tout ce beau petit gratin sera dirigé par Chloé Zhao (The Rider). Eternals ouvrira-t-il la porte à un ennemi encore plus grand, encore plus fort, encore plus titanesque que Thanos ? Seul l’avenir nous le dira. Prochainement.

 

photoLe MCU qui se prépare à revenir en 2021

 

BIOS

Imaginez un film à la croisée des chemins entre Le Dernier Homme sur Terre et Un homme et son chien. Ajoutez-y un thème post-apocalyptique avec un monde en train de se consumer, un survivant et son chien. Dans BIOS, Tom Hanks joue le rôle de Finch, "un ingénieur en robotique et l'un des rares survivants d'un événement solaire cataclysmique qui a laissé le monde en friche". Finch et son chien, Goodyear, ont survécu dans un bunker souterrain depuis ce cataclysme.

 

Photo Helena Zengel, Tom HanksL'homme aux mille visages

 

 

Tout savoir sur Dune

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Vous aimerez aussi

commentaires

Sleenh
29/12/2020 à 23:48

Les Animaux Anonymes, une très bonne surprise pour un premier film. Une thématique actuelle traitée avec originalité et style. Une immersion suffocante et un plan final magnifique. Un réalisateur à suivre...

kate28829
29/12/2020 à 23:35

C'est l'histoire d'une expérience incroyable que j'ai vécue lorsque mon mariage s'est effondré et j'ai finalement été aidé par le prêtre Manuka et je promets de partager cela avec tout le monde. puis j'ai rencontré le prêtre Manuka qui m'a aidé à retrouver mon mari dans les 7 jours suivant son sort d'amour de retrouvailles et à rendre notre mariage plus fort et a apporté la paix et l'amour dans notre mariage. Ma famille de mari qui voulait que nous nous séparions a également des excuses pour tous les mauvais efforts déployés pour séparer notre mariage. la paix a maintenant été rétablie en moi et dans la famille de mon mari. J'ai trouvé le bonheur avec moi-même avec l'aide du service manuka, pour plus d'informations et pour aider à le contacter via: //lovesolutiontemple1@gmail.com//

RamiValak
29/12/2020 à 14:34

Mais où est le prochain Malick "The Way of the Wind" ???

Bob nims
28/12/2020 à 22:36

Prisonner of the gosthland!!!!!!!!

Faurefrc
28/12/2020 à 17:16

Dune, Mourir peut attendre, Marvel... les films les plus attendus de 2025

Brasch-Eazy-E
28/12/2020 à 17:13

"C’est très étrange une année sans film de super-héros, non ?"

Pourtant, on a Macron, Castex et Véran qui luttent glorieusement chaque jour contre un ennemi invisible. Si ça c'est pas héroïque !

sylvinception
28/12/2020 à 16:50

"C’est très étrange une année sans film de super-héros, non ?"

Ouais.
Et beaucoup trop rare, malheureusement.

T.
28/12/2020 à 15:11

Pour ma part:
-The Northman => Robert Eggers + Vikings + paysages nordique + casting de qualité.
-Last Night in Soho => Edgar Wright + scénario prometteur + film horrifique + Anya T J.
-The Green Knight => Production A24 (qualité) + fantasy + paysages nordique + photographie au top(la BA est folle) + réal qui ne déçoit pas.
-Dune => Villeneuve + matériau de base riche et qualitatif + casting 5 étoiles + budget énorme + Zimmet à la compo.
-Army of the Dead => Snyder....voilà^^ Non allez ajoutons: Zombies en réel + gros budget + liberté créative pour Zackou + film de braquage avec zombies (what else).
-Mourir peut attendre => Fukunaga (tellement sous côté à Hollywood) + finalité de l'ère Craig + promet de s'élever aux hauteurs de Skyfall et Casino Royal si réussi.
-Matrix 4 (personne chez ecran large pour l'attendre celui là ?) => Retour du roi de la SF + Wachowski (aimé tout leurs films) + Nostalgie + scène d'action qui vont encore foutre une gifle au reste de l'industrie ????
-Saint Maud => Production A24 + bande annonce complètement dingue + Synopsis complètement dingue + ça a l'air génial (même si ça peut passer comme casser).
-Killer of the Flower Moon => Scorsese + Di caprio + De Niro + scénario prometteur.
-Spirale: Héritage de Saw => Retour d'un excellent thriller comme les deux premiers de la saga ou suite inintéressante comme les derniers ? La BA promet la première option et c'est attendu du coup.
-Jungle Cruise => Film aventure/action + Dwayne Johnson + Emily Blunt + bordel Disney tente un truc nouveau on peut être optimiste un peu.
-Uncharted => A voir mais ça promet au moins un film d'aventure/action friqué au ciné donc on prend.
-Top Gun Maverick => Scène d'action qui vont dépoter sur grand écran + Tom Cruise au top !
-Mort sur le Nil => Beaucoup aime l'adaptation du crime de l'orient express + Photo qui va dépoter avec Branagh et son directeur photo + super casting + un des meilleurs Agatha Christie !
-Conjuring 3 => Retour du chef de la franchise mais pas de Wan derrière la cam (attendu quand même).
-Resident Evil => Casting prometteur et respectueux du jeu + Scénario respectueux des jeux + pas de Paul W S Anderson de près ou de loin + Vive RE.
-Le prochain OSS117 => Les autres sont réussis alors on peut espérer un bon film.
-Sans un bruit 2 => Premier Excellent + Deuxième qui ne peut qu'essayer de mieux faire.
-The Last Duel => Retour de Scott sur un peplum + super casting + super pitch.

Et beaucoup d'autres que j'oublie ou qui sont pas assez médiatisés et qu'on aura le plaisir de découvrir. En tout cas avec le Covid et les reports 2021 pourrait être une des années les plus prolifiques de l'histoire du cinéma...a voir si ça s'améliore sur le plan sanitaire.

votre commentaire